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12 h 15 : "Le 7 octobre dernier, l'indicible a ressurgi des profondeurs de l'Histoire. Les jeunes qui dansaient ne savaient pas qu'ils étaient dans les mâchoires de la mort. Le Hamas a lancé le plus gros message antisémite de notre siècle. Elles nous hanteront, ces images. Les grenades, les hurlements, les pleurs puis, le silence". Pour Emmanuel Macron, "les cœurs" des Français se serrent aux échos du Bataclan, de Nice et de Strasbourg.

Amélie Oudéa-Castéra toujours sous le feu des critiques. © Sam Barnes/Web Summit via Sportsfile/flickr

École privée, choc des savoirs, grève des profs... Auditionnée mardi 6 février par la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation, la ministre, déjà au coeur d'une série de polémiques, n'a pas été épargnée sur sa feuille de route.

12 h 07 : Emmanuel Macron débute son discours, dans lequel il s'adresse à chaque Français décédé. "Leurs voix résonnent encore en hébreu ou en français. Leurs visages sont là comme autant de vies interrompues."

12 h 02 : Un violoniste joue le "Kaddish" de Maurice Ravel, l'une des prières de deuil que les juifs récitent plusieurs fois par jour. L'émotion est au rendez-vous. 

12 heures : La cheffe des députées LFI Mathilde Panot est présente à la cérémonie, en dépit de la controverse autour de la présence des Insoumis à cette cérémonie.

11 h 57 : Les portraits des 42 victimes sont exposés aux Invalides.

Une présentation synonyme de projection dans ses fonctions ? Une manière, pour elle, de faire taire les spéculations quant à son sort. Celle-ci n’a en tout cas pas calmé l’opposition puisque Amélie Oudéa-Castéra a été la cible d’interpellations parfois très vives lors de cette audition. « Pensez-vous être à même de pouvoir exercer votre fonction ministérielle ? », a notamment lancé Annie Genevard, députée LR. « Quand vous parlez mixité sociale, vous ne convainquez personne », a raillé Sophie Taillé-Polian, députée EELV.

Une heure avant le début de l’audition, celle qui scolarisait ses enfants dans le prestigieux lycée privé parisien Stanislas était à l’Assemblée dans le cadre des questions au gouvernement. Lors de cette séance, elle a affirmé qu'opposer l’école publique au privé était une « guerre d’un autre âge », alors que d’autres députés criaient le nom de « François Bayrou ». Le président du Modem est pressenti pour la remplacer dans le cadre de la seconde phase du remaniement. Si pour l’heure rien n’est confirmé, une chose est sûre, restaurer la confiance entre le gouvernement et le personnel de l’Éducation nationale, engagé dans une semaine d’actions pour « défendre l’école publique », n’est pas pour demain.

Océane Caillat 

Edité par Alexia Lamblé

« Vous ne convainquez personne »

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