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16h25 : 2 blessés dans un incendie « non lié aux combats » sur un porte-avions américain

Un incendie « non lié aux combats » a fait deux blessés légers sur l'USS Gerald Ford, le plus grand porte-avions au monde, avant d'être maîtrisé, a annoncé l'armée américaine. Le feu a touché la « buanderie principale » du navire, a précisé sur X le commandement naval américain pour le Moyen‑Orient, assurant que la propulsion du navire n'avait pas été endommagée et qu'il restait « pleinement opérationnel ».

L'USS Gerald Ford se trouve en mer Rouge pour participer aux opérations militaires contre l'Iran. Il s'agit de l'un des deux porte-avions américains déployés dans la région avec l'USS Abraham Lincoln, arrivé dès janvier avec son groupe aéronaval.

Un règlement très controversé

Face à ces divergences, la Commission européenne joue un rôle central. Elle peut saisir la Cour de justice de l’UE pour manquement, conduisant à des sanctions financières. Mais cette décision reste avant tout politique rappelle Sophie Jacquot : “déclencher une procédure contre un Etat membre est toujours un choix du collège des commissaires”. 
Malgré les progrès législatifs, l’inégalité salariale reste un défi dans l’UE, notamment par la disparité entre les pays membres. Dans certains États, les femmes occupent plus d’emplois non rémunérés, comme le travail domestique. En France l’écart est de 11,8 % alors qu’il est de 15,6 % en Allemagne ou de 5,3 % en Italie selon l’UE. Si les institutions multiplient les initiatives, la réduction des écarts de salaire dépendra de la volonté politique des gouvernements nationaux et de leur capacité à transposer les différentes directives.

L’eurodéputé François-Xavier Bellamy s’est félicité du vote de ce texte portant “des évolutions déterminantes qui permettront de lutter contre l’immigration irrégulière”. Son parti, le Parti populaire européen (PPE, droite) a fait voter, avec le soutien de l’extrême droite, une version plus radicale du règlement que celui initialement porté par le rapporteur Malik Azmani (Renew, centre-droit).

Selon certains groupes comme le S&D (socio-démocrate) ou The Left (gauche), cette directive est essentielle pour pallier les inégalités salariales et doit donc être appliquée : “lorsque la règle est transparente, il est difficile de dissimuler une inégalité de rémunération”, explique Kira-Marie Peter Hansen du groupe écologiste. Mais la législation rencontre des obstacles. Le patronat européen fait pression pour empêcher son application “comme Businesseurope [qui] ne trouve rien d'autre à faire que d’attaquer la directive sur le transparence salariale” selon Estelle Ceulemans, députée socialiste. Frein supplémentaire : les dissensions entre groupes provenant majoritairement de la droite et de l’extrême droite. Pour Sophie Jacquot, professeure de science politique à l'UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, l’écart de rémunération fait consensus entre les eurodéputés mais c’est au niveau des solutions à apporter que les avis divergent. “Les oppositions qui s'expriment sont prioritairement des oppositions qui sont basées sur des arguments économiques”, explique la chercheuse. Selon Andrea Wechsler, députée du parti libéral-conservateur PPE (droite), “la directive créer davantage d'obligations pour les entreprises. Il faut mettre un terme à la bureaucratie.” Pour les groupes d'extrême droite, elle porterait atteinte à la souveraineté des États “au lieu d'inciter les membres eux-mêmes à produire des politiques favorables à la liberté de choix des femmes” s’exprime Mélanie Disdier, députée des Patriots for Europe (PfE). Sur les 72 votes opposés au rapport, 65 viennent des groupes d’extrême droite.

16h16 : une réunion extraordinaire sur Ormuz convoquée par l'agence maritime de l'ONU

L'Organisation maritime internationale (OMI) tiendra une session extraordinaire les 18 et 19 mars afin d'examiner les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur le transport maritime et la sécurité des marins, « en particulier dans et autour du détroit d'Ormuz ».

Celle-ci « est convoquée à la demande de plusieurs membres du Conseil », a précisé dans un communiqué l'agence de l'ONU chargée de la sécurité du secteur maritime.

Le nouveau règlement élargit aussi les motifs de détention dans les États membres, avant l’expulsion dans les hubs de retour hors UE, ainsi que la durée, passant de dix-huit à vingt-quatre mois. Si l’exilé s’oppose à son retour, l’effet suspensif, auparavant automatique dès un recours devant la justice, n’est plus appliqué et le ressortissant se retrouve dans l’obligation de partir, sans passer devant un juge.

Pour y remédier, les eurodéputés proposent la création de “hubs de retour”, des centres de rétention, dans des pays en dehors de l’Union européenne. Le texte voté ne précise pas les pays hors UE concernés, qui seront définit par des accords bilatéraux entre États, à l’instar de la coopération entre l’Italie et l’Albanie en 2023. Les hubs recevraient les ressortissants étrangers refusant de retourner dans leurs pays d'origine et perçus comme un “risque pour la sécurité” selon le texte, qui ne fournit pas plus de détails.

Présenté par le Parti populaire européen (PPE, droite) comme “la pièce manquante” au Pacte sur la migration et l’asile, le projet règlement “Retour” a été voté le lundi 9 mars au Parlement européen par les députés de la commission parlementaire des libertés civiles (LIBE). Proposé par l’exécutif européen en mars 2025, ce texte durcit l’approche de l’Union en matière de politique migratoire. Il vise à unifier les procédures d’expulsion, engagées lorsqu’une personne en situation irrégulière est tenue, de manière contrainte ou volontaire, de rentrer dans son pays d’origine. Selon la Commission, seulement 20 % des obligations de quitter le territoire sont effectuées.

Comment est entraîné l’IA ?  © Clémence Dellenbach

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