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Enora Moreau et Axelle Lorans

Une opposition jusque sur le terrain

Pour ces deux groupes, d’importantes lignes rouges ont été franchies. Ils dénoncent la criminalisation des squatters (voir l’encadré), la destruction de normes environnementales dans le secteur de la rénovation et du BTP, et l’ingérence des lobbys de l’immobilier, consultés plus de 20 fois par le rapporteur de la commission lors de la rédaction du rapport. 

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Nikol Pachinian, Premier ministre arménien, lors de son discours au Parlement européen. © European Union 2026 - Source : EP

Un débat injustifié ?

Les eurodéputés du groupe Les Verts (écologistes) et The Left (gauche) s’y sont fermement opposés. Marie Toussaint (Les Verts) fustige les socialistes pour leur soutien “irresponsable et incompréhensible, leurs déclarations initiales [étant] aux antipodes du rapport qu’ils défendent”.  De son côté, Leïla Chaibi (The Left) aurait préféré que l’UE propose des “recommandations sur l’encadrement des loyers et des fonds européens pour construire des logements sociaux”. 

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Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors du débat sur la situation au Moyen-Orient, au Parlement européen de Strasbourg le 11 mars 2026. © Union européenne

La gauche vent debout

Un rejet de la gauche mais une union des droites

La présidente de la commission spéciale, Irene Tinagli (S&D, socio-démocrate), se félicite aussi de l’adoption du rapport : “C’est une journée importante, elle marque la reconnaissance du problème du logement comme étant l’une des grandes priorités de notre Union [européenne].” Le texte n’a pourtant pas fait consensus au sein du groupe socialiste. Les parlementaires français ont décidé de s’abstenir face à un texte considéré trop éloigné de leurs considérations sociales. 

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