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La paix en Ukraine : "à tout prix" ou "pas à n'importe quel prix" ? © Valentine Lécayon
© Camille Carvalho
Longtemps décimé, le loup a recolonisé l’Europe à la fin des années 1970, à partir des populations résiduelles dans les massifs montagneux. Il bénéficiait depuis 1982 du statut de protection le plus strict, inscrit dans la Convention de Berne relative à la conservation du milieu naturel de l'Europe. C’est ce statut très protecteur, transposé dans la directive européenne “Habitats” en 1992, que les eurodéputés ont modifié lors du vote de jeudi.
Ce mardi 6 mai au Parlement européen, Dan Jørgensen, commissaire européen à l’Energie et au Logement, a annoncé la fin des importations de gaz et de pétrole russes d’ici 2027. Pour y parvenir, l’Union européenne souhaite se tourner vers d’autres pays comme les Etats-Unis et diversifier ses sources d’énergies.
Le Parlement européen a voté le jeudi 8 mai le déclassement du statut de protection du loup, qui passe d'espèce "strictement protégée" à "protégée". © Marius Laffont, Anouk Seveno
Gaz : face à un marché tendu, comment éviter la flambée des prix à l’hiver ?
Les députés européens ont voté ce jeudi pour prolonger jusqu’en 2027 l’assouplissement des minimas des stocks de gaz, en vigueur depuis l’invasion de l’Ukraine. En fin d’année, les États membres n’auront plus qu’à remplir leurs stocks de gaz à 83 % au lieu de 90 %, avec une marge d’appréciation selon les difficultés rencontrées. “Il faut savoir réagir, nos Etats membres et nos citoyens peuvent connaître des difficultés”, affirme Borys Budka (PPE, droite), rapporteur du texte, devant le Parlement mercredi.
Cette plus grande souplesse pendant la période de remplissage des réserves permet d’éviter les oscillations des prix. Cet hiver encore, les Etats achetaient leur gaz à un tarif qui dépassait 50 € le Mwh. Début mai, ils l'achetaient 31 € le Mwh, ce qui illustre bien la volatilité des prix sur le marché du gaz.
Une nouvelle dépendance ?
Pour atteindre son but, l’Europe cherche de nouveaux pays exportateurs. Depuis 2022, l’UE s’est déjà tournée vers d’autres producteurs de gaz comme la Norvège, mais aussi les Etats-Unis et leur GNL, dont la liquéfaction et le transport polluent. En 2024, 46% du GNL européen provenait des Etats-Unis. Une énergie fossile sur laquelle Bas Eickhout, vice-président du groupe des Verts, alerte : “Les politiques climatiques sont aussi des politiques énergétiques, le GNL ne doit être qu’une solution temporaire”.
D’autres députés du groupe saluent la fin des importations russes mais s’inquiètent pour la suite : “Nous ne devons pas échanger notre dépendance à Poutine pour une nouvelle dépendance à Trump.” Pour eux, une seule solution, “la sortie complète des énergies fossiles”.
Laurent Offerlé-Guillotin et Emilien Martin