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La présence d’Ursula von der Leyen à la session plénière du Parlement européen est rare et sa position controversée. Lundi 9 mars, lors d’un discours aux ambassadeurs européens, elle a affirmé que « l’Europe ne peut plus être la gardienne de l’ancien ordre mondial ». Un propos interprété par les eurodéputés socio-démocrates comme un détournement du droit international. « La question n'est pas de savoir s'il est vieux ou nouveau. », a rétorqué dans l'hémicycle, l'espagnole Iraxte García Pérez. « Le problème est de savoir qui vous autorisez à violer cet ordre.»
Dans le viseur des groupes de gauche : la Présidente de la Commission européenne. Depuis le début du conflit, Ursula von der Leyen prend position sur la guerre sans condamner les agissements israélo-américains, ni prononcer les mots « Israël » et « États-Unis ». Leur attaque a permis d’entrevoir la chute du gouvernement iranien, et cela seul importe, selon elle. « Durant des décennies, l’Ayatollah Khamenei a régné par la violence, l’oppression et la peur. Aucune larme ne devrait être versée pour un tel régime », a-t-elle proclamé dans l’hémicycle de Strasbourg.
Elles sont onze. Onze listes qui s’affronteront, dimanche 15 mars, au premier tour des élections municipales à Strasbourg. Mais seules six étaient présentes mercredi sur le plateau d’Ici Alsace pour un ultime débat.
Leur point commun ? Toutes sont susceptibles de dépasser au premier tour les 10 % nécessaires pour se qualifier au second, d’après un sondage Ipsos, réalisé à un mois du scrutin (avec une marge d’erreur de 2 à 4 %).
Catherine Trautmann serait en tête pour le Parti socialiste (PS), avec 31% des intentions de vote, suivie par Jeanne Barseghian, la maire sortante encartée chez Les Écologistes, à 22%. Le Républicain Jean-Philippe Vetter la talonnerait à 19%, devant la candidate du Rassemblement national (RN) Virginie Joron, créditée de 11%. Florian Kobryn, lui, offrirait à la France insoumise (LFI) un score de 9% au premier tour, tandis que Pierre Jakubowicz, étiqueté Horizons, grappillerait 6% des suffrages.
Cuej.info vous propose de revenir sur les temps forts du débat.
La Présidente de la Commission sous les feux des critiques
Pendant que la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran s’étend à tout le Moyen-Orient, le droit international déchire le Parlement européen. La gauche condamne l’illégalité de l’intervention alors que la droite ignore délibérément la question, encouragée par le silence de la Commission européenne.
À droite : Vetter et Jakubowicz prêts au dialogue, le RN isolé
Dès les premières minutes, le spectre du second tour plane sur les candidat·es. La question des futures alliances se pose. À droite, Jean-Philippe Vetter exclut tout futur copinage avec « les extrêmes ». Il laisse ainsi la porte ouverte aux partis qu’il juge fréquentables pour rejoindre sa liste, probablement donc les socialistes, le centre droit et les écologistes.
Virginie Joron évite la question. « Ma liste est déjà une union des droites. Nous avons déjà essayé de l’élargir au maximum. » La nationaliste souhaite attendre les résultats du premier tour pour voir si, par miracle, un·e candidat·e désirerait finalement lui accorder son soutien.
Le militant d’Horizon, Pierre Jakubowicz, assure quant à lui vouloir « respecter cette élection en deux tours », et ne fermer « aucune porte de l’arc républicain » dimanche prochain.
À gauche : fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis
France insoumise, Parti socialiste, Écologistes… Ce premier tour offre l'embarras du choix aux électeurs et électrices de gauche. Entre le premier et le second tour, ces listes devront tenter de trouver des terrains d’entente si elles veulent maximiser leur nombre d’élu·es au Conseil.
Sur le papier, insoumis et écologistes n’excluent pas de s’allier au second tour. Florian Kobryn parle d’« un front antifasciste » pour « ne pas laisser les clefs de la ville à la droite ». Jeanne Barseghian, elle, reste plus prudente. La maire sortante se contente d’évoquer l’union des gauches déjà présente au sein de sa liste, « allant des partis de François Ruffin à Raphaël Glucksmann ». La candidate paraît vouloir esquiver à tout prix l’épineuse question d’un futur rapprochement avec le parti de Jean-Luc Mélenchon.
Quoi qu’il en soit, une coalition n’est pas à l’agenda du Parti socialiste. D’ailleurs, pourquoi le serait-elle quand les sondages placent Catherine Trautmann en tête au premier tour ?
Une chose reste sûre, LFI ne veut pas du PS. Florian Kobryn accuse la candidate septuagénaire et son parti de s’être « droitisés ». Il en veut pour preuve les saillies islamophobes subies par une Strasbourgeoise de la part d'une candidate de la liste Trautmann. L’avis semble partagé par la maire sortante qui n’a de cesse de désigner la droite strasbourgeoise comme les « comparses » de Catherine Trautmann.
Si l’on se fie aux intentions de vote, plus de 60 % des électeurs et électrices s’exprimeront dimanche en faveur d’une liste de gauche. En fonction des résultats, ces derniers et ces dernières influenceront le rapport de force lors des négociations prochaines.
Mercredi 11 mars, les six têtes de liste les plus susceptibles d’accéder au second tour des élections municipales dans la capitale alsacienne ont débattu sur Ici Alsace. Alliances partisanes, mobilité, insécurité… Voici ce que l’on retient de l’échange.
Alors que le premier tour des élections municipales doit se tenir dimanche 15 mars, les principales forces de gauche strasbourgeoises partent divisées. Si les écologistes bénéficient du soutien d’une partie de la gauche, les insoumis et les socialistes mènent toujours leur propre liste. Une situation qui pourrait évoluer au second tour.