Vous êtes ici

Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.

Les pays du Moyen-Orient bombardés depuis ce mardi matin 

Le 28 février, les États-Unis et Israël ont frappé le territoire iranien plus de 1 000 fois en 24 heures. Cette fréquence de frappe élevée est en grande partie due à l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle, comme l’ont révélé  Le Wall Street Journal et Axios. Avec l'IA, « vous pouvez rapidement préparer de longues listes de cibles, bien plus vite qu’avec des humains », alertait la semaine dernière, Peter Asaro, le président du Comité international pour le contrôle des armes robotisées, auprès de l’AFP.

La guerre en Iran n’est pas le seul exemple de l’utilisation de l’IA dans les conflits armés. En Ukraine par exemple, l’armée a développé des drones capables de prendre le relais du pilote sur les 500 derniers mètres afin de frapper leur cible avec une plus grande précision. 

Aux États-Unis, les investissements se sont démultipliés en juin dernier, avec la signature d’un contrat de 200 millions de dollars entre la société Anthropic et le Pentagone. Le but était de permettre l’utilisation de Claude AI (l’outil développé par Anthropic) dans les opérations militaires. Pourtant, quelques jours avant l’intervention en Iran, cette même entreprise a refusé de laisser un accès illimité au gouvernement américain. Dans un communiqué, Dario Amodei, le dirigeant d’Anthropic a affirmé  « Nous ne fournirons pas sciemment un produit qui met militaires et civils américains en danger. Anthropic comprend que c’est le ministère de la Défense, pas les entreprises privées, qui prend les décisions militaires. Cependant, dans un nombre restreint de cas, nous pensons que l’IA peut nuire aux valeurs démocratiques, plutôt que les défendre. »

Une utilisation sans limites

Résultat, le contrat est rompu, et quelques heures plus tard, OpenAI, concurrent d’Anthropic, annonce la signature d’un nouveau partenariat avec le ministère de la Guerre [nouveau nom donné par Donald Trump au ministère de la Défense américain]. 

Pourtant, Sam Altman, à la tête d’OpenAI, assure maintenir des gardes fous et limiter l’accès du gouvernement américain à son outil, ChatGPT. « Deux de nos principes de sécurité les plus importants sont l’interdiction de la surveillance de masse au niveau national et la responsabilité humaine dans l’usage de la force, y compris pour les systèmes d’armes autonomes », a-t-il écrit sur  X

Augustin Brillatz et Anouk Seveno.

[ Plein écran ]

Image d’illustration - © Pixabay

Aux États-Unis, de nouveaux accords entre le gouvernement et les géants de la tech facilitent toujours plus l’utilisation des algorithmes dans la stratégie militaire.

16:00 Coups de feu devant le consulat américain à Toronto 

Des coups de feu ont été tirés devant le consulat des Etats-Unis à Toronto au Canada mardi matin, sans faire de blessé, a déclaré la police quelques jours après des manifestations contre la guerre au Moyen-Orient. Le consulat est situé sur une artère importante de la plus grande ville du Canada, qui dessert plusieurs hôpitaux et mène à l'assemblée législative provinciale. Le week-end dernier, plusieurs manifestations se sont tenues devant le consulat pour protester contre la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.

15:50 Iran: arrestation de 30 personnes dont un étranger pour espionnage

Le ministère iranien du Renseignement a annoncé mardi l'arrestation pour espionnage présumé de 30 personnes, parmi lesquelles un étranger, au onzième jour de la guerre opposant l'Iran à Israël et aux États-Unis.

Ce ressortissant, dont la nationalité n'a pas été divulguée, « espionnait pour le compte de deux pays du Golfe au nom de l'ennemi américano-sioniste » et a été arrêté dans le nord-est de l'Iran, a affirmé le ministère, dans un communiqué publié par Mizan, l'agence du pouvoir judiciaire.

15:45 Pétrole : réunion extraordinaire de l'AIE sur les stocks stratégiques 

L'Agence internationale de l'Énergie (AIE) a convoqué mardi dans la journée « une réunion extraordinaire » de ses gouvernements membres afin d'évaluer une éventuelle « décision » sur le recours aux stocks stratégiques, pour endiguer la flambée des cours de l'or noir, a annoncé son directeur exécutif Fatih Birol.

Cette réunion qui fait suite à une rencontre plus tôt des ministres de l'Énergie du G7, à l'initiative de la France, permettra « d’évaluer l’état actuel de la sécurité d’approvisionnement et des conditions de marché, en vue d’éclairer une décision ultérieure sur la mise à disposition éventuelle des stocks d’urgence des pays de l’AIE sur le marché », a indiqué Fatih Birol dans un communiqué.

15:30 Émirats : l'une des plus grandes raffineries au monde ferme 

La raffinerie de Ruwais, l'une des plus importantes au monde, a suspendu son activité ce mardi après une attaque de drones dans la région. Le site est opéré par la compagnie nationale Adnoc et a fermé le site par précaution, d'après une source proche du dossier auprès de l'AFP. Un témoin cité par l'agence raconte avoir vu des grandes flammes s'élever du complexe et des bruits d'explosion. 

15:20 Chute du trafic dans le détroit d'Ormuz: l'ONU inquiète pour les pays en développement

L'ONU Commerce et Développement (Cnuced) s'est inquiétée mardi des répercussions des perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz sur des secteurs comme l'énergie et les engrais, avec un impact à craindre pour les pays en développement.

Depuis les frappes israélo-américaines lancées le 28 février en Iran, les Gardiens de la Révolution bloquent le trafic dans le détroit d'Ormuz, l'un des corridors commerciaux les plus stratégiques au monde par lequel passent un quart du pétrole et un cinquième du gaz naturel liquéfié mondiaux. Cette situation suscite « des préoccupations quant à ses répercussions sur les marchés de l'énergie, le transport maritime et les chaînes d'approvisionnement mondiales », souligne la Cnuced dans un rapport publié mardi. Environ un tiers du commerce mondial d'engrais transporté par voie maritime (près de 16 millions de tonnes) transite par Ormuz, souligne encore la Cnuced, « ce qui soulève des préoccupations quant à l’accès aux engrais pour certains des pays les plus pauvres ».

Pages