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11h57 Le soldat français mort au Kurdistan irakien tué « par un drone Shahed »

L'adjudant-chef Arnaud Frion, du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère), tué lors d'une attaque dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, a été « frappé par un drone Shahed », a déclaré vendredi le chef de corps du 7e BCA.

Le sous-officier, âgé de 42 ans, « est mort frappé par un drone Shahed sur la position sur laquelle il était », a précisé à la presse le colonel François-Xavier de la Chesnay. Le drone Shahed est une arme de conception iranienne.

11h29 : Quatre membres d'équipage tués dans le crash d'un avion ravitailleur américain en Irak

L'avion ravitailleur américain KC-135 s'est crashé dans l'ouest de l'Irak jeudi 12 mars en fin de journée. Quatre des six membres d'équipage sont confirmés morts, les opérations de secours sont toujours en cours, annonce le commandement militaire américain (CentCom). 

« La perte de l'appareil n’est pas due à des tirs ennemis ni à des tirs amis », a-t-il insisté dans un communiqué. Une enquête est en cours pour déterminer la cause de l'incident.

Dans un communiqué précédent le Centcom avait indiqué que deux appareils KC-135 étaient impliqués dans l'incident. « L'un des appareils s'est écrasé dans l'ouest de l'Irak et le second a atterri en toute sécurité », avait indiqué l'armée américaine. Du côté irakien, l'armée avait affirmé plus tôt dans un communiqué publié par la télévision d'Etat que l'avion avait été touché par un missile tiré par des mouvements armés pro-iraniens dans l'ouest de l'Irak et que l'équipage n'avait pas survécu au crash.

Il s'agit du quatrième avion américain détruit depuis le début de la guerre, le 28 février. Avant ça, trois avions de combats F-15 ont été abattus accidentellement par des tirs amis du Koweït.

« Je n’ai jamais requis une peine aussi haute en comparution immédiate »

La procureure, silencieuse jusque-là, enfonce le clou durant son réquisitoire. « Si on lui avait donné un objet il y a quelques minutes, il aurait pété la vitre. On lui a tendu la main, il n’en a rien fait. Je n’ai jamais fait de réquisitions aussi haute en comparution immédiate, mais il faut qu’on l’éloigne, il n’y a pas d’excuses pour ce qui a été fait. » Elle réclame six ans de prison ferme. « Je déplore que ce dossier passe en comparution immédiate, il aurait fallu une instruction. Là, nous n’avons aucun élément sur la personnalité du prévenu », plaide l’avocat de la défense, qui a beau jeu de souligner les quelques incohérences du dossier. Il y a fort à parier que le sort de son client était déjà scellé depuis plusieurs minutes.

La longue attente entre l’audience et l’annonce de la décision – liée au malaise du prévenu de l’affaire suivante et à l’intervention des pompiers – n’aura pas suffi à adoucir le tribunal : le jeune homme est condamné à six ans de prison, dont cinq ferme, et devra verser 4 000 euros de dommages et intérêts à la victime. Il a déjà annoncé faire appel de la décision. 

Augustin Brillatz

Édité par Lucie Porquet

« Foutez moi en taule et on en finit vite »

Dans son box, Logan peine à rester tranquille, invectivant la juge, n’hésitant pas à la couper d’un ton agressif. « Vous essayez de me faire passer pour un dingue, redescendez moi en cellule, foutez moi en taule et on en finit vite ». Son avocat essaie tant bien que mal de le calmer, la présidente commence à s’impatienter : « Maintenant vous vous asseyez et vous me laissez parler, on ne va pas continuer comme ça. » Interrogé sur les faits, le jeune homme ne nie rien et aggrave son cas : « Celui que j’ai planté, j’aurais dû le planter encore plus fort. » Il justifie sa colère par le traitement qu’il subit en détention. Des matons qui le briment, des droits refusés, un codétenu qui parle tout seul la nuit. Son vocabulaire pénitentiaire est précis, on parle à un habitué.

Ce n’est qu’après plusieurs interventions de la présidente qu’il finit par se calmer et s'asseoir. À partir de là, dans la salle, on marche sur des œufs. Le ton est feutré, tout le monde craint un nouvel accès de colère et un troisième policier rentre dans le box, au cas où, se dit-on sur les bancs du public. 

Plus calme, certes, mais pas beaucoup plus rassurant. À une question de l’avocat des parties civiles, le jeune homme fait cette réponse, glaçante : « J’ai pas voulu viser son visage. Si je l’avais voulu, on serait pas en correctionnelle. Sur le moment, j’ai cru que j’allais le terminer, mais je l’ai pas fait ». Les yeux écarquillés, la juge rebondit : « Vous entendez quoi par "terminer" ? » Elle ne recevra qu’un regard noir en guise de réponse. 

« Je suis en colère. Jusqu’ici, j’ai fermé ma gueule, mais je suis très en colère. » Ce jeudi 12 mars, lorsque la procureure se lève pour faire ses réquisitions, l’atmosphère dans la salle des comparutions immédiates du palais de justice de Strasbourg est tendue. Face à elle, dans le box, le prévenu peine à masquer son exaspération. Accusé d’avoir blessé légèrement un adolescent au couteau, le jeune homme râblé à la mine sombre se ronge les ongles frénétiquement en secouant la tête à chaque phrase prononcée. Suivant les demandes du ministère public, le tribunal l’a condamné à une peine de six ans de prison, dont cinq ferme, une peine exceptionnellement lourde pour une comparution immédiate. 

Il faut dire que l’audience a mal commencé. Dès le rappel des faits, le Nîmois âgé de 25 ans adopte un ton agressif. En janvier dernier, dans le sud de la France, il a eu une altercation avec sa femme dans la rue. Quatre adolescents se sont approchés et lui ont demandé de se calmer. Quelques minutes plus tard, alors qu’il est posé dans un bar, le petit groupe refait son apparition pour prendre une boisson. Lui a vu rouge : « Ils m’ont provoqué, ils ont commencé à vouloir chercher les problèmes, je me suis dit "nique, eux ils vont manger". » Après en avoir rattrapé un, il lui a asséné deux coups de couteau : un superficiel au visage et un dans le bras, laissant la lame plantée à travers la doudoune de sa victime avant de prendre la fuite. Déjà condamné pour menaces de mort et violences avec armes, le prévenu est finalement arrêté à Strasbourg, au début du mois de mars. 

11h09 : Un soldat français mort et six blessés, les précisions du ministère des armées et des anciens combattants

Sept français ont été touchés par une frappe de drone jeudi 12 mars, annonce le ministère des armées et des anciens combattants dans un communiqué. Malgré une prise en charge par les équipes médicales, l'adjudant-chef Arnaud Frion a succombé à ses blessures. Déployé en Irak depuis le 24 janvier 2026, le militaire était issu du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces. Les six autres soldats ont été hospitalisés, leur rapatriement en France est en cours.

L'attaque a eu lieu dans la base militaire kurde où des forces français étaient déployés, dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien. Selon le ministère, les troupes françaises sont présentes dans le cadre de l'opération Inherent Resolve. Ils conduisent « des actions de formation au profit de plusieurs unités irakiennes, en appui de la lutte contre le terrorisme. »

Le prévenu, très en colère, a invectivé la présidente à plusieurs reprises. © Tom Soriano

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