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Afin de lutter contre ces “hausses abusives à la pompe”, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé dimanche un vaste plan de contrôle de 500 stations-service sur les près de 11 000 du pays par la répression des fraudes, pendant trois jours. “La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte”, a martelé le chef du gouvernement sur son compte X où il a fait l’annonce.

Vidéo de Lucie Porquet

Pour Cédric Hermann, la facture est salée : 140 euros pour 66 litres de gazole dans sa Mercedes. “C’est pour le travail alors je dois absolument faire le plein”, indique-t-il emmitouflé dans sa doudoune orange. Cet amateur de géopolitique est plutôt pessimiste à l’évocation d’une baisse des tarifs dans les prochaines semaines. “Les distributeurs ont déjà augmenté les prix sur leur réserve personnelle parce que leurs barils, ils ne les ont pas achetés au prix actuel, analyse-t-il d’un air las. Je n’ai pas d’espoir.”

Pour lutter contre l'insuffisance rénale, l'hôpital civil a organisé mardi, à l'occasion de la semaine mondiale du rein, une journée de dépistage gratuite et ouverte à tous. Tests, conseils diététiques ou encore concert de musique classique étaient au programme.

"16 % d’anomalies" dans les stations-services

Eva Lelièvre et Carol Burel

Édité par Axel Guillou

L’impact sur le quotidien des automobilistes ne s’est pourtant, lui, pas fait attendre. “Je ne vais plus voir ma famille aussi souvent qu’avant”, rapporte Clara Herborn tandis qu’elle remplit sa petite Toyota grise. Si l’étudiante en alternance ne paye pas elle-même l’essence de sa voiture, elle fait attention à ne pas coûter trop cher à ses parents. “J’essaye de moins rouler. Là, je pense que faire le plein complet, ce ne serait pas raisonnable…”

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Depuis le 27 février, veille des premières frappes américano-israéliennes sur l’Iran, le prix du gazole a fortement augmenté dans l’Hexagone (+ 16 %), dépassant par endroits les 2 euros le litre. Une situation jamais vue depuis l’été 2022, qui pourrait bien se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine.

Les cours mondiaux du pétrole ont pourtant chuté lundi (- 10 %) après la déclaration du président américain Donald Trump qui a affirmé que la guerre en Iran allait “se terminer bientôt”. Cependant en Europe, les répercussions de cette hausse des prix du baril sont encore à venir du fait des bombardements visant des sites pétroliers au Moyen-Orient et du blocage du détroit d'Ormuz.

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