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par rapport aux prix volatiles de l’énergie”, a martelé Dan Jørgensen devant les eurodéputés. “Plus nous déployons l’énergie renouvelable, plus nous contribuons à une baisse du prix, et à l’indépendance énergétique.”
Un projet salué par les eurodéputés
Si l’extrême droite rejette le choix de l’éolien et de la transition vers les énergies renouvelables, le projet fait consensus à gauche comme à droite. Pour Renew (centre-droit) : “À chaque fois que l’on creuse une nouvelle turbine en mer du Nord, on est moins dépendant de Vladimir Poutine.” Du côté des Verts (écologistes), l’eurodéputé Michael Bloss insiste sur la proximité géographique : “La mer du Nord a du vent à revendre devant chez nous, c’est parfait.” L’absence de critique sur les atteintes à la biodiversité marine dans les débats n’empêche pas le Commissaire européen à l’Énergie de renvoyer la responsabilité aux États.
L’organisation non-gouvernementale avait appelé les parlementaires à se positionner contre ce rapport, sans succès. Dans un communiqué, elle a rappelé la réalité de la situation : “La crise du logement tue. Abandonner des êtres humains à la rue, c’est les condamner à une souffrance physique et morale intolérable, conduisant à une mort lente.” D’après la Fondation pour le Logement, près de 1,3 millions de personnes sont estimées sans domicile en Europe en 2025.
Un peu plus d’une semaine après le début de l’offensive américano-israélienne sur l’Iran, s’ouvre une session plénière du Parlement européen, imprégnée par l’embrasement du Moyen-Orient. Alors que le détroit d’Ormuz est fermé et que les prix à la pompe dépassent les 2€, les répercussions sur les consommateurs européens sont sur toutes les lèvres. L’agenda de la plénière est remodelé, dicté par la question de l’indépendance énergétique, plus que jamais d’actualité.
Mais à quoi bon ? Après une matinée de discussions sur la situation au Moyen-Orient, l’hémicycle s’est déchiré entre une gauche qui condamne les attaques de Donald Trump et une droite qui se réjouit de la chute du régime des Mollah. Le Parlement n’a pas réussi à être suffisamment uni pour imposer une position commune.
La fracture est bien visible dans l’hémicycle. La gauche et les écologistes peinent à rassembler et à constituer une opposition efficace. La droite en profite et fait alliance avec l’extrême droite pour condamner les violences de l’extrême gauche et durcir les conditions d’obtention du droit d’asile.
Surtout, l’institution tourne au ralenti. Malgré des débats qui s’éternisent : très peu de mesures législatives. Le Parlement donne des avis, émet des recommandations, et joue moins le rôle de législateur. La faute à un exécutif européen peu enclin à proposer de nouveaux textes, sauf pour détricoter le travail effectué pendant la précédente mandature. Plus encore, l’institution est fragilisée par une Kaja Kallas, Haute Représentante, absente des débats et de la scène internationale et une présidente de la Commission européenne omniprésente.
Thibault Schoepf
Ces groupes parlementaires ne sont pas les seuls à s’en inquiéter. Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l’ONG Droit Au Logement, pointe le risque d’une aggravation du manque de logements si ces recommandations sont mises en œuvre. “Ces propositions vont à l’inverse de ce qu’il faudrait pour résoudre la crise”, dénonce-t-il. Il défend la nécessité de réguler le marché locatif, de limiter la spéculation immobilière, de produire massivement des logements sociaux et de prendre des mesures, afin que les logements existants soient affectés à l'habitation permanente.
Au Parlement européen, les groupes d'extrême-droite, soutenus par la droite (PPE), convoquent un débat sur les violences politiques attribuées à “l’extrême gauche”. Ils le justifient, entre autres, par la mort du militant néofasciste Quentin Deranque, qu’ils tentent de tourner en enjeu européen.
L’Arménie se rapproche de l’occident
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a pris la parole au Parlement européen pour remercier Donald Trump pour son action dans le processus de paix entre l’Arménie et l'Azerbaïdjan, mais aussi pour la création de son Conseil de la paix en janvier dernier. Il a également déploré la situation actuelle au Proche-Orient, touchant “l’Iran [qui] est notre voisin et ami depuis des millénaires”. Le dirigeant arménien a aussi annoncé un ensemble de lois afin d’aligner le pays avec les réglementations de l’Union européenne, dans l’espoir de pouvoir la rejoindre par la suite. Il a également encouragé la reprise du dialogue entre l’UE et la Géorgie, essentielle d’après lui avant une possible adhésion de l’Arménie. Ces rapprochements avec l’Occident ont lieu alors que les relations entre la Russie et l’Arménie se sont grandement dégradées après le soutien de Moscou à l'Azerbaïdjan en 2025.
Salomé Cadon
Le Canada, 28e État de l’Union européenne ?
“Le Canada est peut-être le pays le plus européen en dehors de l'Europe”, déclare l’eurodéputé Tobias Cremer (S&D, socio-démocrate). Ce mercredi est voté à une large majorité au Parlement européen le rapport pour une “coopération renforcée entre l’Union et le Canada à la lumière du contexte géopolitique actuel”. Les parlementaires veulent un rapprochement plus important avec le Canada alors que Donald Trump menace de faire de son voisin du Nord le 51e État des États-Unis. L'eurodéputé Javier Moreno Sánchez (S&D, socio-démocrate), qui préside la délégation parlementaire pour les relations avec le pays, estime que les Canadiens “se sont sentis trahis par leur partenaire” et qu'il faudrait “une intégration la plus poussée possible sur le modèle de la Suisse, de l'Irlande du Nord ou de la Norvège”. Cette coopération a été amorcée en 2017 avec le CETA, un accord commercial appliqué provisoirement et que dix pays dont la France tardent encore à ratifier. Cet accord de libre échange est critiqué par la gauche européenne qui craint la concentration des financements au profit des multinationales et par l’extrême-droite européenne qui dénonce une concurrence déloyale.
Sacha Laudrin Laroche
Un semestre européen pour réduire les inégalités sociales
Les rapports annuels sur le semestre européen ont été adoptés ce mercredi. Les parlementaires européens ont donné leur avis sur les priorités du semestre, qui vise une coordination renforcée des politiques économiques, sociales et d’emploi entre les États membres. Sur les politiques sociales, ils font état d’importantes inégalités. Plus d’un Européen sur cinq est exposé au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Le Parlement appelle donc à renforcer la lutte contre la pauvreté des enfants et estime les besoins en matière d’infrastructures sociales à 192 milliards d’euros par an. Le Parlement souligne également une pénurie de main-d'œuvre. Pour y faire face, il recommande notamment d’améliorer la qualité des emplois et de renforcer les droits des travailleurs.
Manon Vannier
Élargir l’UE pour contrer l’influence russe
Dans un rapport, le Parlement européen appelle à relancer le processus d’élargissement de l’UE. Neufs pays sont officiellement candidats à l’adhésion, mais c’est l’Ukraine qui est au cœur de cette initiative. Les députés, ainsi que la Commission européenne, souhaitent son intégration rapide, bien que certains pays des Balkans occidentaux attendent depuis près de 20 ans. L’objectif : contrer l’influence russe, partout où l’Europe le peut. “Laisser nos partenaires en Ukraine, en Moldavie et dans les Balkans occidentaux dans un vide sécuritaire est un prix que nous ne pouvons pas nous permettre de payer”, a déclaré le député Sven Misker (S&D, socio-démocrate). Le risque, selon les députés, est de laisser des pays en transition démocratique aux mains de la Russie, comme cela a été le cas en Géorgie. Candidat à l’adhésion depuis 2023, le pays connaît un recul de l’État de droit depuis l’accession au pouvoir, en 2024, du Premier ministre pro-russe Irakli Kobakhidze.
Bertille Lietar
Pédocriminalité en ligne : surveillance prolongée, chiffrement mieux protégé
Le Parlement européen a voté la prolongation jusqu’au 3 août 2027 d’une dérogation aux règles de protection de la vie privée permettant aux plateformes de surveiller les messageries privées pour détecter des contenus pédopornographiques en ligne. Certains groupes ont toutefois tenu à mieux encadrer la protection des communications chiffrées. La surveillance ne pourra viser que des personnes suspectées d’abus sexuels sur mineurs et dénoncées par un “utilisateur, un signalant de confiance ou une organisation”. Aujourd’hui, onze milliards de données sont déchiffrées par Microsoft pour seulement 32 000 signalements. Les eurodéputés espèrent donc rendre la lutte plus efficace tout en protégeant les données personnelles. Le texte doit désormais être négocié avec les autres institutions européennes, dans le cadre des discussions sur une future législation permanente.
Léo Sallé
Les eurodéputés ont débattu de la création du plus grand bassin d'énergie offshore au monde en mer du Nord. Un projet pour garantir l’indépendance énergétique de l’Europe, mais qui n’est pas sans conséquences pour la biodiversité marine.
L’éolien a le vent en poupe dans l’Union européenne (UE). La Commission a présenté devant les eurodéputés ce mercredi 11 mars 2026 le projet de faire de la mer du Nord le plus grand bassin énergétique au monde à l’horizon 2050. Ce parc éolien assurerait une production de 300 GW, soit cinq fois la puissance de l’ensemble des centrales nucléaires françaises. “L’éolien doit être une pierre angulaire de notre transition verte”, affirme Dan Jørgensen, Commissaire européen à l’Énergie. Un objectif réaffirmé par les chefs d’États et les ministres de l’Énergie présents lors du Sommet de la mer du Nord en janvier dernier, dans la continuité de la première édition en 2022.
L’UE mise sur ce parc éolien offshore pour produire une énergie plus verte et surtout indépendante vis-à-vis des puissances étrangères, notamment la Russie et les États-Unis. Un peu plus de quatre ans après la crise énergétique de 2022, l’Europe doit à nouveau faire face à une hausse des prix de l’énergie avec l’embrasement du Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran. Le prix du gaz a bondi de 30% en début de semaine dans la foulée de l’augmentation du pétrole. Il s’agit de “rester indépendant