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Ils étaient en très nette majorité dans la foule. Comme le 10 septembre, les étudiants n’ont pas fait de la figuration au sein du cortège parti de la place de la République. Parmi eux, Olivier (il n’a pas souhaité donner son nom de famille, ndlr), venu presque une heure avant le départ du cortège. Ce qui a motivé l’étudiant strasbourgeois, c’est le côté « très populaire » et « apartisan » du mouvement. « J’ai du mal à me retrouver dans les partis politiques traditionnels mais j’ai quand même des valeurs politiques en faveur de la justice sociale, plus d’égalité, moins de discrimination de façon générale », précise t-il, résumant en : « de gauche ».  « Je veux qu’on trouve de vraies alternatives et pas seulement des compromis », affirme-t-il, évoquant en toile de fond sa déception sur le manque de résultats du mouvement des gilets jaunes.

Ils s’appellent Olivier, Elisabeth ou encore Agathe. Ils sont étudiants, syndicalistes ou encore parents. Tous trois sont venus participer à la mobilisation de ce jeudi 18 septembre qui a réuni plusieurs milliers de personnes à Strasbourg. Tous trois pour des raisons bien différentes.

Étudiants ou retraités, CGT ou encore CFE-CGC. À Strasbourg, la mobilisation de ce jeudi 18 septembre a réuni des tranches très diverses de la population, aux motivations tout aussi variées. Le Webex vous présente quelques visages de cette foule.

Des millions d’euros contre la transition énergétique

Fin 2024, ArcelorMittal a suspendu tous ses projets de décarbonation prévus en Europe. Une décision représentative de l’état d’esprit des industriels français. Malgré plus d’un milliard d’euros d’aides publiques distribuées à ces 50 entreprises depuis 2021 par l’Ademe, l’agence de la transition écologique, celles-ci estiment que les garanties politiques sont trop incertaines pour continuer à investir dans la décarbonation. Elles misent donc sur le lobbying pour assouplir les réglementations européennes et françaises sur les émissions de gaz à effet de serre.

C'est la fin de ce live, merci à tous de nous avoir suivi ! Vous pouvez retrouver les articles de nos journalistes mobilisés toute la journée sur le terrain : 

 

Les énergies fossiles au coeur de l’industrie lourde

Pour transformer la matière première, l’industrie lourde utilise presque exclusivement les énergies fossiles. Celles-ci sont nécessaires pour atteindre de très hautes températures ou réaliser certaines réactions chimiques. Les industries les plus polluantes sont celles de la chimie ou de la métallurgie. Si l'industrie de la fabrication de matériaux de construction émet moins de gaz à effet de serre, cette dernière est sur-représentée dans le classement. En effet, 24 entreprises fabricant du ciment ou de la chaux y sont listées.

17h50 : Un journaliste de France Télévisions a été blessé à Lyon durant les manifestations, selon les informations de Franceinfo. Un projectile aurait explosé sur son sac à dos, provoquant des brûlures superficielles au dos.

1,4% d’émissions de gaz à effet de serre en moins émis par l’industrie française en 2024. Le chiffre pourrait sembler encourageant s’il n’était pas principalement dû à une baisse de la production. Voici le constat dressé par les ONG Réseau Action Climat et France Nature Environnement dans un rapport publié ce jeudi 18 septembre. Celui-ci liste les 50 sites industriels qui polluent le plus dans l’Hexagone. En tête de liste : ArcelorMittal, premier producteur d’acier en France. Ses sites de Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) occupent les deux premières places du classement… et de loin. À eux seuls, ils représentent 40% des émissions de CO2 équivalent (CO2E) de toute l’industrie lourde.

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