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Construction, hôtellerie, transports… À l’image du géant Hualing Group, les entreprises chinoises remportent de nombreux marchés en Géorgie. Tout sauf un hasard, tant les deux gouvernements font preuve d’une proximité qui interroge.

 

Lasha Jangiani, 42 ans, sans emploi, Tbilissi.

« Certains de nos dirigeants critiquent l’Europe mais y envoient leurs enfants pour étudier »

« Quand j’entends parler de l’Europe, je pense immédiatement à la démocratie, à la prospérité économique et à une bonne qualité de vie. Là-bas, les citoyens savent ce que signifie la vie dans un État démocratique, et leur voix compte. Si la Géorgie accède au statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne, la Russie ne pourra plus interférer dans notre vie politique, ni nous attaquer d’aucune autre manière. Cela nous permettra aussi, à nous Géorgiens, de pouvoir travailler à l’étranger plus facilement, et d’avoir de meilleurs revenus. Ici, certains de nos dirigeants critiquent l’Europe mais y envoient leurs enfants pour étudier : ce sont des hypocrites et cela prouve qu’y vivre et y étudier garantit aux jeunes un brillant avenir. Ces gens qui disent ne pas vouloir intégrer l’UE préfèrent la Russie et l’instabilité, et ce genre d’opinion ne doit pas pouvoir s’imposer dans notre pays. »

 

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Lasha Jangiani, 42 ans, devant un supermarché de Tbilissi. © Tara Abeelack

Magda Shengelia, 21 ans, étudiante en sciences politiques à Tbilissi

« En France, les gens savent que manifester peut leur faire obtenir gain de cause - ce n’est pas le cas ici »

« En Europe, les citoyens peuvent exprimer leur opinion sans crainte et ont la possibilité d’aller manifester contre des réformes qu’ils jugent injustes. En France par exemple, les gens se mobilisent contre la réforme des retraites parce qu’ils savent que ce genre d’action peut leur faire obtenir gain de cause — ce n’est pas le cas ici. Si la Géorgie intégrait l’Union européenne, cela nous permettrait de nous éloigner de la Russie et d’avoir plus d’opportunités pour notre avenir professionnel. Ici, les jeunes s’inquiètent de ne pas trouver de travail ou de ne pas réussir à faire ce pour quoi ils ont étudié. L’intégration est un processus sur le long terme, et nous ne verrons pas les résultats immédiatement. Mais si nous pouvions améliorer notre système d’éducation, si nous réussissions à réduire les inégalités économiques dans notre pays, nous serions sur la bonne voie. Pour moi, l’Europe est la seule issue possible aux maux de la Géorgie. C’est même la seule opinion valable sur le sujet. »

 

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Magda Shengelia, 21 ans, devant l'Université d'État de Tbilissi. © Tara Abeelack

80 % des Géorgiens sont en faveur d’une intégration de leur pays dans l’UE. Ils espèrent un avenir meilleur, entre valeurs démocratiques et prospérité économique. Témoignages. 

De son côté, l’eurodéputé néerlandais Bas Eickhout (Les Verts, écologistes) déplore le rôle des Européens dans une pratique qu’il juge cruelle. «  L’Union européenne reste un considérable hub pour le commerce des ailerons et le rôle de l’Europe devient de plus en plus important », explique- t-il, alors que la pêche aux ailerons décline dans le reste du monde.

Les résultats des débats du parlement et le texte de l’initiative citoyenne seront présentés à la Commission européenne. Le pouvoir législatif a jusqu’au 11 juillet pour proposer une loi ou abandonner le projet.

Les parlementaires européens doivent se prononcer dans quelques mois pour ou contre le commerce des ailerons de requins. © Pexels

 

Plus de budget pour le plan fruits et légumes à l’école

Le Parlement européen s’est penché sur le programme subventionnant plus de fruits, de légumes et de produits laitiers dans les cantines des écoles. Les eurodéputés ont approuvé l’augmentation de son budget.

Depuis 2019, ce programme est testé à travers l’Union européenne auprès de 19 millions d’enfants (soit un quart des enfants de l’UE) principalement d’Allemagne, de Suède, de Roumanie et de Pologne. Le but : faire consommer aux jeunes des aliments sains et de meilleure qualité. La priorité a été donnée aux produits locaux, de saison et issus de l’agriculture biologique. 

Malheureusement, la lourdeur des démarches administratives pour toucher ces subventions est dissuasive pour les écoles. « Pour avoir un kilo de légumes il faut faire un kilo de paperasse »  regrette l’eurodéputée Carmen Avram du parti social-démocrate devant l’hémicycle. 

Malgré 1,6 milliard d’euros prévu par l’UE, le budget n’a pas été suffisant pour répondre aux demandes de toutes les écoles. Conclusion : pour toucher un maximum d’enfants et les sensibiliser au bien manger, il faut plus de moyens et moins d’administratif.

Le commerce des ailerons fait débat au Parlement

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