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Arthur Besnard
Bien que limitée par une interdiction policière de s’approcher des portes du Parlement, la mobilisation a suscité deux rapides interventions d’eurodéputées dans l’hémicycle mercredi. Tilly Metz (Les Verts, gauche) et Lynn Boylan (The Left, extrême-gauche) ont interpellé la Commission sur les lacunes de son programme annuel en matière de de bien-être animal.
Hélène Gauche, militante salariée à L214 Grand Est, explique être présente “pour ne pas que le sujet soit oublié”. À côté de ses collègues déguisés en volaille, elle tend des tracts à tous les fonctionnaires européens sur place et les invite à porter un pin’s de soutien en forme de tête de poulet. Discutant avec les représentants de l’association, les eurodéputés ont pu évoquer leur volonté de poursuivre les efforts entamés par une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) sur le bien-être animal en 2021. Cette dernière avait reçu 1,4 million de signatures, mais seul un règlement de la Commission sur le transport animalier en avait résulté, laissant un goût de trop peu aux militants.
L214 défend bec et ongles le bien-être animal
Une vingtaine de militants de l’association animaliste L214, affublés de têtes de poulets en silicone et de costumes noirs, interpellent les eurodéputés de passage. “Don’t chicken out” (ne faites pas les poules mouillées), voilà le slogan utilisé pour alerter les élus sur l’importance d’une législation européenne sur la souffrance animale.
Alizée Grides
Esther Sarazin
Poursuivre l’aide pour les régions touchées par la guerre en Ukraine
La Commission européenne et le Parlement européen en désaccord sur un insecticide potentiellement toxique
Un blocage qui s’enlise
Les trois rapporteurs en charge du dossier, les socialistes, les écologistes et l’extrême gauche ont pointé du doigt les problématiques liées à cet insecticide. Bien qu’il ait reçu un avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), le stress environnemental ou encore sa filiation avec d’autres toxines connues n’ont pas été prises en compte dans l’étude du "MON 95275", dénonce les eurodéputés. Cette résolution ne sera pas contraignante et est utilisée par les parlementaires pour faire pression sur la Commission.