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Une pétition « record »
Face au blocage institutionnel, la gauche mise sur la pression citoyenne pour suspendre l’accord avec Israël. Une initiative citoyenne européenne (ICE) lancée par le groupe The Left (gauche radicale) a déjà réuni près de 1,2 million de signatures, « un record dans l’histoire de l’UE », selon la co-présidente, Manon Aubry, qui veut remettre le sujet sur la table dès la prochaine session. « Ce que les États se refusent à faire, les citoyens pourront les y contraindre. »
L’ICE oblige entre autres la Commission à réexaminer la question. Le débat devrait ainsi revenir au Parlement et au Conseil des ministres au rythme lent des procédures européennes. Mais la guerre n’attend pas : Israël maintient son emprise sur le Sud-Liban et les raids aériens se prolongent à Gaza. Plus de 70 000 Palestiniens et 1 200 Israéliens ont trouvé la mort depuis le début du conflit en octobre 2023. Au Liban, le bilan dépasse les 2 500 morts et 7 800 blessés.
Salomé Fabre et Emma Simon
Négociations en suspens
La suspension partielle est depuis restée dans les couloirs. Mardi 21 avril 2026, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères, la proposition a de nouveau été débattue. L’Espagne, l’Irlande et la Slovénie poussent encore pour un rééxamen du respect de l’article 2 en raison « des violations continues de l'accord de cessez-le-feu, de l'escalade de la violence en Cisjordanie, des attaques contre la population civile au Liban et de l'approbation de la peine de mort par le Parlement israélien ».
L’Allemagne, la Hongrie, l’Italie et la République tchèque y restent opposés. Parmi les motifs invoqués : l’impact sur le peuple israélien, des raisons historiques, d’alliance, ou encore le fait que la suspension bloquerait toute négociation avec Israël. Faute de consensus, les Vingt-Sept explorent désormais des mesures alternatives, comme l’interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie. La France et la Suède ont ainsi cosigné un document invitant la Commission à étudier la faisabilité d’instaurer des droits de douane sur ces produits.
Des exceptions qui font débat
Malgré les réactions plutôt unanimes sur cette réglementation, quelques points ont tout de même fait débat. « Certains députés ont fait des remarques ou de l'ironie et il y en a qui ne voient pas l'utilité de ce texte », assure Tilly Metz, engagée depuis plusieurs années sur le bien-être animal. Le texte prévoit un certain nombre d’exceptions jugées décevantes par les Verts. Les méthodes de dressage maltraitantes pour les chiens policiers en font partie.
En attendant, ce texte n’est qu’un début en matière de protection animale. « Cette réglementation reste toutefois vraiment insuffisante [...] face aux achats d’impulsion qui se traduisent ensuite par des maltraitances et des abandons », rappelle la Fondation 30 millions d’Amis. En France, ce sont 63 500 abandons qui ont eu lieu entre juin et août 2025, soit environ un animal délaissé toutes les deux minutes.
Cette législation doit être adoptée par le Conseil de l’Union européenne pour ensuite entrer en vigueur. Les écologistes se tournent maintenant vers les millions d'animaux de ferme, qui ne bénéficient d’aucune législation européenne en matière de protection. Un combat qui s’annonce compliqué selon la député luxembourgeoise, la droite et l’extrême droite, peu encline à légiférer sur ces sujets, étant plus forte depuis les élections européennes de 2024.
Luck Boissière & Ella Peyron
Un accord remis en question
L’accord de partenariat, signé en 1995, permet le maintien d’un lien renforcé sur deux volets : politique et économique. Ce dernier inclut notamment un allègement des droits de douane, ce qui fait de l’UE le premier partenaire commercial d'Israël. En 2024, 34 % de ses importations provenaient du marché européen. La condition sine qua non pour garantir le partenariat : le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques inscrits dans son article 2. Or depuis septembre 2025, la suspension au moins partielle de cet accord est soutenue ouvertement par Ursula Von der Leyen. En effet, une commission d’enquête mandatée par l’Organisation des nations unies avait alors imputé à Israël quatre des cinq catégories de faits qui définissent le crime de génocide.
Un traçage pour éviter le commerce illégal
Autre avancée de cette législation : l’obligation nouvelle de l’enregistrement et de l’identification de tous les chiens et chats détenus sur le territoire européen. Concrètement, chaque éleveur et vendeur devra impérativement doter ces animaux d'une puce électronique. Cela permettra de les enregistrer dans des bases de données nationales dont les informations pourront être échangées librement entre chaque État membre. « Les citoyens pourront vérifier la fiabilité de l’éleveur et disposeront d’informations précises sur l’origine et la santé de leur animal », assure l’eurodéputé Michal Wiezik (Renew, centre-droit) via un communiqué.
Une longue période de transition est aussi prévue avec un délai maximum de 10 ans pour les chiens et 15 ans pour les chats pour appliquer cette nouvelle norme. Ce puçage était déjà effectif dans 24 pays membres de l’UE dont la France, qui a par ailleurs été un moteur dans les discussions sur ce texte. Le ministère de l’Agriculture avait plaidé pour l’adoption d’un cadre européen sur cette traçabilité en prenant appui sur la législation française déjà existante.
L’objectif de cette législation est clair : être capable de recenser chaque chien et chat vendu dans l’UE pour éviter le commerce illégal. Or, avec 60 % des ventes se faisant en ligne, ce marché est difficile à contrôler et plus propice au trafic.
Des exceptions qui font débat
Malgré les réactions plutôt unanimes sur cette réglementation, quelques points ont tout de même fait débat. « Certains députés ont fait des remarques ou de l'ironie et il y en a qui ne voient pas l'utilité de ce texte », assure Tilly Metz, engagée depuis plusieurs années sur le bien-être animal. Le texte prévoit un certain nombre d’exceptions jugées décevantes par les Verts. Les méthodes de dressage maltraitantes pour les chiens policiers en font partie.
En attendant, ce texte n’est qu’un début en matière de protection animale. « Cette réglementation reste toutefois vraiment insuffisante [...] face aux achats d’impulsion qui se traduisent ensuite par des maltraitances et des abandons », rappelle la Fondation 30 millions d’Amis. En France, ce sont 63 500 abandons qui ont eu lieu entre juin et août 2025, soit environ un animal délaissé toutes les deux minutes.
Cette législation doit être adoptée par le Conseil de l’Union européenne pour ensuite entrer en vigueur. Les écologistes se tournent maintenant vers les millions d'animaux de ferme, qui ne bénéficient d’aucune législation européenne en matière de protection. Un combat qui s’annonce compliqué selon la député luxembourgeoise, tant la droite et l’extrême droite, peu enclines à légiférer sur ces sujets, ont un poids prépondérant depuis les élections européennes de 2024.
Luck Boissière et Ella Peyron
« Nous n’allons pas nous taire. Nous exigeons des actes. Il faut suspendre l’accord d’association avec Israël. » C’est ainsi qu’Iratxe Garcia Perez, présidente des Socialistes et Démocrates européens (S&D, gauche), a interpellé ses collègues dans l’hémicycle du Parlement européen, en réponse aux guerres menées par le gouvernement israélien à Gaza et au Liban. Au même moment, des députés de son groupe brandissaient des pancartes à l’entrée de l’assemblée exhortant leurs collègues à agir.
Pourtant, la suspension de l’accord de partenariat Union européenne (UE)-Israël n’a pas été débattue officiellement, les partis de droite ayant bloqué sa mise à l’ordre du jour. Ils estiment qu’ouvrir ce débat enverrait un mauvais signal politique en pleine guerre au Moyen-Orient. Pour la députée allemande Hildegarde Bentele (PPE, droite), « la suspension nous fragiliserait économiquement et réduirait nos leviers de négociation ».
Le texte interdira, par exemple, les mutilations telles que la coupe des oreilles, de la queue ou encore l’ablation des griffes mais aussi l’utilisation de muselières de manière prolongée, de colliers à pointe ou de colliers étrangleurs. « Certaines caractéristiques de certaines races vont aussi être interdites à l'avenir comme les chats et les chiens qui ont les nez aplatis qui entraînent des problèmes respiratoires, ou alors les teckels qui sont très longs et qui finissent avec de l’arthrose et des problèmes de dos », explique l’eurodéputée Tilly Metz. Source de souffrance animale, ces croisements sont souvent dus à des effets de mode.
En permettant d’avoir des règles communes sur le bien-être de ces compagnons à quatre pattes sur l’ensemble du territoire, l’UE régule ce marché qui représente 1,3 milliards d’euros par an. Comme le précise la Fondation 30 millions d'Amis œuvrant pour la protection des animaux, cette législation pourrait être un moyen de réduire « les ventes de chiens et de chats élevés à l’autre bout de l’Europe dans des fermes-usines sordides pour être transportés sur des milliers de kilomètres ».