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Le sport, critère de rencontre
Emma, fine et tonique, et Dorian, grand blond et à la carrure sèche, ont construit leur vie autour de l’athlétisme. Tous deux athlètes à l’ASPTT Strasbourg, ça aurait été compliqué de partager leur vie avec un non-sportif. « Le soir, si on est fatigué, on ne sort pas, mais on se retrouve dans le calme ; et si on veut dormir à 22h, on le fait, et chacun comprend », affirme l’athlète de 24 ans. Leur train de vie de sportif influence aussi leur vie sexuelle : « Rien à voir avec la performance sportive. C’est plutôt l’inverse, les entraînements peuvent créer une baisse de libido. » Ils l’avouent, avant de continuer leur entraînement : « Avec un non-sportif, il ne comprendrait pas. »
Une compréhension et un soutien mutuel
Pour Typhanie et Axel, le sport est aussi le moteur du couple. Ensemble depuis trois ans, ces deux gardiens de handball partagent le même rythme, entre entraînements, déplacements et travail. Installés sur leur canapé, la sportive de haut-niveau de 28 ans, encore habillée de son ensemble de jogging, évolue aujourd’hui en D2 à Nîmes ; lui, en pyjama à carreaux et plaid entre ses jambes, joue en Nationale 3, avec l’ambition d’atteindre un jour la N1. « Je n’ai peut-être pas son niveau, mais elle m’inspire. Grâce à Typh, j’ai envie de progresser », s’exclame son compagnon de 25 ans.
Il l’a suivie à deux reprises lors de ses transferts : d’abord sa ville natale de Saint-Amand, dans le Nord, où ils se sont rencontrés ; puis son emploi à Strasbourg pour la rejoindre dans le Sud. « J’ai beaucoup hésité avant d’accepter Nîmes, reconnaît Typhanie. Mais c’est Axel qui m’a convaincue. C’est mon avenir, mais je veux aussi que ce soit le nôtre. » Pour le psychologue Pierre Eslen, leur relation illustre parfaitement la force du soutien mutuel dans un couple sportif : « Quand deux partenaires sont engagés dans le sport, il y a une compréhension naturelle. Inutile de justifier fatigue ou tension d’avant-compétition : l’autre sait déjà ce que ça représente. »
Il y a deux ans, un mercredi soir printanier à Strasbourg, une cinquantaine de coureurs s’élancent du pied de la cathédrale. Parmi eux, Hugo, le co-créateur de cet évènement Mercredi Run, et Alix. Après le footing, dans le brouhaha des joggeurs réunis autour d’un verre, c’est le coup de foudre. Depuis, ils ne se quittent plus. En sixième année de médecine, Alix jongle entre concours et révisions ; Hugo travaille comme communicant pour l’Office des Sports de Strasbourg. Pourtant, ils trouvent toujours le temps de courir côte à côte. « On ne cherche pas la performance, c’est un moment pour nous », précise l’étudiante de 24 ans. Depuis, Alix prend part à l’organisation de ce 8km tous les mercredis, montre connectée au poignet, drapeau sur le dos pour guider les runneurs et veiller au bon déroulement de la course. Hugo, lui, silhouette élancée et caméra en main, capture chaque foulée, chaque arrêt aux feux rouges. Il se faufile entre les pelotons pour avoir la meilleure image.
Course à pied, handball ou musculation, de plus en plus de partenaires transpirent à deux. L’effort devient un langage d’amour, un moteur de complicité mais aussi parfois une source de tension, quand les rythmes ou les ambitions divergent.
15h13 : Une explosion entendue à Dubaï, selon une journaliste de l'Agence France-Presse
Une explosion a été entendue à Dubaï vendredi, a rapporté une journaliste de l'AFP, au moment où les autorités émiraties envoyaient des messages sur les téléphones avertissant de « possibles menaces de missiles ».
« Les systèmes de défense aérienne font actuellement face à une menace de missile », a aussi indiqué le ministère de l'intérieur émirati.
Vous l’aurez deviné, Victor Weinsanto s’inspire largement des lieux qu’il traverse. Si sa première collection « Connes-sur-mer » reprenait l’esthétique des « cagoles » qui tannent les plages cannoises, une ville où il a en partie fait ses études de danses, sa dernière création « After Midnight » s’inspire de personnages des grandes capitales européennes. « Je voulais montrer la bourgeoise punk dévergondée qui commence sa soirée à l’Opéra et la termine au Berghain. » Un défilé où celui qui « ne pas être le meilleur pour parler de ses fringues » s’est lâché niveau mise en scène et performance. Avant d’arriver sur le catwalk de béton, ses silhouettes descendent un escalier en fer forgé noir avec lequelle elles jouent de jetée de jambes. Au milieu, un duo, Mimi et Julie, ses « muses » marquent la rupture. Alors que l’ambiance était au calme et à l'élégance, les deux performeuses s’emballent dans une danse performative « énervée et sauvage ». « Mes mannequins sont souvent des artistes, ce sont des personnes qui ont des attitudes qui me parlent. » Un choix artistique qu’il justifie en disant : « Je voulais quand même devenir danseur pour être chorégraphe. »
Mahault de Fontainieu
Édité par Lucie Porquet
« Mes grands-parents me parlaient alsacien »
En 2021, c’est dans la collection « Hopla Geiss » qu’il met son Alsace natale à l’honneur. Coiffes de tulles pharaoniques, tresses nouées en bretzel, du kelsch teinture aux couleurs psychédéliques… des inspirations « premier degré » assumées qu’il repulpe. « Ce sont les premières choses auxquelles j’ai pensé, des clichés que chacun interprète à sa manière. »
C’est aussi une histoire de souvenir d’enfance. Le Kougelhopf du samedi midi chez ma grand-mère qu’il « trouvait trop sec » devient un sac « rose néon ». « Je suis né dans un petit patelin, alors je me suis dit : personne n'en parle jamais de l'Alsace dans la mode » avait déclaré le gamin de Souffel’à l’époque à France 3. « Quand je voyais mon grand-père habillé en tenue traditionnelle, ma grand-mère aussi, cela m'a inspiré. Mes grands-parents me parlaient en alsacien », raconte-t-il.