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Alors que le paysage politique se fragmente, le Rassemblement National adopte une stratégie de conquête méthodique, élargissant progressivement son électorat. Entre discours de banalisation et ambitions politiques dans des territoires déjà favorables, les élus lepénistes séduisent des électeurs en quête de changement. Cependant, face à la montée de cette vague brune et à l’incapacité de certains partis à se réinventer, comme les écologistes, des voix dissidentes continuent de résister, tentant de freiner cette dynamique.
Les femmes continuent donc de se heurter au plafond de verre. Si cinq des dix plus grosses villes d’Alsace sont dirigées par des femmes, à l’échelon des intercommunalités, où leur présence n’est pas obligatoire, leur représentation chute. « Il y a 26 communes dans la communauté de communes du Pays de Phalsbourg. Au dernier mandat, il y avait une femme maire. Aujourd’hui, on est deux », constate Marielle Spenlé.
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© Titouan Catel--Daronnat
Finalement, la politique reste un milieu encore masculin qui peut facilement dissuader. À Geiswasser, Betty Muller a dû compter sur son « caractère » pour « [s’]imposer ». Lors du dépouillement de 2014, « il y avait 30 à 40 % des bulletins de vote où tous les noms de femmes étaient barrés, raconte celle qui se présentait pour la première fois en tête de liste. Le message était clair, mais je ne me suis pas laissée abattre. » Elle évoque son élection départementale en binôme avec un « dinosaure du secteur bien ancré sur le territoire » où on lui demande régulièrement si elle est « sa suppléante ». Ou encore ses prises de parole en réunion davantage coupées que celles des hommes : « Ça n'a pas été facile tous les jours. Il faut qu’on fasse plus nos preuves que les hommes, c’est sûr. »
« La principale barrière à l’égalité, difficilement renversable par la loi, réside désormais dans le leadership en politique, qui commence par le fait de se sentir légitime pour construire et emmener une liste », écrivent dans une tribune publiée dans Le Monde le 26 mars 2026 Catherine Achin et Sandrine Lévêque, toutes deux professeures de science politique, respectivement à Paris-Dauphine-PSL et à Sciences Po Lille. Effectivement, dans les témoignages recueillis, sont souvent mentionnés doutes et réflexions. Marielle Spenlé parle de la « pression » qu’elle s’est imposée « pour réussir » ses missions d’adjointe : « Les femmes se posent des questions sur leur légitimité ou leurs compétences, et sur leur rôle d’épouse et de mère. »
« La loi sur la parité a amélioré la représentation des femmes dans les assemblées, sans toutefois entamer de manière définitive l’emprise des hommes sur le champ politique »2, notent également les deux professeures de science politique.
Finalement, la politique reste un milieu encore masculin qui peut facilement dissuader. À Geiswasser, Betty Muller a dû compter sur son « caractère » pour « [s’]imposer ». Lors du dépouillement de 2014, « il y avait 30 à 40% des bulletins de vote où tous les noms de femmes étaient barrés, raconte celle qui se présentait pour la première fois en tête de liste. Le message était clair, mais je ne me suis pas laissée abattre. » Elle évoque son élection départementale en binôme avec un « dinosaure du secteur bien ancré sur le territoire » où on lui demande régulièrement si elle est « sa suppléante ». Ou encore ses prises de parole en réunion davantage coupées que celles des hommes : « Ça n'a pas été facile tous les jours. Il faut qu’on fasse plus nos preuves que les hommes, c’est sûr. »
« La principale barrière à l’égalité, difficilement renversable par la loi, réside désormais dans le leadership en politique, qui commence par le fait de se sentir légitime pour construire et emmener une liste », écrivent dans une tribune publiée dans Le Monde le 26 mars 2026 Catherine Achin et Sandrine Lévêque, toutes deux professeures de science politique, respectivement à Paris-Dauphine-PSL et à Sciences Po Lille. Effectivement, dans les témoignages recueillis, sont souvent mentionnés doutes et réflexions. Marielle Spenlé parle de la « pression » qu’elle s’est imposée « pour réussir » ses missions d’adjointe : « Les femmes se posent des questions sur leur légitimité ou leurs compétences, et sur leur rôle d’épouse et de mère. »
« La loi sur la parité a amélioré la représentation des femmes dans les assemblées, sans toutefois entamer de manière définitive l’emprise des hommes sur le champ politique », notent également les deux professeures de science politique.
À Saint-Avold, en 2026, le Rassemblement national s’impose pour la première fois. Face à une ville en déclin, entre commerces fermés et perte de population, les électeurs et électrices expriment une quête de renouveau. Pour la plupart, l'étiquette RN n'a pas tant d'importance. Zoé Fraslin est allée comprendre de l’intérieur les raisons de ce choix et les attentes qui se cachent derrière ce tournant politique.
Ce déséquilibre saute encore plus au yeux quand on prend en compte l’ancienne profession des maires retraités, qui représentent plus d’un tiers des édiles de France. 41,6 % d’entre eux sont d’anciens cadres, contre 4,2 % d’anciens ouvriers.
© Pauline Moyer