Sexe interdit avant le mariage, style vestimentaire, rapport à la Russie… Dans la famille Kartvelishvili, l’évolution express de la société géorgienne depuis l’effondrement de l’URSS fait débat, sans détruire son unité.
Construction, hôtellerie, transports… À l’image du géant Hualing Group, les entreprises chinoises remportent de nombreux marchés en Géorgie. Tout sauf un hasard, tant les deux gouvernements font preuve d’une proximité qui interroge.
Une entreprise qui ne respecte pas les normes environnementales
« En 2020, ils ont utilisé 322 tonnes d'acide sulfurique pour traiter les lixiviats », affirme Mădălina Şarapatin, après avoir reçu des données de l’Agence de protection de l’environnement de Gorj. Seulement, le permis environnemental auquel Polaris Mediu est soumis n’autorise qu’un maximum de 100 tonnes par an. Certaines nuits, les valeurs de sulfure d’hydrogène enregistrées sont 70 à 90 fois supérieures à la limite légale : le 29 avril 2022, elles ont même atteint 1,48 mg/m³, pour 0,0150 mg/m³ autorisés, soit presque 100 fois supérieures.
En mars 2021, la décharge a été fermée par
« Avant la fermeture, le système de traitement des gaz et des lixiviats n’existait pas, rapporte un élu local. Ils ont fini par l’installer quand
Pourtant, le degré de pollution continue d’augmenter dans le secteur. « Les autorités savent que l'activité de la décharge est illégale, mais personne ne lui impose de respecter la loi », déplore-t-elle. Qui peut agir ? Selon cette source très engagée dans ce dossier, la mairie pourrait mettre fin à sa collaboration avec Polaris Mediu si les conditions du contrat ne sont pas respectées. La préfecture devrait faire respecter les normes environnementales. «
Et la pollution des sols ?
Les riverains craignent avant tout pour leur santé. Mais la question de la pollution des sols et de l’eau n’est pas en reste, car, là aussi, peu d’études existent. Pour sûr, lorsqu’il pleut beaucoup et que les cuves sont pleines, une partie des lixiviats est évacuée avec les eaux de pluie. Ces liquides toxiques sont rejetés, sans traitement, dans la nature. En août 2019, la première parcelle de déchets a été fermée sans évaluation environnementale. La deuxième parcelle est déjà presque pleine et, malgré ces antécédents, la mairie a approuvé l’ouverture d’une troisième parcelle en décembre. « S’il y a déjà des problèmes avec les deux premières cellules, qu'est-ce que cela va être avec les suivantes ? », s’indigne Andreï.
La solution n’est pas tant de fermer la décharge que de la mettre aux normes. « La fermer, ça serait bien, mais où iront les ordures ? », demandent en chœur les habitants de Slobozia, rencontrés dans la rue un soir d’orage. Lorsqu’elle a temporairement fermé ses portes l’an dernier, les déchets du comté ont été envoyés à Drobeta-Turnu Severin, à plus de
Dans le centre, on ne se préoccupe de la décharge que lorsque le vent y pousse les odeurs. Mais de son jardin, Cristian*, lui, l’aperçoit tous les jours. Il habite Slobozia depuis une cinquantaine d’années, et malgré les désagréments, il ne compte pas déménager. « Il est beaucoup plus facile d’arranger la décharge que de déplacer des dizaines des familles. » Sur le trottoir d’en face, Andreï insiste : « La loi garantit à tous les Roumains le droit à un air propre. Ce n’est pas à nous de bouger mais aux autorités d’agir. »
Camille Lowagie et Laura Remoué
*pour des raisons de sécurité, les sources ont été anonymisées
Polaris Mediu SRL et la mairie de Targu Jiu n’ont pas donné réponse à nos questions.