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La fracture entre Grand-Est des villes et Grand-Est des champs s’explique en partie par des différences du niveau de revenu par habitant. La moitié des communes les plus pauvres, en grande partie rurale, ont voté vert à 5,9%. Pour la moitié des communes les plus riches, ce chiffre grimpe à 9,3%. 

« Les électeurs écologistes viennent des couches moyennes salariées : ils travaillent plutôt dans l’éducation, la culture, la santé ou le travail social , poursuit Marine De Lassalle. Mais ils ont davantage de capital culturel que de capital économique ». Ce ne sont donc pas forcément les personnes les plus aisées qui votent Europe Ecologie-Les-Verts. Preuve en est : le dixième des communes les plus riches ont moins voté écolo que celles à peine moins fortunées qu’elles.

Lecture : Les 10% les plus pauvres des communes ont voté en moyenne 5,8% pour EELV

Nicolas Arzur, Judith Barbe, Estelle Burckel, Sarah Chopin, Aurélien Gerbeault, Marine Godelier, Mariella Hutt

 

Comment nous avons procédé

Pour réaliser cet article, centré sur la région Grand-Est, nous avons utilisé les données communales des résultats des élections européennes 2019 en France. Pour l'Allemagne, ce sont les résultats à l'échelle du district. Les frontières avec le Luxembourg, la Belgique et la Suisse ont été volontairement exclues de l’étude pour limiter la comparaison à la France et l'Allemagne, notamment en raison des taux importants de voix en faveur des écologistes en Alsace et dans le Bade-Wurtemberg.

Nous avons également eu recours aux données des élections antérieures, de 1994 à 2014, pour visualiser l'évolution des voix françaises en faveur des listes écologistes et socialistes.

Nous avons croisé le fichier 2019 avec différentes variables : le revenu médian, la catégorie socio-professionnelle, le niveau de diplômé et l'âge des populations pour chaque commune – variables croisées qui n'ont pas toutes été retenues dans l'article final. Les données fusionnées sont disponibles à cette adresse.

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Depuis deux mois, le squat « Hôtel de la rue » s'est installé dans l'ancien siège de la brasserie Gruber, à Koenigshoffen. La bâtisse est pourtant vouée à accueillir une maison des services publics. Une partie des habitants, enthousiasmés par le projet, craignent qu'il ne se réalise jamais. 

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Actuellement occupé par l'Hôtel de la rue, l'ancien siège de la brasserie Gruber devait servir de maison des services publics. / Photo Thémïs Laporte

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