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Que ce soit à travers l'organisation d’un débat, comme l’a fait les Dernières Nouvelles d’Alsace, la mise en lumière des bilans de mandats proposée par la Voix du Nord ou encore les vidéos incarnées sur les réseaux sociaux de la Nouvelle République, on ne peut pas passer à côté du rôle central de la presse locale dans les élections municipales 2026, dont le premier tour aura lieu ce dimanche 15 mars.
En France, 51 titres quadrillent le territoire, et malgré leur grand nombre, les journaux locaux font face à de grandes difficultés. Notamment, la concentration : neuf grands groupes possèdent 47 de ces 51 titres. D’après une enquête menée par Médiacités, le nombre de départements possédant au moins deux titres de presse appartenant à des entreprises différentes a été divisé par deux en 2009 et 2019, passant de 34 à 17.
« La réduction de l’information locale a pour conséquence la remise en cause de la capacité de chacun à pouvoir se forger une opinion pour s’insérer sereinement dans le débat démocratique », déplore Thibaut Bruttin, directeur de Reporter Sans Frontière dans l’introduction du rapport intitulé «l’information locale en première ligne », publié le 10 mars. Dans la publication, l’ONG alerte sur les difficultés que rencontrent les médias locaux, en presse écrite, radio, ou télévision.
À l'approche des élections municipales, la presse de proximité joue plus que jamais un rôle central dans la vie politique française. Avec 51 titres sur le territoire, le maillage est immense, mais dans un rapport publié le 10 mars, Reporters sans frontières alerte sur les difficultés rencontrées par les médias locaux.
En arrivant au domicile du couple, dimanche 8 mars, les forces de l’ordre se sont retrouvées face à une femme « terrorisée, en larmes et le visage en sang ». Ce soir- là, une dispute éclate entre la victime et son mari. « Il m’a traînée par les cheveux dans la chambre d’à côté pour que les voisins n’entendent pas », a déclaré la victime lors de l’enquête, avant de poursuivre : « il me mettait un coussin sur le visage pour ne pas m’entendre crier ». Trois jours plus tard, ce mercredi 11 mars, l’homme accusé d’avoir asséné ces violences sur son épouse comparaît devant le tribunal correctionnel de Strasbourg.
À la lecture de faits, exposés par la présidente de la cour, la victime, présente à l’audience, a gardé le regard droit et digne. Assise au premier rang, la femme âgée d’une vingtaine d’années remonte ses grandes lunettes, qui glissent de son nez. Dans cette salle d’audience, à chaque fois qu'elle sera confrontée aux violences qu’elle a vécues, elle remontera ses grandes lunettes.
Le prévenu, présent à la barre, nie les faits, comme il l’a fait durant l’enquête, malgré les constatations accablantes du médecin légiste. Lésion au cuir chevelu, ecchymoses sur la cuisse, contusions sur les bras et le dos. Des conclusions appuyées par des photos prises au cours de ces derniers mois. On y voit la victime, la lèvre en sang et le corps couvert d’hématomes.
Pour les faits qui lui sont reprochés, l’homme de bientôt 30 ans a presque réponse à tout. Les traces de coups sur son visage ? « C’est elle qui se mettait des claques en criant qu’elle en avait marre de tout ça », réplique le prévenu, confiant. Pour la première fois, elle le regarde, estomaquée. Quant aux lésions sur son cuir chevelu ? « Elle se tirait aussi les cheveux quand elle se frappait le visage ». Les bleus sur les cuisses et sur les bras ? « C’est quand elle fait des ménages ». Nouveau regard de la victime vers le prévenu. Et le sang retrouvé sur un coussin ? « Ça lui arrive souvent de s’essuyer la bouche avec un coussin ». Il reconnaît tout de même avoir poussé la victime, mais seulement parce qu’elle lui a « mis deux coups de poing dans le dos ». Après avoir remonté ses grandes lunettes, la jeune femme soupire et retient ses larmes.
Loin d’être convaincue par ces explications, la procureure souligne l’incongruité de ces propos lors de ses réquisitions. « C’est vrai qu’on a tous l’habitude de s’essuyer la bouche avec un coussin », ironise-t-elle.
« Une femme qui a été maltraitée des mois et des mois »
Surtout, cette terrible soirée n’a malheureusement pas été la seule. Le prévenu venait de finir une peine de sursis pour avoir violenté une première fois sa femme en 2024. Et son casier fait également mention d’une autre condamnation pour des faits similaires sur son ex-conjointe, également la mère de son enfant. L’avocat de la partie civile parle d’une femme « battue régulièrement et qui a été maltraitée des mois et des mois ». « Ma cliente a vécu un véritable enfer », affirme-t-il devant la présidente. Tout le long de l’audience, le prévenu ne quitte pas des yeux l’avocat de celle qu’il appelle « madame ». Il assure, ne manquant ni d’assurance, ni d’audace, qu’il a été « discriminé » par sa conjointe, et qu’elle n’avait de cesse de le menacer de le renvoyer en prison.
Durant tout le procès, l’homme n’a cessé de minimiser et de rejeter la faute sur son épouse. « Il n’y a aucune prise de conscience », déplore la procureure avant d’appeler à une sanction stricte. « Là, c’est de trop », conclut-elle. Du côté de la défense, l’avocate du prévenu a joué la carte du manque de compréhension du contexte global du couple. « Ce dossier peut paraître inquiétant lorsqu’on ne prend que les faits du 8 mars, annonce-t-elle. Il faut prendre en compte toute une situation. » Des disputes régulières, des insultes répétées et des violences réciproques ont été des arguments utilisés tout au long de la procédure par son client.
Le prévenu est finalement condamné à 12 mois d’emprisonnement avec 6 mois de sursis et l’interdiction de se présenter au domicile de la victime ou de prendre contact avec elle. À l’annonce de la décision, la jeune femme se lève et a quitte la salle d’audience aussi dignement qu’elle y était entrée.
Maud Karst
Edité par Eva Lelièvre
14h24 : le nouveau guide suprême iranien appelle à maintenir le détroit d'Ormuz fermé
Dans sa toute première prise de parole officielle à la suite de sa nomination dimanche, le nouveau guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, appelle à maintenir le détroit d'Ormuz fermé après que Donald Trump a jugé que les prix du pétrole passaient après la nécessité de stopper l'Iran. Le nouveau leader affirme également qu'il « se vengera des tueries » perpétrées par les frappes américano-israéliennes et menace de « frapper » toutes les bases américaines de la région, dont il exige la fermeture.
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13h55 : la Turquie annonce être en discussion avec avec l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a également appellé un arrêt des « attaques israéliennes avant l'effondrement du Liban ». Au cours de cette conférence organisée ce midi à Ankara, aux côtés de son homologue allemand Johann Wadephul, il a fustigé le gouvernement de Benyamin Netanyahou de mener une « politique expansionniste » ayant des conséquences dans toute la région.