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L'association Vélostation a organisé dimanche une bourse aux pièces de vélos et une expo de vieilles bicyclettes, sur la place du marché. Un rendez-vous pour tous les bricoleurs et les collectionneurs à la recherche de la pièce rare.
Des dérailleurs, des phares, des pédales ou des pièces de toutes sortes entassés dans des cartons. Quelques vendeurs sont assaillis par des passionnés à la recherche de quoi réparer leur vélo sans se ruiner. Des collectionneurs glanent d'un œil expert dans ce joyeux bric-à-brac pour dénicher la pièce d'époque qui conviendra parfaitement à leur vieille monture.
C'est Vélostation, une association du quartier consacrée aux deux roues (sans moteur), qui organise cette manifestation.
Sous une tonnelle, des vélos anciens, prêtés par le vélo club de Cronenbourg, attisent la curiosité des passants. Du Grand-bi, dont on s'étonne que des gens purent un jour tenir dessus, aux vélos des années 30 ou 40. Certains collectionneurs sont venus au guidon de leur bicyclette vintage et apprécient parler de leur collection à ceux qui sont surpris de voir un vélo original.
Violetta Kuhn et Anthime Verdier/CUEJ
Texte : Anthime Verdier/CUEJ
Le groupe de métal « Ophidian Spell », dans les entrailles de Neudorf, prépare son nouvel album pour début 2014.
Vrombissements sourds et rythmes violents : le son, qui s'échappe ce vendredi soir du sous-sol du magasin de musique « Veitz Guitars », 11 rue du Maennelstein, au cœur de Neudorf, tranche avec le calme environnant. A l'origine de ce déluge de décibels : une répétition de « Ophidian Spell », un groupe de métal neudorfois fondé il y a quatre ans.
Ces sept musiciens passionnés ont sorti il y a un an un premier disque avec quatre titres de « symphonic death metal », une forme de métal accompagnée de sons d'orchestre. Selon Jean-Marc, fondateur et guitariste, cette musique s'apparente à des compositions pour le cinéma. Le prochain album d'« Ophidian Spell » ne devrait pas tarder à naître : « En ce moment, on est en train de le préparer pour une sortie en début de l'année 2014. »
Les fans du groupe doivent encore patienter un peu pour revoir en live Jean-Marc, Will, Julien, Lo, Max et John. « Là en ce moment, on se prive un peu de concerts. Mais on espère retourner sur scène au mois de mars 2014 », promet Julien, l'autre guitariste.
Conscients des clichés que traîne le style de musique qu'ils ont choisi, les membres du groupe répondent avec (beaucoup) d'autodérision à des questions (un tantinet) provocatrices.
Prévue à l'origine pour la fin de cette année, la maison de la petite enfance de la Robertsau n'ouvrira ses portes qu'en mars prochain. Le chantier sera terminé avec deux mois de retard, à cause des intempéries de cet été et de travaux de terassement plus longs que prévus sur le terrain situé rue de la baronne d'Oberkirch, d'après la Ville. Près de quatre millions d'euros ont été débloqués pour la construction de ce lieu, le retard n'a pas entraîné de surcoût.
Soixante places seront disponibles pour accueillir les enfants du quartier. Cette structure est multi-accueil, ce qui signifie qu'elle fera office de crèche à temps partiel, ou complet, pour les enfants âgés de deux mois et demi à quatre ans. Un équipement qui vient s'ajouter aux deux structures "Boecklin" (20 places), dans la rue du même nom, et "Lovisa" (50 places), situé rue Mélanie, qui proposent également le multi-accueil. "Le quartier est en fort développement urbain. Et les deux structures actuelles sont relativement anciennes", explique Gabriel Willinger, directeur du service de la petite enfance. Si la Ville est en charge de la construction, la maison sera gérée par l'association Leo-Lagrange, qui bénéficiera d'une délégation de service public de la part de la Ville de Strasbourg.
Les inscriptions sont ouvertes, et se font auprès du relais petite enfance au 03 88 43 65 58.
François Delencre
Le groupe de métal « Ophidian Spell », dans les entrailles de Neudorf, prépare son nouvel album pour début 2014.
Vrombissements sourds et rythmes violents : le son, qui s'échappe ce vendredi soir du sous-sol du magasin de musique « Veitz Guitars », 11 rue du Maennelstein, au cœur de Neudorf, tranche avec le calme environnant. A l'origine de ce déluge de décibels : une répétition de « Ophidian Spell », un groupe de métal neudorfois fondé il y a quatre ans.
Ces sept musiciens passionnés ont sorti il y a un an un premier disque avec quatre titres de « symphonic death metal », une forme de métal accompagnée de sons d'orchestre. Selon Jean-Marc, fondateur et guitariste, cette musique s'apparente à des compositions pour le cinéma. Le prochain album d'« Ophidian Spell » ne devrait pas tarder à naître : « En ce moment, on est en train de le préparer pour une sortie en début de l'année 2014. »
Les fans du groupe doivent encore patienter un peu pour revoir en live Jean-Marc, Will, Julien, Lo, Max et John. « Là en ce moment, on se prive un peu de concerts. Mais on espère retourner sur scène au mois de mars 2014 », promet Julien, l'autre guitariste.
Conscients des clichés que traîne le style de musique qu'ils ont choisi, les membres du groupe répondent avec (beaucoup) d'autodérision à des questions (un tantinet) provocatrices.
Violetta Kuhn/CUEJ
Maxime Le Nagard
Gabriel Nedelec
Au collège François Truffaut, maille Karine, une association vient en aide aux élèves de troisième dans leur recherche de stage en entreprise. Des premiers pas qui revêtent une importance particulière pour des jeunes issus d'une zone sensible et durement touchée par le chômage.
Cette semaine, le collège François Truffaut, au nord de Hautepierre, prépare ses élèves de troisième aux stages en entreprise. Amel Bellahcene, de l'association D-Clic, est intervenue dans les 5 classes du collège. Ce mercredi 9 octobre, il lui restait deux classes à rencontrer. “Je suis là pour vous aider à trouver un stage en entreprise, annonce-t-elle. Voici mon numéro. Vous m'appelez et on fixe un rendez-vous pour discuter de vos envies et de ce que l’on peut vous proposer.” Provocateur, un jeune garçon lève la main : « C'est votre numéro personnel ?” Eclat de rire général. Mais le calme est très vite ramené par Thierry Kiledjian, le principal de l’établissement depuis septembre.
Mis en place en 1996, le stage de troisième est devenu un passage obligé. Mais pour les élèves de Hautepierre, la tâche s’avère ardue. “Ici, les enfants ont un mal de chien à trouver un stage, confie Nathalie Sommer, la professeure de physique-chimie. Les parents ne travaillent pas forcément, ils manquent de contacts et de conseils. Et puis, quand les employeurs entendent Hautepierre…”, s’arrête-t-elle, laissant planer le sous-entendu.
Une cinquantaine d’entreprise engagées
Fondée en 2008 par d’anciens habitants du quartier, D-Clic est en partenariat avec une cinquantaine d’entreprises qui se sont engagées à accueillir les élèves de Hautepierre. “Pour le collège, c’est un véritable atout, explique le principal, Thierry Kiledjian. Cela permet d’éviter le classique stage chez le coiffeur ou dans le kebab d'à côté.” En effet, les stages proposés par les entreprises sont assez variés : travail dans le bâtiment avec Vinci Construction, dans les énergies durables avec Calitech, la location de voitures avec La clé du temps et même au service des archives du CHU de Hautepierre. “Un enfant issu des quartiers n’aurait jamais eu la chance de faire un stage comme ça sans D-Clic, s'enthousiasme Amel Bellahcene, seule salariée de l’association. Nos bénévoles mettent aussi la main à la pâte. L’un d’entre eux travaille à la tour de contrôle de l’aéroport de Strasbourg. L’année dernière, il a accueilli deux jeunes. Pour eux, c’était une expérience incroyable.” Au total, une vingtaine de collégiens ont sollicité D-Clic l'an passé. Ils ont tous obtenu un stage.
Car le plus souvent, les élèves ignorent tout simplement où chercher. “Les jeunes ont du mal à quitter le quartier, se désole leur professeure Nathalie Sommer. Parfois, ils n’en sont jamais sortis.” Vahe aimerait faire son stage dans un petit restaurant du coin. “Il fait aussi chicha, tente-t-il d’argumenter timidement en face de son principal. Mais je ne sais pas si vous allez accepter.” Effectivement, Thierry Kiledjian désapprouve et renvoie le jeune dépité vers D-Clic. Même refus pour Sumeyra qui voulait postuler dans une maternelle du quartier. Le principal et son équipe éducative préféreraient qu'elle cherche son stage en dehors de Hautepierre.
En attendant un rendez-vous avec Amel Bellahcene, les élèves auront une occasion de plus pour s’orienter grâce au forum des métiers que D-Clic organise au sein même du collège François Truffaut, le 30 novembre prochain.
Gabriel Nedelec
Maxime Le Nagard