
Ce vendredi 29 mai, le conseil de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) se réunit pour la troisième fois de cette nouvelle mandature. Point principal à l’ordre du jour : l'étude des rapports de la Chambre régionale des comptes du Grand-Est portant sur l’accession aux logements sociaux dans le Bas-Rhin et sur le Parc des Expositions du Wacken.
Suivez le conseil en direct avec les étudiantes et étudiants du Cuej à partir de 9h !
13h05
C’est la fin de ce conseil eurométropolitain
Merci à toutes et à tous d’avoir suivi ce direct. Le prochain conseil est le 26 juin à 9h.

C'est la fin du conseil © Nina Brulaire
13h03
Catherine Trautmann conclut le conseil
“Ce conseil, qui est un conseil d’installation, était formel et a permis d’avancer sur beaucoup de sujets.” Elle soulève le manque de cohérence au niveau de la politique nationale et la nécessité d’accompagner les citoyens de l’EMS. “On commence le 1er juillet pour établir notre calendrier et notre feuille de route.”
12h54
Thierry Sother (PS) salue le climat apaisé du débat. Il regrette cependant l’absence d’investissement de l’Etat sur la question : “La question des mobilités doit se jouer sur un territoire plus large que l’Eurométropole.”
Après une courte reprise de parole de Thibaud Philipps, Catherine Trautmann conclut : “Il y a beaucoup de pain sur la planche.”
12h43
La ZFE toujours bien en vigueur dans l'Eurométropole
Le 1er vice président de l'Eurométropole, Thibaud Philipps (groupe Vision communes) rappelle que “la ZFE de l’Eurométropole est toujours en vigueur et bien en vigueur”. Il propose un “ travail collectif ” de tous les groupes politiques sur la question.
Pour Floriane Varieras (écologiste), “il faut continuer les efforts”. Elle propose notamment “d’aller plus loin sur les mobilités douces et la pollution de l’air”.
Jean-Philippe Maurer réclame une clarification quant aux ZFE. “Nos concitoyens ne savent plus où ils en sont.” Il plaide pour un rétroplanning public, alors que “beaucoup de concitoyens ne peuvent pas opérer un changement brutal pour obtenir une voiture avec un autre Crit’Air”.

Thibaud Philipps, premier vice-président de l’EMS et maire de la commune de Illkirch-Graffenstaden, en appelle aux autres groupes politiques sur les ZFE © Alice Billia
12h33
Une question d’actualité sur les Zones à faibles émissions (ZFE), présentée par le groupe Pour une métropole en commun, est débattue
Les ZFE sont des territoires dans lesquels la circulation de certains véhicules peut être restreinte afin de réduire la pollution de l'air. Les véhicules qui peuvent y circuler doivent disposer d'une vignette Crit'Air attestant qu'ils ont l'autorisation de circuler.
Michael Nguyen (écologiste, groupe Pour une métropole en commun) : “notre groupe considère que les ZFE sont un enjeu de santé publique”, tout en soulignant qu’elles ne doivent pas conduire à l’exclusion des plus modestes. Il soutient la transformation des ZFE mais pas leur suppression.
Le Schilikois avance des propositions ambitieuses : amplification du plan vélo, gratuité des transports en commun, valorisation des solutions d’autopartage, aide à l’achat de véhicule Crit'Air 1…
En avril, l’Assemblée nationale a voté leur suppression comprise dans le projet de loi de simplification de la vie économique. Le RN et ses alliés avaient voté pour, LR avait également majoritairement voté en faveur, et les députés centristes étaient divisés.
Le 21 mai, le Conseil constitutionnel a censuré totalement ou partiellement 25 articles sur les 84 de la loi de simplification, annulant ainsi la suppression de la ZFE pour cause de cavalier législatif.
L'interdiction de circuler est donc maintenue pour les Crit'Air 4 et 5 dans les zones à faibles émissions.

Michael Nguyen (écologiste) demande la transformation des ZFE © Alice Billia
12h32
La motion anti Bolloré est adoptée
Catherine Trautmann rappelle la nécessité de cette motion et appelle à voter pour. 55 élus se sont positionnés en faveur, 42 n'ont pas pris part au vote et un s'est abstenu. Les Républicains Jean-Philippe Vetter et Irène Weiss ont voté contre.
12h17
La maire de Schiltigheim Nathalie Jampoc-Bertrand relance le débat législatif pour la loi anti-concentration des médias. “Quand les démocraties somnolent sur ce qu’elles pensent être acquis, l’extrême-droite investit les champs de la culture. Tous les jours, ne laissons pas les artistes et le monde de la culture seul se défendre.”
Frédérique Neau, portant la voix du groupe de Jean-Philippe Vetter (LR), rappelle le rôle positif de Canal+ dans le secteur cinématographique. Elle ne comprend pas qu’un débat à portée nationale fasse l’objet d’une motion de l’EMS, qui ne peut selon elle pas interférer. Elle demande cependant la récupération de ses droits d’auteurs auprès de Fayard “pour ne pas avoir son livre à côté de celui de M. Bardella”. Le groupe ne vote pas la motion.
Thierry Sother (PS), lui, rappelle des récents succès au cinéma comme Le chant des forêts “qui font la fierté de notre territoire”. Il dénonce que “ce monde est aujourd’hui menacé” et que le cinéma doit rester un espace de liberté. Le député socialiste souhaite d’ailleurs interpeller le gouvernement à ce propos.

Frédérique Neau, prenant la parole pour Jean-Philippe Vetter (LR), ne veut pas avoir "son livre à côté de celui de M. Bardella” © Jeanne-Esther Eichenlaub
12h04
L’insoumis Florian Kobryn, à l’initiative de la motion, s’exprime
Pour l'élu à l'initiative de la motion, Vincent Bolloré a toujours la même méthode : “ imposer sa ligne éditoriale réactionnaire”, qui représente “une menace de plus sur notre démocratie et nos imaginaires communs”. Il refuse que son “empire” s’étende à toute la filière du cinéma et justifie sa motion par la “participation à une mission d’intérêt général”, notamment depuis que le mouvement s’est élargi.
À la veille du Festival de Cannes, plus de 600 professionnels du cinéma et le collectif "Zapper Bolloré" ont signé une tribune dans Libération dénonçant la stratégie d'expansion menée par le milliardaire Vincent Bolloré sur le monde du cinéma via son groupe Canal+. Le groupe détient aujourd’hui 34% du capital d’UGC et projette d’acquérir 100% des parts. Suite à cette tribune, le directeur général du groupe Canal+, Maxime Saada, a déclaré ne plus vouloir travailler avec les signataires de la pétition. Face à cette réaction, la Ligue des droits de l’homme et la CGT-Spectacle ont annoncé, le 23 mai, avoir engagé une action en justice contre Canal+ pour discrimination.
La motion présentée par Kobryn (LFI) est débattue : face à l’offensive de Vincent Bolloré, l’EMS solidaire du monde du cinéma
Les différents partis en groupe de travail, sous l'impulsion des Insoumis, ont abouti à un texte commun à propos du débat sur la tribune “Zappons Bolloré”. Vincent Bolloré ne veut plus travailler avec les signataires de la tribune. Cela “pose un problème de concentration des médias et de l’industrie culturelle auprès d’un seul ou d’une domination d’acteurs”, soulève Rebecca Breitmann (groupe de la majorité).
11h59
Chantal Cutajar (Faire Eurométropole Ensemble, un territoire de progrès et solidaire) répond aux élus :
“Au fond, le sujet est plus large que celui de l’Ademe. C’est celui de la capacité réelle des territoires à opérer les changements qu’on lui demande aujourd’hui.” Les collectivités territoriales sont pour elle en première ligne. Elle rappelle que “ce ne sont pas des structures administratives abstraites mais des moyens concrets permettant aux communes du territoire d’engager des investissements indispensables”, regrettant que ce ne soit pas voté par le groupe d'Irène Weiss (Union du Centre, de la Droite et de la Société civile).
Catherine Trautmann dit “souscrire pleinement” à la motion, qui est finalement adoptée à 82 votes pour, 9 absentions (de la droite) et 5 personnes ne prenant pas part au vote.
11h53
Irène Weiss (LR) se positionne : “Nous sommes réservés sur cette motion.” La conseillère déléguée à la cybersécurité souligne l’importance d’une bonne utilisation de l’argent public et pointe du doigt les liens entre l’exécutif de Catherine Trautmann et les membres de l’Ademe. “Le président de l’Ademe a soutenu ouvertement un candidat strasbourgeois aux municipales.” Elle conclut : “Pour toutes ces raisons, nous ne voterons pas cette motion.”
11h47
Floriane Varieras (écologiste), s’aligne avec le discours de Thierry Sother et souligne l’importance cruciale de l’Ademe comme outil nécessaire pour la transition écologique et le dérèglement climatique. Elle alerte au sujet de la situation actuelle : “Toute personne de plus de 15 ans n’a jamais connu ça en Alsace.”
L’ancienne maire de Schiltigheim Danielle Dambach (écologiste) s’inquiète des “détracteurs” qui “déprécient” l’agence pour réduire ses budgets, elle qui juge les aides distribuées comme “indispensables”. “Pour une EMS en commun, nous soutenons pleinement cette motion”, affirme-t-elle en conclusion.

Danielle Dambach (écologiste), ancienne maire de Schiltigheim, décrit les “aides indispensables de l’Ademe” © Nina Brulaire
11h45
La motion de l’Ademe (agence de la transition écologique) est examinée
“L’Ademe fait face à une remise en cause au niveau national”, s’inquiète Thierry Sother (PS). Il demande une reconnaissance de l’agence et exige que l’Etat subvienne à ses besoins, dans un contexte “d’urgence climatique”.
La motion présentée par le groupe de la majorité "Faire Eurométropole ensemble, un territoire de solidarité et de progrès" pour le maintien de l'Ademe au service des territoires.
L’Ademe ou l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie est un établissement public sous la tutelle des ministères de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Transition écologique et solidaire. Cette agence est aujourd’hui menacée de démantèlement par un avant-projet de loi et ses compétences seraient transférées aux directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal).
La proposition de suppression de l’Ademe a été pour la première fois émise par le Rassemblement national dès octobre 2025. L’idée a été reprise par l’Union des droites pour la République, les Républicains puis par certains députés centristes et est aujourd’hui discutée par le gouvernement.

Thierry Sother (PS) s'inquiète de la remise en cause de l'Ademe © Jeanne-Esther Eichenlaub
11h42
Le point est adopté.
11h37
Les élus débattent sur le point 7, qui concerne le dispositif d’aides financières et de conseil à la végétalisation des espaces résidentiels Ma Prime Vegetalis - attribution des subventions à divers bénéficiaires
Irène Weiss (LR) dresse un bilan du dispositif. “On affiche une ambition très importante sans se donner les moyens d’atteindre les objectifs fixés.”
Chantal Cutajar, vice-présidente du conseil, propose de faire un bilan plus large, notamment pour vérifier si le dispositif a permis d’améliorer le bien-être des habitants de part la création d'îlots de chaleur, l’infiltration des eaux pluviales et la captation du CO2.

Irène Weiss (LR) déplore la baisse de budget sur la prime Vegetalis : 65 000€ attribués contre 200 000€ l’année dernière © Colin Berson
11h34
Catherine Trautmann réaffirme l’engagement de la collectivité pour la santé mentale, désignée comme “la grande cause nationale”. Le soutien proposé aux GEMs à hauteur 45 000 € est adopté à l’unanimité.
Les Groupes d’entraide mutuelle (GEM) sont des structures de prévention associative qui accueillent des personnes avec des troubles ou handicaps similaires. Il a pour objectif la création d’un lien social, la lutte contre l’isolement et l’inclusion dans la vie de la cité.
11h31
Le conseil passe au point 6 : l’attribution de subventions en faveur de la santé mentale : soutien des Groupes d'Entraides Mutuelle (GEM)
Florian Kobryn (LFI) commence par saluer leur travail. “C’est un travail de fourmi qui est réalisé au quotidien.” Pour lui, la collectivité européenne d’Alsace doit être impliquée sur ces GEM “car ils sont au plus près du terrain”.

Florian Kobryn (LFI), conseiller métropolitain et ancien, prend la parole sur l’attribution de subventions sur la santé mentale. Il félicite le travail des groupes d’entraides mutuelles, qui adopte une approche qui n’est pas “méprisante” © Marion Guedot
11h25
La désignation des représentants de l’EMS au sein de diverses commissions, sociétés et organismes, prend fin. Seuls trois insoumis ont voté contre. 90 élus se sont positionnés pour.
11h00
Les conseillers eurométropolitains prennent acte sur le rapport de la Chambre concernant le logement social.
10h54
Florian Kobryn (LFI) souhaite revenir sur le sujet du Parc des expositions. Cette prise de parole a été expéditive. “Je voulais juste revenir sur l’investissement important de la collectivité.” Il demande à revoir le coût important lié à l’Orchestre philarmonique de Strasbourg.
En réponse, Catherine Trautmann (PS) : “Je suis d'accord avec vous pour dire que le tarif est assez lourd à payer pour l'orchestre”.
10h50
Jean-Luc Herzog, maire de Niederhausbergen, s’insurge : “Pensez vous que les communes comme les miennes, non astreintes au logement social, ne fassent pas d’effort ?” Il estime “ [rencontrer ] d'énormes problèmes au niveau du prix du foncier mais aussi au niveau des transports”. Le conseiller membre du groupe de droite “Maires et indépendants” illustre son propos : “Il m’a fallu dix ans pour mettre en œuvre un lotissement de 150 logements, dont 25% de logements sociaux, à cause de l’administration et de la paperasse.”
10h45
Intervention surprise de Pierre Perrin, maire de Souffelweyersheim
Le conseiller eurométropolitain, membre du groupe de droite Maires et élus indépendants, dénonce une “ stigmatisation des communes de seconde couronne”, qui subissent “l’epée de damoclès de la loi SRU”. Le maire de Souffelweyersheim assume : “oui nous sommes carencés, oui nous sommes des mauvais élèves”, estimant faire de son mieux.
La loi relative à la Solidarité et au renouvellement urbain (SRU), depuis 2000, impose que les communes de plus de 3 500 habitants doivent respecter un quota de 20% à 25% de logements sociaux sur l’ensemble des résidences principales du territoire. Dans l’EMS, seules 3 communes sur 21 assujetties à cette loi atteignent les seuils demandés : Bischheim, Schiltigheim et Strasbourg.
Les communes carencées se voient prélevées d’une “contribution” annuelle sur leurs ressources fiscales, en fonction de leur potentiel fiscal et de leur déficit en logement social.

Pierre Perrin, maire de Souffelweyersheim (groupe de droite Maires et élus indépendants), dénonce une “stigmatisation des communes de seconde couronne”. © Emma Simon
10h40
Syamak Agha Babaei, ancien premier adjoint de la ville de Strasbourg (LÉ), plaide pour un dialogue sur la question de la forme urbaine, de l’identité architecturale de chaque commune. “Retravailler les bassins de vie est important, afin d’organiser le parcours résidentiel.” Le conseiller du groupe “Strasbourg juste et vivante” rappelle : “La métropole n’a jamais produit 3000 logements sociaux, c’était entre 1500 et 1800 dans les meilleures années, entre 2014 et 2020”.
10h38
Le Conseil débat toujours du logement social, dont la gestion est épinglée par la Chambre régionale des comptes. La présidente, Catherine Trautmann, prend à son tour la parole.
“La question du logement est une de nos quatre priorité” estime Catherine Trautmann. La maire de Strasbourg annonce la tenue d’un “atelier qui va reunir les maires et permettra de travailler sur la durée”.
L’ancienne ministre veut inscrire la question du logement dans un cadre plus large, au croisement des “enjeux de transport, écologie, cadre de vie, accès à l’emploi”.
Parmi les réponses, la mise en place d’un “médiateur de logement” est sur la table. À propos de l’encadrement des loyers, “nous allons y travailler”, estime celle qui défend cette mesure à l’EMS depuis 2022.

Catherine Trautmann, maire de Strasbourg et présidente de l'Eurométropole. © Léo Sallé
10h35
Etienne Westphal (PS, groupe “Pour Strasbourg”), prend la parole, évoquant “une crise de la production très forte, avec l’augmentation des prix du foncier et le renforcement des coûts de construction”.
Selon lui, “l’enjeu de mixité sociale est fort. Notre effort doit être partagé au sein de la métropole et entre l’EMS et l’Alsace, ce qui ne peut se faire qu’en étroite collaboration avec les maires”.
“On peut faire mieux et améliorer le système de cotation de l’EMS pour améliorer les attributions [de logements sociaux]”.
L’élu socialiste demande un “soutien à la rénovation, une régulation des meublés de touristes, et une lutte contre logements vacants” au sein du parc de logements existant.

Etienne Westphal (PS), vice-président de l’Eurométropole, en charge de la politique foncière et immobilière, nuance : “Il ne faut pas oublier la succession de chocs nationaux, [...], l’augmentation des prix du fonciers et des choix nationaux fragilisant les bailleurs” © Léo Sallé
10h32
“Le diagnostic est ici posé, déclare le maire d’Illkirch-Graffenstaden, Thibaud Philipps également 1er vice président de l'EMS et membre du parti les Républicains, ce diagnostic doit nous permettre de s’inscrire dans une stratégie territoriale partagée avec les autres municipalités”. Pour avoir une stratégie adaptée, il demande “un document qui soit un engagement commun des différents maires de la métropole”. Pour aller dans ce sens, il souhaite inscrire des modifications au programme local de l’habitat (PLH) lors des prochaines modifications du plan local d’urbanisme (PLU). “ Ce qui est important c’est respecter les identités des communes”, insiste-t-il.

Le maire d'Illkirch-Graffenstaden, Thibaud Philipps. © Marion Guédot
10h30
La réponse de la majorité, non sans ironie, ne se fait pas attendre”. Non sans ironie, le conseiller eurométropolitain et adjoint en charge du logement à Strasbourg Paul Meyer insiste sur la mauvaise répartition des logements sociaux sur le territoire de l’Eurométropole. Une solution : “nouer un dialogue avec les maires pour permettre une production plus harmonieuse sur le territoire”.

Paul Meyer (PS), adjoint à la maire de Strasbourg en charge du logement, ne mâche pas ses mots envers l’ancienne majorité. Selon lui, elle a laissé le Parc social se détériorer et les Airbnb proliférer. © Anaïs Coste
10h20
Florian Kobryn (LFI) sur le logement social :
“La motion résonne comme un cri d’alarme”. Il évoque “31 000 demandes en attente”, avec “seulement une demande de logement social sur 8 qui obtient une réponse positive”. Selon lui, la politique publique “censée permettre de donner un toît à un tout le monde” ne remplit pas son objectif, avec “18 communes sur 21 qui font sécession sociale”. Pour l’élu insoumis, cette situation résulte de la “politique macroniste”, mais aussi de “la crise de l’offre de logements sociaux”. Une explosion de la demande qui reflète une “explosion des inégalités, un tassement des salaires” plus général.
Le conseiller municipal plaide pour un encadrement des loyers, afin que “la ville ne soit plus réservée qu’aux riches”. “Aujourd’hui on n’accueille plus de Strasbourgeoises et de Strasbourgeois, mais des touristes.”
Au nom de son groupe, Florian Kobryn parle de quatre décisions fortes : un minimum de 1600 logements construits par an, le déploiement de moyens drastiques pour lutter contre les plateformes touristiques, du logement social réparti sur l'ensemble du territoire, et “faire du logement social vraiment social”, c’est-à-dire “l’attribuer à ceux qui ne peuvent vraiment pas”.
10h15
Jean-Philippe Maurer (Union du centre, de la droite et de la société civile) sur le logement social :
“Au-delà des chiffres et des tableaux, c’est un problème majeur pour des femmes, des enfants, des familles.” Il note une tension entre l’offre et la demande. “ Il y a eu une attribution pour huit demandes en 2024, or nous savons que la tension s’installe à partir d’une attribution sur 4 demandes.”
Il reste cependant nuancé : “La motion qui laisse 24 mois pour obtenir un logement me semble très optimiste.”

Jean-Philippe Maurer, conseiller eurométropolitain (union de la droite, du centre et de la société civile) dénonce un Parc social vieillissant avec une tension entre l’offre et la demande. “Les conditions de logement d’une partie de nos concitoyens se dégradent”, regrette-t-il. © Anaïs Coste
10h10
Dans l’Eurométropole, le taux de refus de logements sociaux par les demandeurs était de 43% en 2024. “La question des refus est à regarder, insiste la maire de Schiltigheim, Nathalie Jampoc-Bertrand, dans la lignée du rapport de la Chambre. Plus de 60% des ménages avec famille demandent à aller en deuxième couronne”. En creux, la socialiste expose les enjeux de sécurité dans les quartiers qui concentrent des logements sociaux comme motif de refus.

Nathalie Jampoc-Bertrand, maire de Schiltigheim, groupe de gauche “Pour une métropole en commun”. “ Le Parc social est déjà là, mais il faut réfléchir à la manière de le rénover”, souligne-t-elle. © Anaïs Coste
10h00
Antoine Splet (PCF) sur le logement social :
“J’ai peur qu’on prenne un peu le problème par le bout de la lorgnette, expose-t-il, ce rapport a une vertu, c’est qu’il met la question sociale au cœur du débat de ce matin”.
Le conseiller élu à la ville de Schiltigheim poursuit : “Je ne suis pas très à l’aise avec le terme de logement social, je préfère celui de logement public. Il n’est pas réservé aux plus pauvres, mais doit être accessible à 70% de la population.” Il rappelle que chaque année, 31 000 demandes ne sont pas prises en compte, et que de nombreuses communes n’atteignent pas la moitié des seuils demandés par la loi SRU.

Antoine Splet, conseiller eurométropolitain, adjoint de la commune de Schiltigheim. Il fait partie du groupe de gauche “Pour une métropole en commun”. © Anaïs Coste
9h55
Syamak Agha Babaei, au nom du groupe écologiste, défend le bilan de la majorité du mandat précédent. “Ce rapport rappelle le rôle majeur que joue l’EMS sur l’accès au logement social vu qu’elle concentre 70% des logements sociaux du département. L’ancien premier adjoint de la mairie de Strasbourg met l’accent sur le manque de petits logements, “vampirisés par les Airbnb et le logement du tourisme”.

Syamak Agha Babaei, ancien premier adjoint en charge des Finances et du Personnel sous le mandat de Jeanne Barseghian. © Emma Simon
9h40
Logement social : le conseil aborde les recommandations de la Chambre régionale des comptes, premier point de l’ordre du jour
Le conseil de l’Eurométropole doit prendre acte des recommandations du rapport de la Chambre régionale des comptes Grand Est sur le logement social. Un deuxième ensemble de recommandations sur la reprise en main du nouveau parc des Expositions du Wacken dont la construction a mené à des dérives budgétaires est également proposé au conseil.
Le rapport de la Chambre régionale des comptes constate une inadéquation sur le territoire de l’EMS. La situation s’inscrit dans un contexte national difficile. Dans l’EMS, la demande de logements sociaux s’est accrue de 52% depuis 2015. La Chambre émet des recommandations à l’égard des EPCI (établissement public de coopération intercommunale) du Bas-Rhin.

Florian Kobryn, chef de groupe La France Insoumise (LFI), présente deux motions à ce conseil. © Emma Simon
9h30
En complément de l’ordre du jour, il y a trois motions :
La première motion, présentée par Florian Kobryn (LFI), vise à afficher le soutien de l’Eurométropole à la tribune “Zappons Bolloré”. Le groupe de travail constitué pour ce texte est dirigé par Rebecca Breitman (Modem), vice-présidente chargée de l’audiovisuel.
La deuxième, toujours présentée par l’ancien candidat insoumis à la mairie de Strasbourg, vise à répondre à la problématique de l’accès au logement pour les étudiants. Le vote de la motion est finalement reporté au prochain conseil le 26 juin prochain, après un vote à l'unanimité pour modifier l’ordre du jour, au motif que la majorité travaille également sur le sujet. Il s’agissait de soutenir le projet de construction d’une résidence sociale du Crous sur la place d’Islande. L’élu insoumis craignait une remise en cause du projet alors qu’il est dans les tuyaux depuis 2022. Son financement est validé par l’EMS depuis décembre 2025.
Enfin, la troisième motion, présentée par le groupe Eurométropole Écologiste et Citoyenne, vise à défendre l’ADEME (l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) face au projet de réforme du gouvernement. L’exécutif a déposé un projet de loi, le 20 mai 2026 pour modifier le fonctionnement de l’agence. Le but est de transférer ses pouvoirs régionaux aux préfets.
9h25 :
L'ordre du jour du conseil de l'Eurométropole du vendredi 29 mai
Ressources humaines, finances et affaires générales
1. Communication des observations définitives de la Chambre régionale des comptes concernant le contrôle sur l'accès au logement social dans l'agglomération de Strasbourg, et le contrôle sur le Parc des Expositions de Strasbourg, et suivi des recommandations formulées dans le cadre du contrôle des comptes et de la gestion de l'Eurométropole de Strasbourg.
2. Désignation des représentant·es de l'Eurométropole de Strasbourg au sein de divers organismes
3. Remise gracieuse au profit d’agent·es de la collectivité
4. Communications concernant le conclusion de marché de travaux, fournitures et services et de leurs avenants.
Solidarité, lien social, vie quotidienne, culture et sport
5. Subventions au titre des solidarités
6. Attributions de subventions en faveur de la santé mentale : soutien des Groupes d'Entraides Mutuelle (GEM)
Transition économique et écologique du territoire
7. Dispositif d’aides financières et de conseil à la végétalisation des espaces résidentiels Ma Prime Vegetalis - attribution des subventions à divers bénéficiaires.
Les deux premiers points et les deux derniers points feront l'objet d'un débat lors du conseil. Les points trois, quatre et cinq ne sont pas retenus et donc adoptés d'office.
9h20
L’enjeu du conseil est le rapport de la Chambre régionale des comptes concernant les logements sociaux et le Parc des Expositions de Strasbourg.
9h15
L’appel a commencé. Jeanne Barseghian, absente, a donné procuration à Thierry Kuhn. Jean-Philippe Vetter a donné procuration à Irène Weiss.

Catherine Trautmann, maire de Strasbourg, préside ce conseil eurométropolitain. © Emma Simon
9h10
La sonnerie retentit, la séance commence.
“Encore un conseil que l’on peut qualifier d’installation”, présente Catherine Trautmann en ouvrant la séance.