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A Marcel-Rudloff, ça ne roule pas pour les élèves d’Achenheim

Une partie des élèves du lycée Marcel Rudloff est confrontée à des tracasseries de transport, en raison de la séparation institutionnelle entre les réseaux CTS et CTBR.

Le lycée Marcel Rudloff est situé au cœur du quartier des Poteries, dans l’ouest de la ville. La majeure partie de ses élèves proviennent de Hautepierre et Koenigshoffen. Mais aussi des villages à l’ouest de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS). 95 élèves habitent notamment la Communauté de communes des Châteaux, qui comprend Achenheim, Breuschwickersheim, Hangenbieten, Kolbsheim et Osthoffen. Ils sont reliés à Strasbourg par la Compagnie des Transports du Bas-Rhin (CTBR).

Un bus par jour

Les lycéens d’Achenheim peuvent ainsi emprunter la ligne 240 de la CTBR qui dessert le  lycée directement. Mais le bus ne s’arrête devant l’établissement qu’une fois par jour à l’aller et n’y passe que deux fois dans le sens inverse, dont une à midi.  Mieux vaut ne pas louper le 7h17 à Achenheim-Mairie ! Après 17h39, la seule solution pour rentrer chez soi est de se rendre au centre de Strasbourg avec le tram D et de prendre le bus 240 à partir des Halles. Ou de prendre le bus 70 de la CTS qui passe aussi devant le lycée, jusqu’à Oberschaeffolsheim et marcher. Le hic, c’est que l’abonnement CTBR ne donne pas accès aux lignes de la CTS.

Au 1er janvier 2017, la Communauté des Chateaux sera intégrée à l’EMS. Les lycéens pourront bénéficier d’un seul abonnement donnant accès à toutes les lignes offertes par la CTS et la CTBR dans le périmètre géographique de l’Eurométropole.  Un gain pratique mais pas financier : le tarif pour les habitants d’Achenheim sera multiplié par deux, passant de 135 euros à 256 euros par an.

De plus, si les lycéens pourront utiliser tram et bus de la CTS pour se déplacer, la desserte de la ligne 240 restera inchangée. Au quotidien, il y aura toujours deux bus par jour à Achenheim.

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Pression migratoire, attentats : depuis 2015, des contrôles ont été rétablis au coeur de l'Union européenne, perturbant la vie de centaines de milliers de citoyens. Dans le même temps, l'UE renforce ses frontières extérieures. Au risque de renier ses valeurs fondamentales. De Copenhague à Ceuta, enquête auprès de ceux qui vivent et font le retour des frontières.

 

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Ici c'est la reprise du lancement 

 

 

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Qui sont les auteurs de violences sexuelles ? Pourquoi passent-ils à l'acte ? Quel est le regard des victimes sur leurs agresseurs ? Les étudiants du CUEJ ont enquêté sur cette dimension cachée des viols et agressions sexuelles. Ils ont rencontré les policiers de la brigade des mœurs et des mineurs, avocats et magistrats, médecins, associations, chercheurs, victimes. Certains auteurs ont aussi accepté de témoigner. 

Entrer dans l'enquête

Le paysage religieux strasbourgeois en 2016 est tout sauf figé. Des nouveaux lieux de culte sont érigés, des communautés s'ouvrent à la ville, tandis que d'autres se dotent d'une certaine imperméabilité. Les liens inter-religieux se tissent et mêlent sociabilité, éducation et culture. D'un quartier à l'autre, les enjeux comme les acteurs varient. Avec le Concordat en toile de fond, le panorama religieux à Strasbourg connaît aujourd'hui une large recomposition.

De Montagne Verte à la Robertsau, de Hautepierre au Neuhof, en passant par la Petite France et Poincaré, chacun des quartiers de la capitale alsacienne se définit en partie par ses religions. Le Concordat qui structure la vie religieuse de la région est exhorté à évoluer, notamment pour prendre en compte l'islam. La religion coranique est au cœur de ces mutations religieuses, tant par son poids, avec un nombre grandissant de croyants et d'infrastructures, que par les enjeux sociaux et politiques qui gravitent autour d'elle.

Trois cartes, comme autant de fils rouges, représentent ce tissu complexe, à travers les pratiques religieuses et ceux qui les font vivre, dans la dimension éducative et sociale que la religion revêt et enfin, par son investissement dans les loisirs et la culture des fidèles.

 

Les religions, c'est d'abord une affaire de pratiques. La prière et la réunion des fidèles constituent la base du rythme des vies des croyants. Ces pratiques se matérialisent autour de lieux : synagogues, pagodes, églises ou mosquées. Ces espaces, qu'ils soient pluricentenaires ou encore en construction, en pierre de taille ou préfabriqués, sont les infrastructures qui permettent le culte. Ils sont également l'affirmation publique de la religion dans la ville. Et à l'intérieur, on s'y active. Faire vivre une religion est un travail à temps plein, auquel s'emploient de nombreuses personnes. Dans l'immense majorité, ce sont des hommes qui occupent les hautes fonctions. Imams, prêtres, rabbins et autres diacres possèdent une parole qui pèse, aussi bien dans leurs communautés respectives que devant l’État.

 

<< Accéder à la carte interactive "Pratiques religieuses" >>

Au-delà du culte périodique, la religion joue aussi sur le tableau de l'éducation. Présente chez les croyants de la naissance à l'enterrement, elle ne fait certainement pas une croix sur l'instruction des enfants. Le Concordat lui assure une présence dans les programmes scolaires, mais c'est surtout en dehors des salles de classes que la religion va déployer ses structures. Chez les plus jeunes, les scouts fournissent un cadre de socialisation teinté de religiosité jusqu'à la fin de l'adolescence. A l'université, les associations étudiantes prennent le relai. Et les adultes sont entourés d'associations aux visées diverses alimentées par les cultes, dans le domaine de l'inter-religieux par exemple. Ce chemin se poursuit jusqu'à son étape ultime à l'aumônerie. La religion sait se doter d'organismes qui structurent dans la durée toute une vie.

 

<< Accéder à la carte interactive "Education et la sociabilité religieuses" >>

 

Le cultuel sait aussi se faire culturel. Les religions présentes dans le chef-lieu du Bas-Rhin jouent également un rôle non-négligeable dans les loisirs de ses ouailles. Le mystique affectionne le terrain artistique, et particulièrement celui de la musique qu'il connaît déjà bien. Parfois, cela ressort sous une forme imprévue, comme des paroles religieuses sur un air rock'n'roll. Le théâtre n'est pas en reste, tout comme les sports qui ont vu naître des équipes paroissiales. En différents lieux, la religion a aussi choisi d'être son propre média et de débarquer sur les ondes ou en format papier.

On peut même observer sur les réseaux sociaux des curés connectés.

 

<< Accéder à la carte interactive  "Loisirs et pratiques culturelles religieuses" >>

 

Entre habitudes séculaires et nouvelles pratiques, à Strasbourg, la religion se conjugue encore au présent.

 

Pierre-Olivier Chaput

 

 

CREDITS :

 

Encadrement pédagogique : Antoine Bonin

 

Réalisation : Marine Ernoult, François Camps, Robin Dussenne, Auberie Perreaut, Corentin Lesueur, Johan Cherifi, Victor Guillaud-Lucet, Pablo Guimbetiere, Margaux Tertre, Augustin Campos, Romain Colas, Pierre-Olivier Chaput, Kevin Brancaleoni, Denis Strelkov, David Henry et Maxime Bazile

 

Encadrement technique : Guillaume Bardet

 

Directrice de la publication : Nicole Gauthier

  • La taxe d’habitation est payée par tous les habitants d’une commune, qu’ils soient propriétaires ou locataires, une exonération étant toutefois accordée aux faibles revenus. La taxe foncière bâtie, quant à elle, concerne uniquement les propriétaires. Ces taxes « ménages » entrent dans le budget des collectivités locales et permettent de financer les services sociaux, scolaires, les équipements sportifs et culturels, la voirie ….
     
  • La taxe sur le foncier non bâti concerne les propriétaires de terrains, qu’ils soient occupés ou non (carrières, étangs, serres). Les recettes sont reversées aux communes.
     
  • Depuis la réforme de 2011, la fiscalité locale a été remaniée. Chaque niveau de collectivité territoriale perçoit les recettes des taxes ménages : les communes sont destinataires des trois taxes ménages alors que les départements bénéficient d’une part de la taxe sur le foncier bâti. Les régions ne perçoivent plus aucune taxe ménage.
     
  • La taxe professionnelle, abolie en 2011, est remplacée par la contribution économique territoriale, perçue par le secteur communal.
  • La valeur locative cadastrale sert à calculer les taux de taxes. Elle représente le loyer annuel théorique qu'un bien pourrait rapporter s’il était loué. Elle dépend notamment de la surface du logement, du quartier dans lequel il se situe.
    Les valeurs utilisées aujourd'hui ont été déterminées selon le marché locatif de 1970. Elles sont revalorisées tous les ans par la loi de finances qui applique un coefficient unique mais qui ne tient pas compte des disparités locales.

     
  • Pour chaque graphique et chaque carte de notre dossier, les taux de taxe affichés sont à comprendre en points et non en pourcentage (ex: En 2003, Strasbourg a un taux de taxe d'habitation à 22,68%. En 2012, il est à 24,02% : l'écart est de 2 points et l'augmentation est de 6%).
     

Depuis une décennie, l’augmentation des impôts locaux (taxe d’habitation et taxe sur le foncier bâti) pèse fortement sur le budget des ménages. L’étiquette politique des communes influe-t-elle sur les taux de taxe? Pourquoi les taux de taxe évoluent-ils? Qui paye le plus dans le Grand-Est ? Réponses en trois parties, avec l’analyse des fichiers du ministère des Finances et des comptes publics, de 2004 à 2013.

En octobre 2016, comme chaque année, les taxes « ménages », autrement dit la taxe d’habitation et la taxe sur le foncier bâti, ont été payées par plus de deux millions de ménages du Grand-Est. Depuis une dizaine d’années, les impôts locaux n’ont cessé d’augmenter. Selon l’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière), en 2016, "35 départements français ont rehaussé leur taux de taxe foncière".

Qu’en est–il pour l’ensemble des communes du Grand-Est et ses 5,5 millions d’habitants ? Pour comprendre comment sont calculés ces taux, il faut analyser le contexte économique, géographique et social de la région qui regroupe maintenant l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine. Les dix départements de la nouvelle région affichent des disparités importantes. L’Alsace, densément peuplée et très attractive, le sillon mosellan (axe Metz-Nancy-Epinal), Reims et sa périphérie, s’opposent aux régions très rurales, ancrées des Ardennes jusqu’à la Haute-Marne.

Par ailleurs, le système actuel de calcul des taxes est complexe et obsolète. Il repose sur un taux d’imposition fixé par les collectivités locales et appliqué à la « valeur locative cadastrale ». Celle-ci dépend notamment de la surface du logement, du quartier dans lequel il se situe. Etablie pour la première fois en 1970, la valeur locative et son calcul n’ont pas été modifiés. Le paradoxe est grand : des habitants de cités défraîchies des années 1970 payent davantage de taxes que ceux qui logent dans un centre-ville rénové. Annoncée en 2009, sa réforme est inaboutie.

Taux de taxe d'habitation, en 2014

Taux de taxe sur le foncier bâti, en 2014

D’après ces cartes, les taxes varient selon les localités, parfois jusqu’à plus de 40 points d'écart pour la taxe foncière. Les Vosges, l’Aube et les Ardennes, départements ruraux avec une faible activité, se démarquent avec un fort taux de taxe d’habitation. A contrario, la Meuse, le Haut-Rhin et la Meurthe-et-Moselle pratiquent des taux plus faibles, entre 0 et 15%.

Les taux de taxe sont aussi plus élevés pour les municipalités proches du Luxembourg, de la Belgique et de la Suisse.  Cet effet de frontière est plus prononcé avec la taxe sur le foncier bâti. Les grandes villes comme Strasbourg, Mulhouse ou Charleville-Mézières  appliquent aussi des taux élevés.

En 2013, les taux d’impôts locaux cumulés représentent 52,48%, contre 42,14% dix ans avant. Cette augmentation de 10 points est multifactorielle. La couleur politique des municipalités ne joue pas sur les taux de taxe. Les communes de gauche ou de droite augmentent peu mais de la même façon les impôts locaux, contraints par la conjoncture. En 2008, la crise économique a provoqué une réaction en chaîne catastrophique pour l’économie régionale. Les Français ont arrêté d’acheter des biens immobiliers, et les communes qui ont contracté des emprunts toxiques n’ont pas toujours été en mesure de les rembourser. La fin de la taxe professionnelle a aussi aggravé la situation économique des petites communes aux faibles recettes. Celles-ci se sont rabattues sur les taux de taxe foncière, payée par les propriétaires qui nen sont sont pas exonérés.

Face à cette conjoncture difficile, les collectivités ont eu une réaction assez similaire. La réforme de 2011 sur les collectivités, qui a supprimé la part de revenus du foncier pour les régions et a redistribué la part de la taxe d’habitation des départements aux communes, a chamboulé les recettes de chaque collectivité. Les taux des taxes des municipalités se sont maintenus alors que ceux des départements ont augmenté.

Mais si les taxes varient du simple au double entre des communes voisines, c’est dû avant tout à l’incohérence du système, qui ne prend pas en compte les revenus des habitants. Aucune tentative de réforme de la fiscalité locale entreprise par les différents gouvernements n’a jusqu’à présent abouti.

Fanny Guiné

Crédits

Directrice de la publication : Nicole Gauthier

Encadrement : Nicole Gauthier, Etienne Guidat, Raphaël Da Silva

Rédactrice en chef : Fanny Guiné

Chef d'édition : Peter Eßer

Réalisation : Simone Ahrweiler, Alexis Boisselier, Joris Bolomey, Sarah Bos, Benoit Collet, Alexis De Azevedo, Guilhem Dubernet, Peter Eßer, Fanny Guiné, Anna Manceron, Maxime Maréchal, Léa Picard, Guillaume Reuge, Donovan Thiebaud, Nina Zeindlmeier

Encadrement technique : Guillaume Bardet

 

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