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Une friperie solidaire est organisée cette semaine sur le campus de l'Esplanade à Strasbourg par des associations étudiantes. Un événement qui cartonne.

La Corse dans la Constitution

Après un long hommage aux combattants de la libération corse, le chef de l’État a déroulé ses mesures, dont la plus importante : « Faire reconnaître dans la Constitution les spécificités d’une communauté insulaire historique, linguistique et culturelle. » En bref, inscrire la Corse dans un article propre, mais avec des modalités encore très floues. Jusque-là, les tentatives de Macron de réviser la Constitution, comme celle d’instaurer plus de proportionnelle, sont restées lettre morte, notamment pour cause d’absence de majorité absolue à l’Assemblée et de majorité tout court au Sénat. Ces obstacles politiques font que son projet pour la Corse pourrait demander bien plus de temps que les trois ans et huit mois de bail qu’il reste au locataire de l’Elysée. Ce dernier a donc renvoyé la balle dans le camp des élus corses, en leur donnant six mois pour bâtir « un texte constitutionnel et organique, qui servirait de base à une révision constitutionnelle ». 

Des annonces et du flou

« Une autonomie dans la République, mais pas contre l’État. » S’il passe les obstacles politiques, ce jeu d’équilibriste propre au maître du « en même temps » faciliterait le transfert de certaines compétences de l’État vers l’Assemblée corse. Le flou demeure en revanche sur la nature même de ces compétences. Tout au plus, peut-on supposer qu’elles concerneraient des pans de l’économie, des transports, de l’agriculture, etc. qui sont des prérogatives propres à un territoire dit « autonome »?  Les domaines régaliens (police, justice) resteront dans tous les cas du seul ressort de l’État.

Le fromager Luc Segaux s'enthousiasme de la forte clientèle présente depuis l'ouverture des Halles. Photo : Pauline Beignon

Un peu plus loin, au stand des fruits et légumes, Claudie choisit ses pommes avec soin. Originaire de Strasbourg, elle est une cliente fidèle, de la première heure. « Avant que ça ouvre, je venais faire mes courses chez le grossiste pour les professionnels, situé juste à côté, parce que je refuse de faire mes achats dans des hypermarchés. Ici, on peut avoir de nombreux produits de qualité au même endroit », se réjouit-elle. Elle n’est pas la seule à privilégier les commerçants des Halles plutôt que ceux situés au centre-ville. Natacha, elle, prend plaisir à déambuler dans les allées des Halles, avec sa mère, pour « se rendre dans des commerces qu’on trouve plus difficilement en hyper-centre, comme la poissonnerie ». 

Un chiffre d’affaires de 7,5 millions d’euros

Ouvertes depuis le 7 octobre 2022, les Halles font donc le bonheur des amoureux de la cuisine, mais aussi celui de Vincent Léopold, représentant en Alsace du groupe Géraud, qui les gère. « On a eu 250 000 visiteurs sur la première année. Les commerçants aussi sont très contents. Ils ont largement atteint leurs objectifs avec un total de 7,5 millions d’euros de chiffre d’affaires pour les 14 professionnels présents », assure-t-il.

Image assez rare que celle d’un président de la République applaudi par l’Assemblée de Corse. Venu officiellement pour commémorer les 80 ans de la libération du département occupé par les forces allemandes, Emmanuel Macron avait réservé toute une panoplie d’annonces politiques, espérant résoudre la question épineuse de l’autonomie de l'île. 

Après l’assassinat en prison du militant nationaliste Yvan Colonna en mars 2022, meurtrier du préfet Erignac, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait lancé un « cycle de discussions ». L’objectif était de poser les bases d’un élargissement de l’autonomie de l’île. La venue du président de la République était donc très attendue par les différentes tendances politiques de l’Assemblée corse. « Le peuple retient son souffle. Monsieur le président, vous avez l’occasion de marquer l’histoire », lui a lancé en prélude Marie-Antoinette Maupertuis, la présidente de l’Assemblée.

Le chef de l’État a ressorti son arme fétiche du « en même temps » pour présenter son plan concernant le futur institutionnel de l’Île de Beauté.

Jean-Michel et Cristina apprennent à ouvrir des huîtres. Photo : Pauline Beignon

« Vous faites une petite entaille sur la coquille avec le couteau et vous allez voir, l’huître va s’ouvrir plus facilement », conseille Stéphane Griffet, gérant de la poissonnerie Cap d’Hag. Face à lui, Jean-Michel, concentré, tente de reproduire ce geste de professionnel. Ce n’est pourtant pas pour suivre un cours sur « l'ouverture d'une huître » que le Strasbourgeois s’est rendu aux Halles du marché gare, ce jeudi matin. Venu pour faire quelques courses, il a tout de même profité de ce petit atelier proposé à l’occasion du premier anniversaire des Halles : « C’est ça le coeur d’un vrai marché : pouvoir échanger avec des artisans qui connaissent leurs produits », se réjouit Jean-Michel.

Azilis Briend

Édité par Clara Grouzis et Zoé Dert-Chopin

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