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  • La malédiction olympique

Double Championne du monde de slalom géant en 2013, à Schladming en Autriche, et sur les pistes suisses de Saint-Moritz, en 2017, celle qu’on surnomme « la puce » pour son explosivité, n’a pourtant jamais goûté à la joie d’une médaille olympique. La faute à une rupture du ligament croisé du genou droit et d'une lésion du ménisque lors du slalom de Courchevel, en 2013. Cette blessure la prive des Jeux de Sotchi en 2014, et elle mettra trois longs hivers à retrouver son meilleur niveau. Le sort semble s’acharner. Pour la deuxième fois consécutive après ses derniers jeux à Pékin en 2022, la meilleure géantiste française a joué encore de malchance jeudi 16 février, en chutant lors de la deuxième manche face au « Roc de Fer ».

Cyprien Durand-Morel

Édité par Luca Salvatore

  • Une sergente en bottes de ski    

Comme d’autres athlètes de la glisse, en plus de son statut de sportive professionnelle, elle a rejoint les rangs de l’armée de Terre en 2008. Avec le titre de sergente, elle a eu l’honneur de défiler, non pas sur les Champs-Élysées, mais à Chamonix, le 14 juillet 2020 auprès de ses camarades du bataillon de Joinville. À son palmarès déjà bien garni s’ajoute un titre de médaillée d’or du géant par équipe aux Jeux mondiaux militaires d’Annecy, en 2013, et de championne du monde militaire à Boden en Suède, en 2015, sous la bannière de l’Équipe de France militaire de ski.

  • Une enfance blanche comme neige

Née en 1989 de l’union d’un père australien et d’une mère française, tous deux moniteurs de ski, l’Anemassienne plante ses premiers coups de bâton entre le Grand Bornand et la Nouvelle-Zélande. Jusqu’en 2007, elle fait la navette entre les deux hémisphères, ne connaissant qu’une seule saison : l’hiver. Au milieu des années 1990, la famille de Tessa s’installe définitivement dans la Vallée des Thônes, en Haute-Savoie. Le stade de slalom du Grand-Bornand porte désormais fièrement son nom depuis mars 2022, pour honorer la locale de l’étape.

Une troisième victoire aux Championnats du monde de slalom géant, à 33 ans… Le symbole ressemblait à un conte de fées. Malgré son porte-bonheur, le dossard n°1, la skieuse du Grand-Bornand a vécu une nouvelle désillusion. Dans la deuxième manche sur « Le Roc de Fer » de Méribel, elle a chuté à quelques mètres de l’arrivée malgré un départ canon, laissant le titre à l’Américaine Mikaela Shiffrin. Retour sur trois épisodes de la figure de proue du ski alpin français féminin.

La skieuse haute-savoyarde se voyait sûrement couronnée d’or à Méribel mais a échoué à quelques portes de l’arrivée. Une carrière jonchée de désillusions.

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Les étudiants de l’International Space University (ISU) profiteront de l’implantation de SpacePharma à Illkirch-Graffenstaden pour se former à la recherche en orbite. © CC Les Ey

La société helvético-israélienne SpacePharma a annoncé, mercredi 15 février, l’implantation de son siège européen à llkirch-Graffenstaden, commune de 26 000 habitants, située au sud de Strasbourg. C’est dans l’incubateur de l’International Space University (ISU), l’unique établissement mondial d’enseignement dédié à l’éducation spatiale, que l’entreprise réalisera ses recherches en biotechnologie. 

Fondée il y a une dizaine d’années, la start-up est spécialisée dans les essais en sciences de la vie, à bord de laboratoires miniatures envoyés dans l’espace. Dans un communiqué, elle indique que cette implantation devrait créer « une dizaine d’emplois ces trois prochaines années ». L’objectif, pour SpacePharma : poursuivre son développement et les partenariats avec de nouveaux acteurs européens, en répondant « conjointement à des appels à projets dans les domaines de la recherche en santé et pharmacologique ».

Des mini laboratoires en orbite

Parmi les domaines d’expertise de la start-up : les essais en orbite, en microgravité. Ces conditions particulières permettent notamment l’étude des cellules souches et la résistance aux antibiotiques avec des résultats communiqués en temps réel par des laboratoires de seulement quatre kilogrammes. Une innovation qui améliore l’étude des pathologies et donc le développement de nouveaux traitements.

Jusqu’à présent, SpacePharma utilisait les fusées du géant américain SpaceX ou du français Arianespace pour lancer ses petits appareils dans l’espace. Au total, sept missions ont déjà été menées avec succès. À noter que la société, qui possède des bureaux à Herzliya (Israël), Courgenay (Suisse) et Palo Alto (États-Unis), ouvrira, en parallèle de son siège alsacien, son centre de recherche et développement à Sophia Antipolis, dans les Alpes-Maritimes.

Luca Salvatore

Édité par Matei Danes

Connue pour ses laboratoires miniatures envoyés dans l’espace, la société helvético-israélienne, spécialiste des expériences scientifiques en orbite, a annoncé son installation à Illkirch-Graffenstaden. Une dizaine d’emplois seront créés les trois prochaines années.

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