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Frein des lobbys et de l’extrême droite
Manque d’harmonisation des 27
Dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu, la défense européenne devient une nécessité pour les différentes forces politiques représentées au Parlement européen. Un projet de marché unique de la défense émerge de nouveau, tandis que huit projets phares sont discutés.
“La priorité, c’est de garantir la sécurité et d'éviter les répercussions sur notre économie”, explique Manfred Weber, le président du groupe PPE (droite) au Parlement européen. Pour lui : “On doit réfléchir à notre système de défense européen.” La présidente du groupe S&D (socio-démocrate), Iratxe Garcia Lopez le rejoint : “Il faut avancer sur la voie d’une défense européenne.” Pour y parvenir, les eurodéputés veulent éliminer les obstacles pour un marché unique de la défense. Une recommandation consensuelle votée ce mercredi 11 mars.
En ce début d’année 2026, l’Europe se sent particulièrement prise en tenaille entre la Russie et les États-Unis. Si le premier pays a ramené la guerre sur le continent en attaquant illégalement l’Ukraine, le second a soufflé le chaud et le froid depuis la seconde élection de Donald Trump à la tête du pays. Enlèvement du président vénézuélien, menaces envers des pays de l’OTAN et ses voisins, attaque illégale de l’Iran sans en avertir l’UE… Les relations entre alliés occidentaux sont au plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale. En réaction, les pays européens ont annoncé une augmentation drastique de leurs dépenses militaires. En 2025, l’Europe représente 21 % des dépenses mondiales de défense, contre 17 % en 2022 selon le Military Balance 2026.
Des risques de violation des droits humains
Faire face au manque de moyen pour réguler le numérique
Empêcher les acteurs de la tech d’utiliser librement des contenus soumis au droit d’auteur n’est pas une mince affaire. Pour Debabrota Basu, chercheur à l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, il est difficile de déterminer les contenus qui ont été pillés ou non : "On ne peut jamais être certain qu’un texte en particulier a été utilisé. On peut avoir de forts doutes, mais jamais être certains. Même dans le milieu académique, les ressources techniques manquent pour effectuer ce genre de tâches."
C’est tout le processus de création de lois qui est à revoir, pour le chercheur. Les systèmes judiciaires n’arrivent pas à suivre le rythme des firmes de la Big Tech. "Les législations sont très longues à mettre en place. Et quand elles finissent par l’être, une nouvelle version de ChatGPT est sortie entre-temps", rappelle Debabrota Basu. Les différents textes échouent donc à s’adapter aux enjeux des IA, qui évoluent très rapidement.
Le contrôle de ces nouvelles technologies est-il d’ores et déjà perdu ? David Cormand, eurodéputé Les Verts qui a travaillé sur la proposition, n’y croit pas : "On est au cœur de la bataille. Nous ne sommes pas en avance, mais on n’est pas en retard non plus. Nous nous devons de créer des standards européens qui encadrent l’innovation, et qui sont compatibles avec nos valeurs."
Ce rapport met sous pression la Commission européenne. Elle a également été interpellée par la Fédération européenne des réalisateurs, la Société des auteurs audiovisuels et la Fédération des scénaristes européens qui réclament son action. Pour changer les choses, elle devra s’emparer du sujet pleinement. Pour Debabrota Basu, la réflexion ne fait que commencer pour proposer des mesures efficaces : "Si on prévoit dans les deux prochaines années de développer les infrastructures nécessaires pour gérer ce système de licence, alors oui, ce rapport pourra avoir un impact."
Clémence Dellenbach et Paul Schneider
16h30 : Rome retire son personnel d'une base militaire du Kurdistan irakien
L'Italie a annoncé retirer temporairement tout son personnel d'une base militaire à Erbil, dans le Kurdistan irakien, après une attaque de drone, achevant ainsi une évacuation déjà en cours, ont indiqué les ministres de la Défense et des Affaires étrangères. Un retrait était déjà prévu, et ce dernier ne sera « que temporaire », a déclaré le ministre de la Défense Guido Crosetto à la chaîne de télévision italienne TG1. Ce retrait a été confirmé par le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani.
Une crainte partagée par les ONG, qui critiquent ces futurs “hubs” installés dans des pays tiers jugés “sûrs”. En décembre dernier, le Parlement européen validait une liste de pays où pouvaient être envoyés les migrants illégaux. Parmi eux, la Tunisie, incluse malgré les accusations en août 2025 de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme de violation des droits humains et “de cas de morts suspectes dans les prisons”.
Le texte doit encore être adopté en session plénière mais inquiète déjà les groupes de gauche. Murielle Laurent, eurodéputée S&D (gauche) et membre de la Commission LIBE, estime que ces hubs bafouent l’article 2 du traité de l’Union européenne, selon lequel l’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine : “Pas de liberté, pas d’égalité, pas d'État de droit” scande-t-elle. Même rejet du groupe The Left (gauche), l’eurodéputé Illaria Salis, a comparé le texte à la politique migratoire de Donald Trump avec sa police ICE : “Nous avons déjà vu ce profilage racial et ces arrestations arbitraires aux Etats-Unis.”