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Ce mardi 11 février au Parlement européen s’est tenu un débat sur la stratégie économique à adopter face aux États-Unis : protectionnisme ou multilatéralisme. La veille, Donald Trump a annoncé de nouveaux droits de douane sur l’acier et l’aluminium impactant l’Union.
La satisfaction de l’extrême droite
Simplification ou retour en arrière ?
Améliorer la compétitivité des entreprises
Mathis Nicod et Zoé Vannarath
Retard dans la course technologique, concurrence de la Chine et des États-Unis, énergie trop chère. C’est dans ce contexte économique tendu que la Commission est venue présenter sa feuille de route pour l’année 2025 : un programme timide de simplification et d’investissement pour relancer la compétitivité.
L’appel tous azimuts à la déréglementation séduit cependant les groupes d’extrême droite, sortis en position de force des dernières élections. Nicola Proaccini, le vice-président du parti des Conservateurs et Réformistes Européens (ECR, extrême-droite, conservateurs), dont le parti Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni est membre, a affirmé devant l’hémicycle : "Le programme de travail de la commission comprend des thèmes avec lesquels nous sommes tout à fait d’accord : relancer la compétitivité, exiger une simplification, porter attention à la sécurité". Ce programme de l'exécutif européen risque ainsi d'ouvrir la voie à une entente entre l'extrême droite et le Parti populaire européen (PPE, droite), majoritaire dans l'hémicycle.
C’est aussi parce qu’elle interprète autrement le rapport Draghi : pour elle, la compétitivité résulte d’un soutien à la réindustrialisation et à l’innovation - et non pas d’une dérégulation.