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Habitué des tribunaux, ce Strasbourgeois est accusé d’avoir craché sur une jeune femme, de l’avoir insultée et violentée.  

« On file à la presse »

Le raisin cueilli est ensuite disposé dans douze cuves en plastique puis chargé dans une remorque. En deux heures de travail, la cueillette est déjà importante. « Chaque cuve fait 110 kilos donc on a plus d’une tonne (1000 kilos) de raisin dans la charrette », lâche en riant Jean-Marc Freyburger, boucher à la retraite et frère aîné de Christophe. « En avant, on file à la presse ! » s’exclame le cadet en montant sur son tracteur. La lourde charrette descend doucement le long des coteaux en pente douce avant d’atteindre le village d’Ammerschwihr. L’imposant attelage entre dans une courette surplombée par une large maison alsacienne. « C’est ici que je suis né », s’amuse Jean-Marc alors que sa mère âgée de 92 ans sort constater fièrement la cueillette de ses fils.

Plongée dans un vignoble alsacien

17:58 : Les trois actualités de ce 581e jour

  • Les réfugiés ukrainiens installés dans l'Union européenne pourront rester un an de plus au sein des Etats-membres.
  • Le secrétaire générale de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a rendu visite à Volodymyr Zelensky. Il a salué les effort des troupes ukrainiennes, qui « gagnent progressivement du terrain ».
  • La Russie compte augmenter de 70% son budget alloué à la défense pour 2024, afin d'« augmenter la capacité de défense du pays ».

 

« Je ne cherche pas l’artisanat, j’aime les techniques avec une excellence de travail, une répétition de traits visible. » Dans la galerie d’art de Sandra Blum, pas de support déterminé, mais « des techniques remarquables ». « Un travail fastidieux, long, précis, c’est ce qui me touche », raconte-t-elle, passant en revue quelques planches posées sur l’ancien parquet verni. Assise à son bureau, au premier étage d’un immeuble de la rue des Charpentiers, à Strasbourg, elle pose les yeux sur l’immense photographie qui lui fait face. Un cliché de Tina Merandon, dont l’exposition ouvre ce vendredi. Sa galerie, qui porte son nom, fait partie de l’association Strasbourg galeries et art contemporain, créée cet été 2023 avec une quinzaine d’autres lieux. Le but, entre autres : faire découvrir le métier de galeriste, dont on ignore bien souvent le quotidien.

« De l’extérieur, on se dit qu’on est derrière notre bureau dans la galerie et qu’on attend que le client passe avec notre petit costume-cravate ou notre petite robe noire. En fait, c’est peut-être 0,1% de ce qu’il se passe », ironise Sandra Blum. Passée par une faculté d’histoire de l’art et une école de commerce, elle a d’abord travaillé en tant que salariée en galerie d’art, avant de se mettre à son compte en 2020.

En réalité, l’organisation des expositions n’est que la face émergée de l’iceberg des galeristes. « Quand on décroche une expo avec un artiste, il faut continuer à le montrer ensuite. On essaie de le proposer à d’autres galeries, dans des salons », poursuit la Schilikoise. Être galeriste, c’est aussi accompagner les créateurs, les valoriser. « Il faut en moyenne cinq ans pour qu’un artiste marche, révèle Sandra Blum. Il faut le montrer régulièrement pour que la confiance des collectionneurs et amateurs d’art s’installe. S’il n’y a pas de travail de fond en dehors des expos, ça ne sert à rien. »

Artistes, clients, œuvres, une histoire de confiance

Outre la crédibilité que la galerie apporte aux artistes, les clients doivent aussi être soignés. « Parfois, on fait des erreurs. On expose des choses qu’on aime beaucoup, on estime que ça va bien fonctionner, et on se plante complètement », sourit la quinquagénaire, installée ici depuis 2021. « C’est un rapport de confiance : certains vont se laisser guider par les galeristes parce qu’ils savent qu’on ne va pas leur proposer n’importe quoi. » Pour Sandra Blum, un impératif dans sa sélection d’œuvres : « Montrer des choses qu’on est susceptibles d’accrocher chez nous. Si on ne peut pas apprécier l’œuvre, c’est difficile de la défendre, on ne vend pas des voitures. »

Travailler dans l’art, c’est avant tout une affaire d’émotion pour elle. Une émotion qui se ressent lorsqu’elle parle de son métier : « On est dans un rapport intime avec les artistes, les clients potentiels, l’œuvre. D’ailleurs, si on donne notre nom à nos galeries, ce n’est pas parce qu’on a un ego surdimensionné, c’est parce que l’amateur d’art ou le client potentiel aime voir l’humain qui est derrière. »

« Ça fait peur d’entrer dans une galerie »

Ces clients potentiels, il faut aussi aller les chercher. Un des nombreux métiers insoupçonnés des galeristes : la communication. « Ça fait peur d’entrer dans une galerie. On peut se dire que c’est cher, pas accessible, qu’il faut forcément acheter tout de suite, qu’on ne va pas être à la hauteur, admet Sandra Blum, qui propose des œuvres valant entre 100 et 5 000 euros environ. Mais nous on est là pour expliquer ce que font les artistes, ouvrir le regard, proposer des choses. Moi j’accueille tout le monde de la même façon. »

Lever les freins qui empêchent le public de pousser les portes des galeries d’art, c’est aussi le but du Strasbourg galeries tour. L’événement, porté par la toute récente association de galeries, est proposé pour la cinquième fois dans la capitale européenne. Une quinzaine de galeries contemporaines, dont celle de Sandra Blum, seront ouvertes de concert ce week-end, dès vendredi soir.

Lisa Delagneau

Édité par Julie Lescarmontier

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