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Le confinement a aussi poussé certains fidèles plus âgés vers les réseaux sociaux. C’est le cas de Jeanne Hess, 92 ans, qui réside à Bischoffsheim. Elle n’y voit que des avantages : “J’ai reconnu mon église et les gens que je connaissais déjà. J’étais heureuse de les voir, même à travers un écran.” “Avant, elle ne regardait la messe qu’à la télé. Désormais, elle se sent plus proche de la paroisse”, indique sa fille Nathalie Schott, qui l’a initiée à la messe en ligne.
Chez les protestants, à l’église Saint-Matthieu du Port-du-Rhin, la pasteure Bettina Cottin, après avoir créé une page Facebook et des groupes de prières sur Zoom, a pris les choses en main : “Nous avons même fait des formations de 20 minutes pour apprendre à certains fidèles à bien utiliser cette application !”
L'utilisation des outils numériques pour la prière a cependant suscité des réserves de la part de certains fidèles et religieux. La question se pose surtout pour la communauté israélite, qui a fêté Pessah, la Pâque juive du 8 au 16 avril. “Il y a des différences qui relèvent de la théologie et du droit propre à chaque religion. On l’a particulièrement observé chez les juifs orthodoxes, très rétifs à l’usage d’outils numériques pour leur pratique religieuse alors que pour les libéraux il n'y a aucun problème”, analyse Jacqueline Lalouette, historienne spécialiste de l’histoire politique et religieuse.
Des utilisations différentes suivant les profils religieux
Les musulmans ne sont pas en reste. Ces plates-formes numériques sont “les seuls moyens pour les fidèles de garder un lien avec la mosquée”, explique Kalilou Sylla, imam de 24 ans intervenant ponctuellement à la Grande mosquée de Strasbourg. Il partage régulièrement des exhortations sur Facebook : autour de l’enseignement religieux ou sur un sujet particulier comme la sincérité ou la générosité.
Pour l’église évangélique méthodiste Tabor de Bischwiller, le succès est aussi au rendez-vous : “Sur Facebook, nous avons de nouveaux auditeurs qui viennent du Chili et de Madagascar ainsi que des non-croyants qui ne s’étaient jamais rendus dans une église auparavant !’’, indique le pasteur Sébastien Schöpperlé. Pour toucher un public plus large, les évangéliques ont dû s’adapter : “Nous avons écourté et décalé l’heure du culte et le publions à des horaires fixes. Ainsi, nous faisons découvrir notre église à tous ceux qui n’ont pas le même culte que le nôtre’’, ajoute-t-il.
Chez les juifs libéraux, les propositions sur le net foisonnent également. Dans la capitale alsacienne, l’Union juive libérale de Strasbourg (UJLS) relaie, via l’application Zoom, des cours et offices de shabbat proposés par le JEM (Judaïsme en mouvement) et d’autres communautés juives. Elle propose aussi des études de la Torah réalisées par une étudiante, future rabbin.
Des utilisations différentes suivant les profils religieux
Les musulmans ne sont pas en reste. Ces plates-formes numériques sont “les seuls moyens pour les fidèles de garder un lien avec la mosquée”, explique Kalilou Sylla, imam de 24 ans intervenant ponctuellement à la Grande mosquée de Strasbourg. Il partage régulièrement des exhortations sur Facebook : autour de l’enseignement religieux ou sur un sujet particulier comme la sincérité ou la générosité.
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La page Facebook de la Communauté de Paroisses du Rosenmeer est passée de 299 à 830 abonnés pendant le confinement et comptabilise plus de 10 000 vues sur certaines vidéos de messe disponibles en replay.
Nathan Bocard
Lucas Jacque