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Les étapes théâtrales de la vie de Christa Wolff. © Anaïs Coste et Ella Peyron

Des fosses pour récupérer les eaux de pluie

Une solution tentée à Wolfisheim. Au square du Bœuf rouge, une zone d’infiltration prend la forme d’une étendue d’herbe creuse de la taille d’un jardin. Quand il pleut, cette cavité se remplit, décrit Éric Heitzmann. Par petites touches, l'eau vient ensuite s’infiltrer dans les sols. En longeant la rue du Général Leclerc, au milieu du nouveau quartier, on remarque des fosses entre les immeubles : elles permettent une gestion parcellaire des eaux de pluie. José Vazquez, enseignant-chercheur à l’Engees, spécialisé dans l’assainissement, salue ces avancées : La règle d'aujourd'hui, c’est tout sauf le tuyau. C’est le moins d'eau dans les réseaux : gérez à la parcelle, faites de la gestion intégrée de l'eau. Pour ce professeur qui a emmené ses élèves sur le site la semaine précédente, on n'a jamais demandé à une rivière ce qu'elle pense des rejets. La loi maintenant dit : tu es obligé de lui poser la question. Aujourd’hui, l’objectif c'est que l’on trouve un compromis avec la rivière : si je lui envoie un peu de pollution, elle doit être capable de se régénérer

Estelle Bouchart et Fanny Turquais

Un coin de nature choyé

De l’autre côté du canal, des chevaux broutent dans un champ. L’eau reflète les frondaisons orangées qui bordent la rive. La terre est jonchée de feuilles mortes, qui craquent sous la foulée des passants et des passantes. Cet environnement est précieux pour nombre de personnes familières du coin, comme les membres de l’association de pêche d’Eckbolsheim. Chaque week-end, ils sont une quinzaine à se réunir. “On est des pêcheurs, mais aussi des protecteurs de la nature, on est toujours là pour la protéger”, se félicite Philippe, le président de l’association, le pantalon plein de sciure. C’est aussi l’avis d’Irène, venue comme tous les mercredis avec son mari et ses petites-filles jouer dans le parc qui borde le canal : “Quand on s'est installé ici, il y a dix ans, c'était le printemps. J'ai découvert les poules d'eau qui faisaient leur nid au milieu du canal avec des branches. C'était magnifique.”


Les sept instituts de beauté à Wolfisheim et Eckbolsheim. © Chloé Laurent et Antoine Dana

Le pépiement des oiseaux accompagne le lever de soleil au bord du canal de la Bruche. La brume s’étend encore sur le terrain de football de Wolfisheim. À toute vitesse, des vélos défilent, ébouriffant au passage les personnes qui se promènent. “C’est une autoroute ici, matin et soir”, explique Thierry, un amoureux du coin, baskets aux pieds, regard au loin, le pas dynamique. Il a déménagé de Strasbourg pour rejoindre Wolfisheim et se rapprocher du canal. “La Bruche, c’est mon petit paradis”, confie-t-il, en saluant d’un signe de tête un cycliste. Quelques centaines de mètres plus loin, un petit pont laisse passer une route et coupe la piste cyclable. Ce carrefour urbain rompt soudainement la quiétude des berges. Le bruit des moteurs couvre les clapotis du canal.

Impossible de s’en rendre compte sans consulter une carte, perdue aux milieux des champs, la frontière entre la commune de Wolfisheim et d’Eckbolsheim se fait discrète, mais la voilà. Le bourdonnement d’un avion interrompt le grondement de l’eau qui s’écoule à travers l’écluse en pierre de taille. Cachée derrière des bosquets, se dresse la maison de l’éclusier, construite au XVIIIe siècle.

Pour Jean-Luc Docremont, leur moniteur, le horse-ball est un sport d’équipe, comparable au rugby. Contrairement à d’autres disciplines équestres qui sont des “pratiques plutôt individuelles”, le horse-ball développe “un esprit collectif chez les cavaliers”. “Malgré l’affrontement, tout le monde se retrouve sur le terrain”, ajoute celui qui enseigne à Eckbolsheim depuis vingt-cinq ans.

Selon Thibault, horse-baller depuis trente-cinq ans, cette activité permet aussi aux chevaux de s’épanouir : “Un cheval qui peut sembler un peu éteint n’est pas le même en horse-ball. Il est réveillé. C'est parce qu'il y a un côté troupeau. Ça ravive son instinct.”

Alice Billia et Baptiste Demagny

Lieu de détente autant que d’activité, les bords du canal de la Bruche attirent chaque jour cyclistes, joggeurs et joggeuses, familles et fans du coin. Entre nature préservée et proximité urbaine, les usages s’y multiplient — et parfois s’entrechoquent.

Eckbolsheim : L’esprit d’équipe par excellence

L’odeur de foin emplit les écuries du centre équestre Saint-Hubert à Eckbolsheim, seul club d’Alsace à proposer des entraînements de horse-ball. Comme chaque lundi soir, les joueurs s’affairent autour de leurs chevaux avant de se rendre au manège : étrillage, installation de la selle, nettoyage des sabots. Les règles du horse-ball sont simples. Deux équipes mixtes de six s’affrontent en se faisant des passes afin de marquer des buts dans des filets fixés en hauteur. Tout cela sans jamais descendre de cheval, même pour ramasser la balle au sol.

Bombe sur la tête, Margot, 33 ans, cajole sa monture. Cela fait bientôt cinq ans qu’elle s’efforce de “créer un lien avec le cheval pour ne faire qu'un”. Les cavaliers dirigent l’animal avec leurs jambes et lâchent les rênes afin d’avoir les mains libres. “Il faut qu'on fasse 100 % confiance au cheval”, souligne-t-elle.

Dans le box voisin, Alix, une coéquipière de 14 ans sa cadette, approuve : “On est moins présent dessus, on a le ballon en main. S'il n'y a pas un minimum de compréhension avec le cheval, c'est beaucoup plus compliqué.”

Pour Jean-Luc Docremont, leur moniteur, le horse-ball est un sport d’équipe, comparable au rugby. Contrairement à d’autres disciplines équestres qui sont des “pratiques plutôt individuelles”, le horse-ball développe “un esprit collectif chez les cavaliers. Malgré l’affrontement, tout le monde se retrouve sur le terrain”, ajoute celui qui enseigne à Eckbolsheim depuis vingt-cinq ans.

Selon Thibault, horse-baller depuis trente-cinq ans, cette activité permet aussi aux chevaux de s’épanouir : “Un cheval qui peut sembler un peu éteint n’est pas le même en horse-ball. Il est réveillé. C'est parce qu'il y a un côté troupeau. Ça ravive son instinct.”

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Sylvie monte Fanjo avant sa séance hebdomadaire d’équitation adaptée. © Baptiste Demagny

Bien que le FCE bénéficie d’une tribune et de vestiaires dédiés, les infrastructures ont, dès l’origine, été conçues pour profiter à d’autres associations. Le complexe comprend un gymnase en parquet dédié au handball et au badminton, et un dojo de 200 m² qui accueille une soixantaine de jeunes judokas âgés de 6 à 15 ans.  

Un projet d’envergure pour de nombreux bénéficiaires

De l’autre côté de la Bruche, la mairie accompagne la pratique d’autres activités sportives. Dans le cadre de la rénovation et de l’extension de la salle Katia-et-Maurice-Krafft (K&M), la région Grand Est, le département et l’Eurométropole ont soutenu la municipalité avec une enveloppe de 10 millions d’euros, permettant de financer le projet entre octobre 2022 et avril 2025. Situé à proximité du collège K&M, le complexe est utilisé par les élèves et les associations sportives. 

Le gymnase du club de basketball est quant à lui flambant neuf : sas d’entrée, paniers amovibles et larges vitrages apportant une lumière naturelle. Pendant la rénovation, les équipes ont dû s'entraîner sur différents parquets : Oberhausbergen, Oberschaeffolsheim et Strasbourg. Les 366 licenciés du club de basketball ont enfin retrouvé leur salle cette saison. “On a été nomades, mais on n’a perdu aucun licencié. Ça a créé de la cohésion entre les joueurs et même entre les familles”, insiste la vice-présidente Sandrine Lapp-Heirinch. 

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