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Une opposition jusque sur le terrain
Pour ces deux groupes, d’importantes lignes rouges ont été franchies. Ils dénoncent la criminalisation des squatters (voir l’encadré), la destruction de normes environnementales dans le secteur de la rénovation et du BTP, et l’ingérence des lobbys de l’immobilier, consultés plus de 20 fois par le rapporteur de la commission lors de la rédaction du rapport.
Un débat injustifié ?
Les eurodéputés du groupe Les Verts (écologistes) et The Left (gauche) s’y sont fermement opposés. Marie Toussaint (Les Verts) fustige les socialistes pour leur soutien “irresponsable et incompréhensible, leurs déclarations initiales [étant] aux antipodes du rapport qu’ils défendent”. De son côté, Leïla Chaibi (The Left) aurait préféré que l’UE propose des “recommandations sur l’encadrement des loyers et des fonds européens pour construire des logements sociaux”.
La gauche vent debout
Un rejet de la gauche mais une union des droites
La présidente de la commission spéciale, Irene Tinagli (S&D, socio-démocrate), se félicite aussi de l’adoption du rapport : “C’est une journée importante, elle marque la reconnaissance du problème du logement comme étant l’une des grandes priorités de notre Union [européenne].” Le texte n’a pourtant pas fait consensus au sein du groupe socialiste. Les parlementaires français ont décidé de s’abstenir face à un texte considéré trop éloigné de leurs considérations sociales.
Pour donner encore plus de portée aux discussions, une minute de silence pour Quentin Deranque a aussi été proposée par les Patriotes. Une tentative “d’entretenir le feu de cet épisode” selon Nicolas Hubé, mais en vain : la majorité de l’hémicycle a refusé ce geste.