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Pour Marie-Dominique Dreyssé, conseillère municipale déléguée du quartier Gare, “c’est tout l’enjeu du secteur : développer son aménagement en termes de restaurants et de bars.” Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Des appels à projets ont été passés sous l’égide de la Ville en 2016 pour créer un café-restaurant au rez-de-chaussée du Hall des chars. Si des travaux ont été entrepris, il n’a jamais ouvert. “C’est en germe, assure l’élue, mais ce n’est pas en ouvrant un commerce que les choses changent.

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Zoé Bouchicot, scénographe et résidente permanente dans son atelier de la Semencerie © Julie Lescarmontier

Dans l’atelier, les fouets sont à l’arrêt. Une dernière étape, la plus minutieuse, reste à accomplir. Un apprenti se concentre pour réunir en une seule sphère deux ovales en chocolat. Plus loin, un autre jeune presse une poche à douille pour détailler ses entremets. De délicates odeurs de cacao s’échappent de ces desserts. Dans l’atelier des Compagnons du Devoir, rue de Wasselonne, une dizaine d’étudiants s’affairent en cuisine. Ici, ils apprennent la pâtisserie. Un des douze métiers enseignés par la maison de Strasbourg. D’ici 2023, un bâtiment flambant neuf viendra augmenter de 40 places la capacité d’accueil de l’institution présente dans le quartier Gare depuis 71 ans.

Chaque jour, transports en commun, cyclistes et autres usagers tentent de cohabiter au croisement de la rue Georges-Wodli et du boulevard du Président-Wilson. Signalisation inadaptée et incivilités, ce croisement suscite la controverse. 

“Le stade n'est clairement pas assez grand”

Justin Dodson, le pasteur américain de l’Église évangélique et président de l’association Quai 67, explique que le projet a été financé par “beaucoup d’ONG, de France, des États-Unis, du Canada…” Mais impossible de lui faire dire le nom des organisations. Celui qui a aussi été professeur de théologie en Afrique, admet seulement qu’“il y a des organismes chrétiens qui participent”.

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Un enfant s'amuse sur l'aire de jeux Sainte - Aurélie. © Mathilde Lopinski 

Au grand agacement des riverains, les travaux de la ligne G chamboulent la circulation du boulevard de Lyon au quartier Gare.

Faire l'effort de venir

C’est un espace minéral vide, personne ne s’en empare”, déplore Sylvie Darroman, chargée de l’accompagnement du public au Taps. Bien que le secteur regorge d’infrastructures dédiées au spectacle vivant comme l’Espace K et le Taps pour le théâtre ou la Laiterie et le Molodoï pour la musique, plus un seul bistrot aux alentours ne sert à cette heure. “On a dû changer les horaires de nos représentations, passant de 20 h 30 à 20 h. Notamment pour que les bénévoles, le public et les artistes puissent avoir le temps de manger ailleurs une fois la séance terminée”, souligne Ludivine Meyer, chargée de la communication de l’Espace K.

Lutter contre le blanchiment

Mais Moneytrans fixe un plafond d’envoi mensuel à 3 000 €. Au-delà, l’agence peut demander les feuilles de salaire et l’avis d’imposition du client. En effet, les sociétés de remise de fonds sont soumises à de fortes contraintes pour lutter contre le blanchiment d’argent, qui se sont accentuées depuis 2016. “Mais tout cela n’empêche pas les gens qui veulent blanchir de l’argent de passer par ces services. C’est un peu un jeu d’équilibriste pour nous”, se résigne le responsable de Moneytrans.

Les transferts depuis la France vers les pays à revenus faibles et intermédiaires sont estimés à 11 milliards d’euros pour 2021 par la Banque de France. Cet argent venant des pays développés peut représenter plus de 25 % du PIB de certains États comme les Tonga, le Népal, le Tadjikistan ou Haïti.

Alexia Lamblé et Clara Grouzis

*Le prénom a été changé

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