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La Géorgie, petit pays de 3,5 millions d’habitants, est traversée par l’unique route commerciale reliant le Caucase à la Russie. Véritable artère économique pour la région, elle est primordiale pour la Russie en plein embargo européen. Chaque jour, des centaines de camions empruntent les 139 kilomètres qui relient Tbilissi, la capitale, jusqu’au poste-frontière Lars. Certains sont suspectés de transporter des produits interdits par les sanctions européennes. Le gouvernement reste silencieux sur la question. Le long de la route, cette opacité et la proximité avec la Russie ravivent le souvenir douloureux de la guerre de 2008. Personne n’a oublié que 20% du territoire est désormais occupé par les Russes. Mais ils savent également que leur économie dépend de ce voisin envahissant. Une route symbole d’une relation ambiguë entre la Géorgie et la Russie.
Jules Beaucamp, Suzie Bernard-Meneguz, Liza Foesser-Eckert et Anaëlle Forveille
Au sud de la Géorgie, à la frontière avec l’Arménie, une communauté arménienne vit dans la région de Javakheti depuis des centaines d’années. Ils représentent plus de 90 % de la population locale, et ne parlent qu’arménien. La majorité des habitants travaillent en Russie ou en Arménie. Pour beaucoup, franchir la barrière de la langue et apprendre le géorgien, c’est l’espoir d’une meilleure vie.
Marleen Beisheim, Tifenn Lerich, Victor Topenot et Lorenzo Vergari Morelli
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La Russie met-elle son nez dans les affaires géorgiennes ? Des tribunaux aux bureaux de vote, la connivence de la classe dirigeante avec le Kremlin est dénoncée par les opposants, jusqu’à ce que la colère éclate…
Marine CORBEL, Zanda GEDENIDZE, Dorian MAO