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Posté sur le toit d’un hôtel, un agent de police surveille la foule. Ce samedi 17 mai, plusieurs milliers de personnes se sont réunies sur la place du Roi Milan, à Nis, dans le sud-est du pays, pour assister au meeting du président serbe, Aleksandar Vučić. Sur de nombreux drapeaux et tee-shirts, un slogan : « Nous n’abandonnerons pas la Serbie. » En guise de fond musical, des reprises rock de chants nationalistes. Surplombée par quelques drones filmant le rassemblement, la foule attend l’arrivée du chef d'État, tandis que certains partisans s’amassent autour des stands du Parti progressiste serbe, le SNS, pour en devenir membre.

Pourtant, jusqu’à la veille du meeting, la présence du président était encore incertaine. C’est qu’Aleksandar Vučić est un habitué des rendez-vous manqués. À trois reprises déjà, il avait annoncé sa venue dans la seule municipalité aux mains de l'opposition. Mais cette fois, c’est la bonne : à 18 h 30, le voilà sur scène, bras levés et acclamé par la foule noyée dans les fumigènes. Le président revient sur son combat contre les étudiants, affirmant qu’il ne cédera pas à leurs demandes, notamment celle concernant la réclamation d’élections législatives anticipées : « C’en est fini des revendications. Ils ont tenté d'abolir la démocratie et d'instaurer définitivement la terreur dans notre pays. À ceux-là, je dis : ne cherchez pas trop les élections, vous subirez une défaite encore plus lourde que la dernière fois. Toute la Serbie sera bientôt libre et libérée. »

Des propos qui séduisent encore une large frange de la population : d’après l’ONG du Centre pour la recherche, la transparence et la responsabilité (CRTA), près de 40 % des Serbes font toujours confiance à leur président. Pour démontrer ce soutien, le SNS occupe l’espace public par des manifestations nationalistes. Une manière de gagner du terrain sur ses opposants.

La séance est levée, les élus eurométropolitains quittent la salle du conseils. ©Moncef Arbadji

14h39
La séance est close. Merci d’avoir suivi notre direct. À très vite pour le prochain !

14h25
Nouvelle motion proposée par les communistes intitulée "Solidarité avec les locataires d'Alsace Habitat face à la hausse exceptionnelle des charges locatives". Un appel au dialogue d’après Antoine Splet. Face aux conséquences sociales du bailleur d’Alsace Habitat, il demande de la transparence sur les charges et la prise de mesures, en annulant les augmentations de charges de manière rétroactive.

Jean-Louis Hoerlé, maire de Bischheim (LR), conteste : "Si on veut exprimer sa solidarité, on paye à la place des locataires !"

14h16
La motion suivante est présentée par la majorité. Elle vise à soutenir les missions locales. "Elles jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des jeunes" argumente Gérard Shann (Ecologistes), avec 801 jeunes soutenus en 2024 par la mission locale de Strasbourg, "soit une hausse de 11% par rapport à 2023", comme il le rappelle. Selon le conseiller de la mairie de Bischheim, ces initiatives sont essentielles "pour prévenir la marginalisation de ces jeunes."

Face aux annonces de réduction des financements par l’État et la Région, l'EMS appelle à "réévaluer le soutien financier (des missions locales) pour prendre en compte les réalités des territoires". "Aujourd’hui, près d’un tiers des jeunes dans les quartiers prioritaires de la ville sont sans emploi, ni formation, ni en études", déplore Yasmina Chadli (PCF). La motion a été adoptée à l’unanimité dans un hémicycle qui se vide de plus en plus."

Le conseil est doucement déserté alors que les derniers points sont soumis au débat. © Pauline Moyer

Antoine Splet, conseiller métropolitain et secrétaire général du PCF du Bas-Rhin, s'est opposé à l'augmentation de la taxe sur la collecte des déchets cet après-midi durant le conseil de l'EMS. © Camille Carvalho

Bientôt une collecte des déchets au porte-à-porte pour les communes de l'EMS qui n'en disposaient pas ? Photo : Titouan Catel-Daronnat

Le conseil de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) se prononce ce vendredi 23 mai sur la généralisation de collecte de la poubelle jaune en porte-à-porte. Les expérimentations réalisée dans quatre communes de moins de 10 000 habitants ont rencontré un franc succès. 

Le budget prévisionnel pour cette nouvelle politique de gestion des déchets est de quatre millions d’euros. Y sont compris : la communication autour du projet, l’achat de 40 000 bacs de tri, ou encore l’acquisition de camions équipés de caméras repérant grâce à l’intelligence artificielle les erreurs de tri. Un million d’euros supplémentaire annuel est également prévu pour le fonctionnement de cette collecte. L’EMS prévoit de couvrir une partie de ces dépenses en augmentant le taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères dans les communes concernées de 7,95%.

S’il est voté, ce projet sera mis en œuvre progressivement jusqu’en 2028.

Les conclusions ont été présentées en janvier par les maires des communes impliquées, qui approuvent ce ramassage alterné des déchets. Ils ont constaté l’augmentation de la part des déchets triés, comme à Plobsheim, qui a bénéficié d’une baisse de plus de 20% des déchets de la poubelle bleue. Mais les erreurs de tri augmentent aussi. Lors d'une étude menée en 2023, le taux d’erreur s’élevait à 35% en 2023 pour la collecte en porte-à-porte, contre 11% pour les dépôts volontaires. Il faudra intégrer la hausse du coût de traitement des erreurs à la facture collective.

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