Vous êtes ici

Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.

Accepter l'évolution du bâti

Marc Hoffsess, l’adjoint à la maire de Strasbourg défend qu’il faut accepter l’évolution du bâti qui témoigne de son temps. “Une construction contemporaine, placée à côté d’une maison typique, affirmera l’architecture de notre époque, tout en valorisant par contraste celle du temps passé. Rien de pire que l’architecture pastiche!”

L’âme rustique de la cité, à laquelle sont tant attachés les habitants, ne risque pour autant pas de disparaître. L’exiguïté des terrains empêche les constructions massives et constitue donc un allié de préservation de l'architecture locale.

 

 

[ Plein écran ]

Gaby Guthmann dans les jardins d'Euroasis. ©louise forbin

Tout en avançant, elle ajoute que le canal de la Marne au Rhin et ses berges fonctionnent comme un véritable “corridor écologique”. Il  “permet à la faune et à la flore d’y vivre et de se déplacer librement”. Dans le décor industriel du quai Jacoutot, il est encore possible de s’émerveiller. “En mai, on a vu des lucioles. Moi, je n’en avais jamais vu de ma vie”, sourit Anne Claire, d’Euroasis. “Vous avez déjà vu des lucioles, vous?”

 

Pierre Tryleski, médecin citoyen

Généraliste installé à la Cité de l’Ill depuis 1988, Pierre Tryleski préside la Maison urbaine de santé (MUS) dans ce quartier défavorisé de la Robertsau. Il défend un "choix citoyen".

Adapter le domicile des personnes âgées

Pour vieillir à la maison, des aménagements spécifiques s’imposent. Les points fondamentaux consistent à faciliter les déplacements entre chaque pièce et à éliminer les éléments pouvant présenter un danger. Pour y faire face, la salle de bains est une pièce stratégique. Il est impératif d’y ajouter des barres de maintien et de changer la baignoire en douche. Des aménagements qui représentent un coût important. Les personnes âgées peuvent bénéficier de subventions comme l’Aide personnalisée d’autonomie dont le montant varie en fonction de leur état de dépendance.

 

Au bout du quai, le port aux pétroles a recours à des fauches régulières pour se prémunir des incendies. Elles ont lieu trois fois dans l’année : “une au printemps, la coupe de sécurité, une fin juin-début juillet, la fauche de propreté, et enfin la fauche hivernale”, regrette Marie-Madeleine Leroy. Animaux pris au piège, perte de fleurs pour les insectes pollinisateurs : la coupe “nuit à la biodiversité”, justifie la militante.

“Je passe énormément de temps à écouter les gens”, déclare Chantal Acker Marx, souriante. Pendant treize ans, elle s’occupait de planifier des voyages d’affaires pour le compte d’American Express. En 2013, elle quitte l’entreprise dans le cadre d’un plan de départ volontaire. Elle imagine d’abord une reconversion en tant qu’auxiliaire de puériculture. Réalisant que le métier ne correspond pas à sa vision du soin, elle commence une formation de naturopathe à l’école Plantasanté en 2018. “Ce que je fais maintenant, pour moi, ça a du sens”, confie celle pour qui le naturopathe est un “éducateur de santé”. Son rôle consiste à redonner les bases du bien-être grâce à l’alimentation, la gestion des émotions ou l’activité physique. La thérapeute explique avoir une préférence pour les techniques du toucher comme la réflexologie, le magnétisme ou la massothérapie.

Un portrait socio-économique défavorable à la Cité de l’Ill

[ Plein écran ]

André Mauchoffé (à droite) est propriétaire depuis 1977 d’un ancien corps de ferme rue Hechner. Son fils, Régis (à gauche), a rénové la grange il y a une dizaine d’années. ©Baptiste Candas

Pages