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“C'est vous et vos collègues qui avez mobilisé plus de 50 milliards d'euros de soutien à l'Ukraine [jusqu’en 2027] dans le cadre du programme Ukraine facility”, se réjouit Rouslan Stefantchouk président de la Rada, le parlement ukrainien. Devant les eurodéputés, ce colosse en tenue militaire salue les efforts de l'Union européenne, en ce jour de commémoration des trois ans de l’invasion russe, il attend de “bonnes nouvelles” du Parlement.

Mais ces appels à intensifier l’aide financière ne font pas l'unanimité au sein du Parlement européen. Certains groupes parlementaires d’extrême droite expriment des réserves, voire une franche opposition, à l’augmentation de l’aide. “Alors que l'économie de l’UE est en stagnation, où est-ce qu'on va puiser pour trouver cet argent  ?’’, s’interroge Csaba Domotor (Patriotes Pour l'Europe, extrême droite) au cours de la séance.  

Alors que Donald Trump a suspendu les aides étrangères américaines, l’Union européenne se retrouve en première ligne pour soutenir l’Ukraine. Lors d’un débat au Parlement européen, plusieurs eurodéputés ont plaidé pour une augmentation de l’aide au-delà des 50 milliards d’euros déjà prévus jusqu’en 2027 pour soutenir la reconstruction de l’Ukraine.

Zoom sur la France

Thomas Pellerin-Carlin, député français S&D prend la parole lors du débat d'actualité © European Union 2025 - Source : EP

Pour ce faire, la rapporteure Aurore Lalucq (S&D, gauche) a annoncé la mise en place d’un "système d’échange d’information entre les autorités fiscales" et d’un "formulaire standard en ligne". Un nouveau système qui devrait lutter contre l’évasion fiscale tout en réduisant "la charge administrative qui pèse sur les groupes d’entreprises", avance le rapport parlementaire. De cette manière, à l’échelle européenne on passerait de 180 000 entités déclaratives avant la directive à 4 000 après sa mise en place.

En cas de suspicions de déclarations erronées, les États pourront également demander à consulter une déclaration déposée auprès d’un autre Etat membre. Dans l’ensemble, la directive a pour objectif de simplifier la communication entre pays grâce à une plus grande transparence.

La directive stipule également que les Etats devront appliquer des sanctions "effectives, proportionnées et dissuasives" aux entreprises soumettant des déclarations erronées. Sans plus de précision sur la forme que devraient prendre ces mesures.

L’avis du Parlement européen étant seulement consultatif, la décision revient maintenant au Conseil de l’Union européenne, qui devrait se prononcer en mars prochain après négociations.

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