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Le but affiché était de faire simple. Mercredi 29 avril 2026, le Parlement européen a adopté, à une très large majorité (540 voix pour, 60 contre), un règlement de simplification de certaines procédures et exigences applicables aux produits chimiques, notamment en matière d’étiquetage, de fertilisants agricoles et de produits cosmétiques.
« L’Europe dispose des règles les plus strictes du monde » en matière de protection des consommateurs, estime le député grec Dimitris Tsiodras (PPE, droite). Il est co-rapporteur du texte, c’est-à-dire qu’il est chargé d’exposer l'opinion des commissions sur le texte devant le Parlement. L’autre co-rapporteur, le Polonais Piotr Müller (ECR, droite souverainiste) le rejoint sur cette idée en soulignant dans l’hémicycle une bureaucratie inutile, surtout au vu de la « concurrence avec les produits asiatiques ».
Le Parlement européen demande la suspension de la pêche au krill
Le krill, crustacé semblable à une crevette, nourrit aussi bien les oiseaux que les cétacés. Il constitue la base de la chaîne alimentaire en Antarctique et voit sa population diminuer en raison de la surpêche, mettant en péril l’équilibre de l’écosystème. Pour préserver cette espèce, le Parlement européen propose de mettre en place un moratoire de cinq ans interdisant la pêche du krill. En 2024-2025, le bilan est catastrophique : le quota de 62 000 tonnes fixé par la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique, dont l’Union européenne est membre, a été atteint pour la première fois, contribuant au déclin rapide de l’espèce. Le krill est surexploité pour nourrir des animaux domestiques et produire des compléments alimentaires.
Naëlysa Boubtita
Le Parlement européen a approuvé un nouveau règlement visant à simplifier l’usage des produits chimiques dans l’Union européenne. Une évolution saluée à droite et à l’extrême droite comme un allègement nécessaire, mais dénoncée à gauche, qui redoute une dérégulation au détriment de la santé des consommateurs.
Les eurodéputés unanimes pour plus de sécurité au travail
Avec 3 300 morts au travail chaque année dans l’Union Européenne (UE), il n'y a pas de quoi se réjouir. En ce mardi, journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, les eurodéputés ont été unanimes dans l’hémicycle : l’UE doit faire plus pour protéger les travailleurs. « Cette journée n’est pas l’occasion de se féliciter de grand chose », déplore Liesbet Sommen (PPE, droite). Afin d’éviter les accidents mortels, sa collègue Gabriele Bischoff (S&D, gauche) appelle de ses vœux un plan de la Commission concernant la qualité du travail. « Un bon travail doit être protégé », rappelle-t-elle. De son côté Laurent Castillo (PfE, extrême droite) regrette le « flou » législatif concernant le burn-out, et plaide pour « une définition harmonisée et une vraie législation sur la question ».
Héloïse Lartia
Le Parlement européen souhaite mieux encadrer les influenceurs financiers
« Nous ne pouvons pas laisser l’éducation financière aux mains des plateformes », a martelé Dania Riba i Giner, du groupe Les Verts (écologistes). Le sujet sur la table est l’émergence des influenceurs financiers ou « finfluenceurs », ces créateurs de contenus partageant des conseils d’investissements et de gestion de patrimoine sur les réseaux sociaux. Le Parlement européen appelle notamment ce jeudi à créer un label volontaire pour les influenceurs qui respecteraient un code de conduite européen, afin de permettre plus de transparence et une meilleure prévention contre la fraude financière. Ce label vise à distinguer clairement entre les « finfluenceurs » proposant des contenus éducatifs et ceux ayant des intérêts financiers cachés et qui escroquent leurs audiences grandissantes. Selon l’Institut français d'opinion publique, en France, 29 % des moins de 35 ans auraient été victimes d'escroquerie financière en 2024.
Allan Moutet
En plein conflit au Moyen-Orient, la question reste à la porte de l’hémicycle : faut-il suspendre l’accord d’association avec Israël ? La droite refuse d’en débattre au Parlement européen, malgré une pétition.
Contrôle du budget 2024 : un feu vert mais une demande d'explications
Le Parlement européen a validé la gestion du budget de l’Union européenne pour 2024, tout en adressant une série de critiques à l’exécutif. En ligne de mire, l’opacité du fonds de relance post-Covid (FRR) : le Parlement exige que la Commission publie la liste des principaux bénéficiaires à la fin de l’année, sous peine d’action en justice. « Nous voulons veiller à protéger le droit des citoyens de savoir où vont les flux d’argent », a indiqué Daniel Freund (Les Verts, écologistes), en charge du dossier. Les députés ont aussi pointé du doigt le recul continu de l’État de droit, la corruption systémique et les attaques contre les droits fondamentaux dans plusieurs États membres, réclamant plus de sanctions. L’élu des Verts a visé directement la Slovaquie, en demandant le lancement d’une procédure de conditionnalité pouvant aller jusqu’au gel des fonds.
Salomé Fabre
« Chaque avancée pour le bien-être animal, c'est une victoire », s’exclame Tilly Metz, eurodéputée (les Verts, écologistes), après le vote d’une réglementation pour garantir le bien-être des chats et des chiens. Adopté à une large majorité au Parlement européen à Strasbourg ce mardi 28 avril 2026 (558 voix pour, 35 contre et 52 abstentions), ce texte prévoit un certain nombre de mesures afin de protéger les animaux de compagnie contre les mauvais traitements. Un engagement nouveau de l’Union européenne (UE) qui légifère pour la première fois sur ce sujet.