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Plusieurs États membres ont aussi offert aux deux pays une assistance humanitaire comprenant des tentes, des matelas, des lits, des aliments et des vêtements d’hiver. Une réactivité dont se sont félicités unanimement les eurodéputés. Ils ont salué l’efficacité du mécanisme de protection civile de l’UE, catalyseur de la coordination entre les 27 États membres et des pays tiers participants.
Une coordination record
Créé en 2001, son objectif est de venir en aide à un pays confronté à une situation d’urgence lorsque celui-ci ne dispose pas de ressources suffisantes pour y faire face. Ankara a activé le dispositif le jour même du séisme. Les différents États participants ont alors été consultés pour connaître les moyens de chacun. L’inventaire réalisé, c’est ensuite le centre de coordination de la réaction d’urgence européenne qui a assuré ce rapide acheminement des ressources mobilisées.
Zoé Dert et Erwan Drouillac
Reste maintenant la question cruciale des batteries qui alimentent les voitures électriques. Aujourd’hui, plus de la moitié d’entre elles sont fabriquées en dehors de l’Union européenne. "L’Europe a pris beaucoup de retard, même si les usines de batteries électriques commencent à voir le jour, notamment dans le nord de la France", reconnaît Karima Delli. Des projets de giga-factories sont actuellement en cours dans douze pays européens.
"Relocaliser la production de batteries en Europe permettrait de réduire leur empreinte carbone de 40 %", approuve de son côté Pierre Leflaive. Mais pour les développer, Karima Delli souligne que la main-d’œuvre experte n’est pas encore au rendez-vous. "Notre objectif est de valoriser les emplois dans la filière et de promouvoir de nouvelles formations pour les rendre attractifs."
"L’Europe a pris beaucoup de retard"
Tous dénoncent une nouvelle réglementation manquant de réalisme compte tenu du prix élevé à l’achat d’un véhicule entièrement électrique. Aujourd’hui, une citadine électrique neuve coûte en moyenne 10 000 euros de plus qu’un véhicule similaire à moteur thermique. Un coût qui empêche de facto une majorité de citoyens d’accéder à une mobilité plus propre, à l’heure où la voiture représente plus de la moitié des déplacements en France. "Pour être cohérent, il faut que les pouvoirs publics poussent les constructeurs à fabriquer des modèles plus petits et légers, donc moins chers à l’achat", explique Pierre Leflaive, du collectif d’ONG Réseau Action Climat.
Un optimisme que ne partagent pas les eurodéputés de la droite et de l’extrême-droite, qui ont voté à majorité contre le texte. Pour eux, si la voiture électrique est bien un secteur d’avenir, l’échéance de 2035 est considérée comme trop ambitieuse. "Nous ne pouvons pas nous permettre de jouer aux apprentis sorciers avec cette filière", déplore Nathalie Colin-Oesterlé, eurodéputée française du Parti populaire européen.