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Les quatre food trucks de la zone d'activité d'Eckbolsheim cherchent la bonne recette pour séduire essentiellement une clientèle professionnelle. 

Le développement d’une agriculture productiviste dans les années 1960 et 1970 met en difficulté les plus petites structures. Dans ce contexte, Jacky Ostermann, leur père, récupère des terrains répartis un peu partout à l’ouest de Strasbourg qui forgeront ensuite l’exploitation actuelle. “Il voyait bien qu’avec les prix de vente qui baissaient et ceux des machines qui augmentaient, il n’avait pas d’autre choix que de se lancer dans cette expansion, pour le futur, pour nous”, explique Mathias Ostermann. Les deux frères exploitent aujourd’hui 330 hectares de terrain.

Trapu, la peau granuleuse parsemée de taches vertes, cet amphibien est classé “en danger” sur la liste rouge régionale. L’espèce fréquente régulièrement la commune. Elle se trouve menacée par la destruction de son habitat naturel du fait de la bétonisation de terrains autrefois agricoles. “La cause principale de mise en danger, c’est la perte de l’habitat, souligne Antonin Conan, chercheur en écologie terrestre et spécialiste des crapauds verts. L’urbanisation fragmente les populations, les routes scindent des habitats.”

Compenser pour préserver

Contraint par le code de l’environnement de prendre des mesures compensatoires, le promoteur immobilier Cogedim Est fait appel au bureau d’études Socotec.

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Christa a réaménagé sa "maison-théâtre" suite à la fermeture de ses locaux au fort Kléber. © Ella Peyron

Après la poudre, les loisirs

 

Construit en 1875 par l’armée impériale allemande, le fort Fürst Bismarck - son nom d’origine - fait partie de la ceinture de 14 ouvrages destinés à protéger Strasbourg. À la Libération, il revient à l’armée française et sert de dépôt de munitions pour le 421ᵉ régiment d’artillerie antiaérienne. En 1966, le fort devient centre mobilisateur : il abrite alors 4 officiers, 17 sous-officiers et 60 militaires du contingent, ainsi que le matériel et l’équipement nécessaires à la mobilisation de 2 000 soldats.

À l’annonce de la fin du service militaire obligatoire, en 1996, l’armée quitte les lieux et l’État cherche à s’en débarrasser. Wolfisheim achète les terrains et la bâtisse pour 2,72 millions de francs. “Avec ce genre d’ouvrage, les mairies se retrouvent avec de grands bâtiments qui nécessitent des investissements. Ils coûtent cher avant même qu’on arrive à en faire quelque chose : il y a les chaufferies, l’eau, l’électricité…”, explique Philippe Burtscher, spécialiste de la ceinture fortifiée strasbourgeoise.

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Christa a fondé le Thenso, qui fêtera son dixième anniversaire en 2026. © Ella Peyron

À la frontière entre Wolfisheim et Obaerschaeffolsheim. ©Allan Moutet

Au sud de Wolfisheim, la construction d’un bassin d’orage, débutée en juillet 2024, touche à sa fin. Le bassin limitera les rejets du système d’assainissement dans les cours d’eau de la ville : la Bruche et le Muehlbach.

Claudine regrette les changements que connaît la profession, notamment la facilité avec laquelle on peut apprendre certaines techniques de l’esthétisme. “Aujourd’hui, on peut se former sur YouTube grâce aux tutos. On peut tout faire avec internet : acheter des dermographes, des pigments.” Selon elle, il existe une fracture avec les “petits instituts qui se développent en proposant des cils, ongles et blanchiments dentaires”. Ces commerces, qui reposent sur des modes, seraient éphémères. “Je les ai vus ouvrir et fermer”, affirme-t-elle. Une vision que ne partagent pas Emma et Mandy. “Pour les ongles, on disait que c’était éphémère. Pourtant ça fait des années que ça perdure”, se défend Emma. 

Malgré l’implantation de ces instituts de beauté, aucune des gérantes ne semble craindre la concurrence. “Il y a de la place pour tout le monde, on a toutes des clientèles différentes, qui ont des âges différents”, soutient Claudine.

 

 Chloé Laurent et Antoine Dana

Cependant, les deux entrepreneuses ne sont pas autorisées à réaliser certaines prestations esthétiques réservées aux titulaires d’un CAP et d’un brevet professionnel, dont les épilations, qui sont proposées dans quatre des cinq autres instituts présents dans les deux communes. 

Deux visions différentes du métier 

Situé à quelques centaines de mètres de la Maison des cils, L’Institut propose ce genre de prestations. “Ça fait quarante ans que je suis dans le métier, j’ai vu l'évolution de l’esthétique à travers les années”, affirme Claudine Fanchini, la gérante. Des tableaux qu'elle a peints elle-même ornent les murs de son salon, un vase rempli d’une collection d’échantillons de parfums vintage trône sur un des meubles. Son commerce a ouvert en 2007 à la place d’une ancienne cordonnerie. Elle y propose des cures d’amincissement, des massages, des soins du corps et du maquillage permanent.

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