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Un reproche que semblent partager les activistes et associations environnementales au sujet de la planification écologique menée par le gouvernement.
Une sortie du charbon repoussée
Parmi les annonces du chef de l’État les plus décriées, la sortie du charbon d’ici à la fin de son quinquennat. Pour Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique à Greenpeace France, « cette sortie du charbon en 2027 est un aveu d’échec pour Emmanuel Macron, qui tente de la déguiser en progrès. La France aurait dû sortir du charbon il y a des années. » Interrogée par l’AFP, Andreas Rüdinger, spécialiste de l’énergie à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) regrette de son côté « une annonce en trompe-l'œil », alors qu’elle était « initialement prévue en 2022 ». Parmi les autres objectifs énoncés par Emmanuel Macron, celui d’une baisse de 55 % des émissions à effet de serre à l’horizon 2030 par rapport à 1990. Pour l'atteindre, il mise sur le volet des transports avec une enveloppe gouvernementale de 700 millions d’euros afin de bâtir 13 RER métropolitains. Il a aussi rappelé hier son objectif d’un million de voitures électriques produites en France d’ici 2027. Autre ambition phare évoquée, produire « un million de pompes à chaleur d'ici à la fin de son quinquennat ».
« L’obsession technologique du président »
Ces deux derniers objectifs confirment « l’obsession technologique du président de la République », selon Greenpeace. « Si ces derniers outils sont indispensables pour réduire les émissions de gaz à effet de serre françaises, les utiliser massivement sans les associer à des politiques de sobriété et d’efficacité énergétiques ne permettra pas d’atteindre nos objectifs climatiques et aura des conséquences négatives sur le pouvoir d’achat des plus précaires. »
“Chaque jour, deux personnes meurent au travail et plus de 100 sont blessées gravement”, c’est le slogan choc de la nouvelle campagne de prévention contre les accidents du travail lancée, hier, par le ministère du Travail. Selon le site du gouvernement, “ces accidents résultent trop souvent d’une mise en œuvre insuffisante des mesures de prévention et d’un manque de sensibilisation des acteurs”.
Pour réduire les risques, la campagne prévoit notamment des actions de prévention, d’information et de formation, mais aussi le déploiement de moyens adaptés à l’enjeu. Mais qui sont les victimes d’accidents du travail ? On fait le point en chiffres.
Le 23 septembre, ils ont été interpellés avec du matériel destiné à voler des voitures lors d’un contrôle routier à Brumath.
Le 25 septembre, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, lançait une nouvelle campagne de prévention contre les accidents du travail. En France, près de 700 000 personnes en sont victimes chaque année et près de 700 en meurent.
Clé d’un véhicule Porsche, outil de crochetage, module de programmation de clé, outil de diagnostic, et schémas des fusibles d’un véhicule Porsche, tout cela dans une cache dans le tableau de bord d’une voiture. Les douaniers ne s’attendaient sûrement pas à retrouver le parfait attirail du voleur de voiture lors d’un simple contrôle à Brumath.
Long trajet … à pied ou en voiture ?
Les deux occupants, âgés de 27 et 33 ans, sont polonais. La voiture a été louée par l’un d’eux à Varsovie, dans le but d’aller « faire la fête en Espagne ». Ils font d’abord un arrêt aux Pays-Bas afin de « faire une réserve de drogue de bonne qualité », mais rien ne sera retrouvé par les enquêteurs. L’un des deux affirme ensuite avoir acheté le matériel qui sert à voler des voitures – pour 3000 euros environ – et l’avoir caché dans un trou qu’il avait fait dans le tableau de bord sans que son comparse ne soit au courant. Le matériel permet, sans être le propriétaire de la voiture, de l’ouvrir et la reprogrammer pour ensuite la redémarrer. Le prévenu dit vouloir d’abord apprendre à s’en servir avant de décider, où il allait l’utiliser, « sûrement en Pologne », mais pas en France.
À l’audience, lorsque le président du tribunal, Marc Picard, leur demande pourquoi ils étaient à Strasbourg ce 22 septembre, les deux amis, nonchalants dans le box, selon eux addicts à différentes drogues, expliquent en avoir consommé ce soir-là en arrivant en France. Ils se souviennent seulement « être sortis à pied dans la nuit » après leur arrivée à l’hôtel à Strasbourg. Pour le président du tribunal, cette histoire est « trop facile. Ça ne correspond pas du tout à ce qu’ils ont fait cette nuit-là ».
Les enquêteurs ont, en effet, retrouvé d’après leurs données téléphoniques, que dans la nuit du 22 au 23 septembre, ils se sont déplacés rapidement dans l’agglomération strasbourgeoise. Mundolsheim, Haguenau, Brumath… Difficile de réaliser tous ces trajets à pied.
5 mois de prison ferme
« Pourquoi faire ce trajet en pleine nuit avec tout le matériel nécessaire pour voler une Porsche si ce n’était pas pour trouver une Porsche à voler », grince le président. Le procureur, estime que l’association de malfaiteurs est constituée : « Les douanes vont clairement constater dans ce véhicule tout l’attirail du parfait cambrioleur pour voler des Porsches » et que le délit allait sûrement être commis sur le territoire français. Il demande pour cela une peine de dix mois de prison ferme. Leur avocate Me Boudot Maêva conteste : « il n’y a rien pour dire que les deux prévenus voulaient commettre cette infraction en France, pas de messages. Rien ! » Elle demande donc leur relaxe.
Malgré cela, les deux prévenus ont été condamnés à cinq mois de prison ferme et cinq ans d’interdiction de territoire du Bas-Rhin. La confiscation de tous les scellés a également été prononcée.
Alexia Lamblé
Édité par Jade Lacroix