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Le « en même-temps » de la Commission

Face à cet enjeu d’indépendance énergétique, les parlementaires sont unanimes : il faut produire sur le sol européen. Mais reste à choisir quel mix énergétique adopter. Le Parti populaire européen (PPE, droite) soutient la Commission dans son jeu d’équilibriste. Manfred Weber, chef de file du groupe, estime d’un côté que « ce sont les énergies renouvelables qui doivent jouer un rôle essentiel » et de l’autre qu’il faut « une base nucléaire solide pour que la souveraineté soit au rendez-vous ».

En France, le gouvernement tarde à mettre en place les prérogatives européennes contre les procédures bâillons, alors que le Parlement pointe leur importance dans un rapport adopté à une courte majorité mercredi 29 avril 2026.

À long terme, l’urgence est de réduire la dépendance du continent aux énergies fossiles, ce qui aiderait aussi l’UE à tenir ses engagements en matière de climat. Ursula Von der Leyen a affirmé son ambition de mieux électrifier l'Europe, en interconnectant mieux les États entre eux pour faciliter la circulation de l’électricité décarbonée. Pour cela, elle incite à voter le “paquet réseaux”, train de mesures présenté en décembre 2025. «  Nous devons entamer une transition électrique dans les transports, l’industrie et le chauffage. Dans notre budget actuel, il nous reste 95 milliards à utiliser » a-t-elle détaillé.

À long terme, l’urgence est de réduire la dépendance du continent aux énergies fossiles, ce qui aiderait aussi l’UE à tenir ses engagements en matière de climat. Ursula Von der Leyen a affirmé son ambition de mieux électrifier l'Europe, en interconnectant mieux les États entre eux pour faciliter la circulation de l’électricité décarbonée. Pour cela, elle incite à voter le « paquet réseaux », train de mesures présenté en décembre 2025. « Nous devons entamer une transition électrique dans les transports, l’industrie et le chauffage. Dans notre budget actuel, il nous reste 95 milliards à utiliser » a-t-elle détaillé.

Guerre au Soudan : le Parlement européen se donne bonne conscience

« Le Soudan est devenu un tsunami de souffrances et fait incroyable : personne n’en parle », tonne Hadja Lahbib, commissaire européenne à l’égalité. Les députés européens se sont réunis ce mercredi afin de commémorer les trois années de guerre au Soudan, opposant les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide. Murielle Laurent (S&D, gauche), rappelle l’urgence humanitaire : « L'Union européenne doit continuer à apporter de l'aide et elle doit aussi, sur un aspect plus politique, exercer une pression plus importante pour influencer l'arrêt de ce conflit. » Pour les eurodéputés, la mobilisation devra en particulier passer par un maintien des budgets humanitaires européens. Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 13 millions de personnes et été marqué par l’usage de violences sexuelles comme instrument pour semer la terreur.

Estelle Bouchart

Faciliter les aides gouvernementales 

Dans l’hémicycle de Strasbourg, la présidente de la Commission a rappelé les mesures du plan « AccelerateEU » présenté le 22 avril 2026. Dans l’immédiat, l’UE entend d’une part mieux coordonner ses achats de gaz afin d’éviter une concurrence entre États membres qui génère une hausse des prix. D’autre part, la Commission a annoncé un assouplissement temporaire et ciblé de l’encadrement des aides aux entreprises. Une mesure en réponse aux États qui réclamaient « des règles simples pour cibler les secteurs dépendant de carburants importés et les industries fortement consommatrices d'énergie » selon Teresa Ribera, vice-présidente de la Commission en charge de la concurrence. L’Allemagne et l’Espagne ont ainsi opté pour une baisse de la fiscalité sur les carburants.

« Il y a une réalité difficile à laquelle il va falloir faire face pendant des mois voire des années », a sobrement déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen ce mercredi 29 avril 2026 lors du débat sur la crise au Moyen-Orient et ses répercussions économiques sur l'énergie. L’envolée des prix grève le budget des Européens : en 61 jours de conflit, la facture énergétique de l’Union européenne (UE) s’est alourdie de 27 milliards d’euros. Bien que les pays du Golfe ne soient pas ses fournisseurs principaux, une partie importante des flux énergétiques mondiaux transitent par le détroit d’Ormuz, dont le gaz naturel liquéfié (GNL) consommé en Europe. Le blocage de cette voie névralgique perturbe l’acheminement du pétrole et du gaz, entraînant ainsi une hausse des prix. Le prix du baril de pétrole a grimpé de 60 % en deux mois ; celui du Mwh de gaz de 80 %.

Le Parlement européen a approuvé une proposition de budget 2028-2034 en hausse de 10 % par rapport à celui proposé par la Commission. Défense, sécurité et compétitivité sont les nouvelles priorités. Une façon de peser dans le bras de fer qui s’annonce avec les États membres.

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Le Parlement européen a décidé de ne pas inclure le remboursement de la dette contractée suite au Covid (NGEU) contrairement à la Commission. © Nina Brulaire

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient en février 2026, les factures d’énergies de l’Union européenne s'alourdissent, conséquence de sa dépendance aux combustibles fossiles importés. Réunis ce matin dans l'hémicycle, les eurodéputés ont débattu de la sécurité énergétique, plus que fragile, du Vieux Continent.

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