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09/09/14
11:42

Une coalition internationale contre l'Etat Islamique

L'Etat Islamique opère des deux côtés de la frontière irako-syrienne ( crédit carte : Washington Post )

Etabli aussi bien en Syrie qu'en Irak, l'Etat Islamique mène ses opérations terroristes des deux côtés de la frontière irako-syrienne (crédit carte : Washington Post)

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry vient de commencer, mardi 9 septembre, une tournée diplomatique en urgence au Moyen-Orient, dans le but de concrétiser son projet de grande coalition internationale d'une quarantaine de pays contre l'Etat Islamique ( EI ), qui fait régner la terreur en Syrie et en Irak.
Cette tournée se concluera jeudi par un sommet américano-arabe à Jeddah, en Arabie saoudite, qui réunira les six monarchies du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar), ainsi que l'Egypte, la Jordanie, le Liban et la Turquie. Bien que l'on ait observé cet été un surprenant rapprochement de Téhéran et de Washington sur la question de l'Irak, l'Iran n'a pas été convié au sommet.

Depuis les exécutions des journalistes américains James Foley et Steven Stoloff, les Etats-Unis ont soudainement changé de comportemnt vis-à-vis de l'Etat Islamique  : d'une stratégie d'endiguement, ils sont passés à une stratégie d'anéantissement du nouveau califat."Grâce à une réponse unie, menée par les Etats-Unis et la coalition internationale la plus vaste possible, nous mettrons un terme à l'expansion à d'autres pays du cancer qu'est ISIS", écrivait récemment le ministre des affaires étrangères américain.

Le noyau dur de la coalition s'est formé au cours du sommet de l'Otan, le week-end dernier. Ce groupe de dix pays est constitué des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l'Australie, de l'Allemagne, du Canada, de l'Italie, de la Pologne, du Danemark et de la Turquie.

John Kerry et le roi d'Arabie Saoudite Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, à Jeddah en juin dernier ( Reuters )

John Kerry et le roi d'Arabie Saoudite Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, à Jeddah en juin dernier ( Reuters )

 

Un effort réparti entre alliés

L'essentiel de l'effort militaire sera porté par les Etats-Unis, qui bombardent déjà le nord de l'Irak depuis un mois. Ces frappes aériennes ont permis à l'Etat irakien chancelant de se maintenir en place. Néanmoins, l'efficacité de ces frappes est compromise par la réticence des Etats-Unis à bombarder les positions tenues par l'Etat Islamique en Syrie, de crainte d'empirer la guerre civile.  

L'action des alliés des Etats-Unis portera principalement sur des activités de renseignements et un soutien diplomatique.
"Pour arrêter et vaincre l'Etat islamique, nous avons appris depuis le 11-Septembre qu'il faut une coopération des services de renseignements des pays du monde libre", a déclaré mardi le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon.

"La France assumera ses responsabilités avec ses propres moyens et en raison de ses responsabilités internationales. Je ne vais pas décliner la manière d'agir, on verra au moment où ça se fera. Il y aura une participation de la France à la coalition internationale", a déclaré ce matin au micro d'Europe 1, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Ne pas répéter les erreurs du passé

Le président américain, Barack Obama, qui doit présenter demain son plan d'action contre l'Etat Islamique, a rappelé qu'il ne souhaitait pas pour autant lancer « l'équivalent de la guerre en Irak », soulignant qu'il ne prévoyait pas l'envoi de troupes américaines au sol.
Le Royaume-Uni a néanmoins annoncé aujourd'hui avoir commencé à envoyer des mitrailleuses lourdes aux forces armées kurdes qui luttent contre les djihadistes.

Arnaud Salvat
 

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